Extrait de l'introduction :
Bienheureuse maladie
Pourquoi un titre si provocateur ?
Maladie évoque mal-être, douleur, souffrance, isolement ou hospitalisation.
La maladie est liée aux remèdes, aux traitements, à la chirurgie, à la chimiothérapie, aux radiographies et aux multiples examens. Rien de bien engageant à première vue dans ces démarches. Cependant, la maladie toute inéluctable qu'elle soit offre d'autres perspectives. C'est ce que je me propose de vous montrer dans cet ouvrage.
Tout individu a été, est ou sera confronté à la maladie et généralement cet état est vécu comme négatif, comme un handicap qui doit disparaître au plus tôt, comme une erreur, un empêchement à la bonne santé. Pour nos contemporains, la Santé c'est la non-maladie.
Alors qu'il existe de nombreux niveaux dans la maladie : petit trouble, désordre passager, trouble grave jusqu'aux maladies classées comme incurables et dont le pronostic est fatal, de même on distingue des degrés dans la santé. Les expressions suivantes en témoignent : avoir une petite santé, une santé fragile, une bonne santé, une très bonne santé.
Mais ce qu'on appelle santé est en fait bien éloigné de l'état idéal dans lequel nous pourrions être si tout le potentiel psychique de l'individu était exploité.
La maladie serait donc à vivre comme une opportunité à la transformation et il se trouve que devant elle, pour respecter la devise républicaine, tous les êtres sont égaux, qu'ils soient riches ou pauvres, intelligents ou bêtes, grands ou petits.
Quelle est l'origine de la maladie ? Provient-elle uniquement du plan physique ou a-t-elle sa cause dans le mental, l'émotionnel ou le non-conscient ?
Habituellement, la maladie n'est perçue que sur le plan organique mais elle a déjà commencé sur des plans plus subtils et attend le moment propice pour se développer et pour se déclarer par des symptômes ou un dysfonctionnement permettant le diagnostic. Et pourtant le corps comprend tout un système sophistiqué de régulation, d'homéostasie qui maintient une harmonie dans le sang, la respiration, les fonctions cardiaques, digestives, etc. La maladie perturbe cet équilibre. Quel est donc ce message si important qu'elle se doit de nous délivrer ?