Deuxième incursion dans le monde de Tolkien. Après le Silmarillion, c'est à Bilbo le Hobbit, qu'on peut classer comme le second opus de la grande épopée de l'Anneau Unique, que je me suis attaquée.
Bilbo Baggins (également connu sous le nom de Bilbon Sacquet selon la traduction) coule des jours paisibles dans son petit trou de hobbit. Sa quiétude va être troublée par la venue du magicien Gandalf, accompagné de treize nains à la tête desquels Thorïn Oakenshield soi-même, descendant de rois nains très puissants. Bilbo se retrouve alors entraîné bien malgré lui dans une folle expédition à travers les Terres du Milieu dont le but est d'aller arracher à l'emprise du dragon Smaug le trésor des ancêtres de Thorïn, précieusement gardé par son horrible cerbère dans la Montagne Solitaire. Rien que ça...
~ Le récit et les personnages ~
On est bien loin ici des récits à caractère historique du Silmarillion. On a affaire dans Bilbo à un récit d'aventures fantastique pur et dur. Les quinze compagnons affronteront bien des dangers, rencontreront des trolls, des gobelins et autres créatures malfaisantes, mais aussi des personnages amicaux comme les Elfes de la maison d'Elrond, Beorn, les aigles, etc. qui leur apporteront leur soutien dans cette quête périlleuse, traverseront de nombreuses régions inhospitalières avant de toucher enfin à leur but. Le récit est alors plein de rebondissements ; on ne s'ennuie pas une seule seconde. L'humour est également très présent dans l'histoire.
Pour Bilbo, ces aventures font figure de parcours initiatique. Lui qui était si peureux, si casanier, si attaché à son confort va se trouver profondément changé par ces péripéties. Elles lui permettront d'acquérir sagesse, hardiesse et lui ouvriront de nouveaux horizons.
Gandalf (qui jouera un rôle d'importance dans le Seigneur des Anneaux) est un personnage énigmatique, sans âge, qui apparaît, disparaît en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Il apportera son soutien à la compagnie formée par Bilbo et les nains à diverses reprises au cours du récit et bien souvent de manière inattendue.
Les nains sont plutôt effacés de manière individuelle. Ils n'échappent pas aux caractéristiques de leur race avec leur goût pour les richesses (qui les poussent d'ailleurs à entreprendre cette expédition), mais aussi leur grand courage lorsqu'il s'agit d'affronter des ennemis.
L'histoire comporte également nombre de personnages hauts en couleur, attachants ou répugnants, mais qui ne laissent certainement pas indifférent.
~ A qui s'adresse Bilbo ? ~
Par sa caractéristique de récits d'aventures qui n'offre finalement que peu de matière à réflexion, Bilbo s'adresse à mon avis essentiellement à un lectorat jeune. Il n'est pas très difficile à lire, et est si captivant qu'il se lit extrêmement vite. Il fait partie de ces romans privilégiés qui peuvent donner goût à la littérature à un enfant. Les plus âgés ne sont cependant pas en reste : Bilbo offre un agréable moment de détente, sans prise de tête, rien que du plaisir.
C'est aussi l'occasion d'apprendre comment l'Anneau Unique s'est retrouvé dans les mains de Bilbo, Anneau qui lui servira à maintes reprises dans ses aventures et qu'il remettra plus tard à son neveu Frodo (ou Frodon selon la traduction) afin qu'il soit détruit dans la Montagne du Destin, en Mordor, le fief de l'infâme Sauron. Mais ceci est une autre histoire...