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Commentaires client les plus utiles
6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Une interprétation mûrie de longue date pour une démonstration de maestria à deux violons,
Par Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR) (COMMENTATEUR N° 1)
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Biber - Harmonia Artificiosa, suites pour cordes et continuo (CD)
Publié en 1696, le recueil "Harmonia Artificioso-ariosa" rassemble sept Suites pour deux violons (piccoli pour la n°2), violon et alto (n°4) et deux violes d'amour (n°7) accompagnées par une basse continue, ici violoncelle et clavecin.La polyphonie dense et foisonnante qu'y a quintessenciée Biber se colore par la technique de la « scordatura » (modification de la tension des cordes pour produire un effet harmonique particulier) hormis la Partia 6, accordée en quintes. Dans le livret du CD, Reinhard Goebel raconte qu'il a travaillé pendant trois décennies sur ce cycle avant de l'enregistrer en novembre 2003. L'entente avec le second soliste, Stephan Schardt, accomplit des prodiges de virtuosité qui captivent l'oreille de bout en bout : gravité des allamande, cantabile des aria, danses effrénées, recueillement ému de l'arietta variata conclusive. Suprême triomphe de cette communion des archets : la rhétorique baroque prend vie avec une vitalité irrésistible. La parution de cet album en 2004 honorait le tricentenaire de la mort du compositeur allemand, et couronnait les autres superbes disques que Goebel lui a consacrés (qu'attend donc DG/Archiv pour les rééditer ?!!) Face à une si exemplaire réussite, nul ne songerait à vouloir départager cette version avec l'autre émérite réalisation du Rare Fruit Council (chez Astrée), hélas non republiée à ma connaissance... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Le dialogue des violons,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Biber - Harmonia Artificiosa, suites pour cordes et continuo (CD)
Il ne faut pas insister pour écouter toutes les œuvres d'un compositeur dont le charme vous a conquis à un moment. Ainsi de Biber dont je garde avec recueillement les Sonates du Rosaire flamboyantes, déjà à l'époque réalisées par ce même ensemble Musica Antiqua Köln avec un Reinhard Goebel au sommet de son art (et avant ses problèmes de santé). Ainsi également les Sonates pour violon dont la version faite par l'ensemble Romanesca et Andrew Manze m'avait subjuguée.Dans le cas présent, le charme n'opère plus de la même manière. Je ne retrouve plus les grandes envolées lyriques avec cette technique de la scordatura chère au compositeur. Alors bien entendu, il ne faut pas croire pour autant que ce disque est terne, loin de là. Il s'agit essentiellement d'œuvres beaucoup plus techniques et profondes où la qualité des dialogues entre les deux violons doit être mûrement réfléchie. Toute la difficulté tient dans ce dialogue, si intime et entrelacé que l'on a beaucoup de peine à distinguer les instruments. C'est dans ces œuvres si "fusionnelles", et à travers cette écoute qui semble si facile, que l'on mesure combien la connivence entre les musiciens est le fruit de longues années de proximité musicale et de pratique commune. Le livret précise bien : " l'œuvre, avec sa dimension de cycle extrêmement complexe, n'a pas été adoptée par les champions de la musique ancienne. Il faut dire que son exécution nécessite non seulement un grand nombre d'instruments "préparés", mais également deux violonistes de niveau absolument égal, décidés à collaborer pleinement et en toute confiance". Dans ce "Biber", on trouve presque Bach et le livret laisse entendre que ces quelques partitions auraient inspiré le grand Jean-Sébastien. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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