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Billebaude N° 3 : La Femme et la chasse (Italien) Broché – 20 novembre 2013


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Extrait

Avant-propos de Philippe Dulac

LA FEMME QUI CHASSE

Voilà, pour le numéro 3 de Billebaude, un joli sujet - tout le monde en conviendra. Au demeurant il ne s'agit pas d'un boulevard comme ceux sur lesquels circulent volontiers, la fleur au stylo, les thuriféraires du politiquement correct. Car, plus on y réfléchit, plus la question déconcerte.
En un mot comme en cent, on ne peut que s'interroger sur les raisons pour lesquelles, dans un XXIe siècle qui avance, les femmes chassent encore aussi peu. Parmi les quelque 1250000 porteurs du permis.il n'y aurait à ce jour guère plus de 6% de femmes. Or nous vivons, depuis trois quarts de siècle, dans un monde où la femme n'a cessé de s'affranchir des conventions qui définissaient jusque-là sa «condition». Elle vote évidemment (depuis 1945). Elle travaille, le plus souvent (depuis les années 1960). Elle occupe désormais des postes très en vue, dans la sphère publique comme dans la sphère privée. Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'ère où elle restait au foyer est largement dépassée. En outre, elle pratique à peu près tous les sports, individuels ou collectifs. Et ô combien : plus de 80% des 750000 adhérents de la Fédération française d'équitation sont de sexe féminin. Alors pourquoi chasse-t-elle aussi peu ? C'est un paradoxe à bien des égards.
D'abord, le mot est du genre féminin. Dans la mythologie antique, la chasse était incarnée par une déesse à la féminité sublime - Artémis chez les Grecs, Diane chez les Romains. Était-ce fortuit ? Quand la religion chrétienne a établi son imperium sur notre civilisation, la chasse a acquis un visage masculin - avec saint Eustache tout d'abord, puis saint Hubert à compter du VIIe siècle. Sur le plan des mythes, la chasse aura néanmoins, depuis l'origine des temps, été essentiellement féminine, puis masculine.
Y aurait-il un obstacle physique de nature à décourager aujourd'hui les femmes de chasser ? À ce jour, elles jouent au football, mais pas au rugby. Et si certaines se risquent à la boxe ou au catch, c'est encore très rare ! Mais diable, porter un fusil de chasse pour le petit gibier, voire une carabine pour le grand, n'exige pas une force particulière ! Sur la trentaine de techniques de chasse que l'on pratique dans notre pays, seul le déterrage - car il faut y prendre la pioche et la pelle - serait susceptible de décourager la gente féminine. Pour les autres, on ne voit pas.
À défaut, existerait-il quelque disposition fondamentale qui réserverait aux hommes le goût pour la chasse ? La question est, cette fois, plus sérieuse. La «pulsion» de chasse - rechercher, poursuivre, appréhender une proie - relève d'un instinct qui, selon certains psychologues, serait nettement plus fréquent chez l'homme que chez la femme. Cependant, il ne manque pas de femmes chasseresses qui.au fil des âges, ont démontré des talents remarquables. À tir, on connaît de «grands fusils» parmi les femmes. À courre, on n'hésite pas à leur confier le fouet des plus grands équipages.
Alors ? Les signataires des contributions qui suivent ne manqueront pas, au long des pistes qu'ils vont explorer, d'approfondir cette réflexion.
Bornons-nous, pour l'instant, à affiner le constat de base. Si l'effectif des femmes qui chassent reste faible, cela tient essentiellement à la chasse à tir. Est-ce donc l'acte de chasse stricto sensu qui répugne ou bien l'utilisation de l'arme à feu ? Depuis toujours, les modes de chasse dans lesquels on délègue à un animal le rôle de prédateur n'inspirent pas aux femmes la même réticence. A l'époque médiévale où la chasse au vol connut de riches heures, on vit de gentes dames qui partaient l'oiseau au poing sur leur haquenée. Sous l'Ancien Régime, les femmes ont toujours participé aux chasses à courre du roi autant que les hommes. Et depuis que la vénerie s'est ouverte sur le vaste monde, le rôle des femmes n'y a fait que s'affirmer. Elles représentent aujourd'hui le quart ou le tiers des boutons des équipages. Depuis longtemps, elles savent servir les chiens aussi bien que les hommes. Le cas de «Madame Hallali», rendu célèbre par le marquis de Foudras, n'a donc plus rien de singulier. Faut-il donc croire que l'acte de domination radicale consistant à épauler un fusil, pour viser un animal sauvage en mouvement et le tuer, ne convient guère à la sensibilité féminine ? De fait, nous connaissons tous des femmes qui accompagnent très régulièrement leur mari à la chasse, mais ne tirent jamais... La rigidité des convenances ayant beaucoup décliné, imputer à celles-ci cette dissymétrie ne suffit plus.
L'image de l'arme à feu a toujours été associée à l'homme. D'abord, celle-ci fut inventée pour la guerre, et seuls les hommes faisaient la guerre. Quand on l'a sortie de ce contexte militaire, que ce soit à la faveur des westerns ou des polars, les as de la gâchette ont encore été des hommes. Aujourd'hui cependant, les jeunes femmes investies des rudes fonctions de policier que la télévision aime nous montrer possèdent un revolver, n'hésitent pas à le dégainer, et savent «neutraliser» les meurtriers en fuite. Est-ce un signe annonciateur d'une révolution culturelle ?
Certains feront observer que la distance entre les femmes et la chasse fut de tout temps moins marquée dans les milieux les plus évolués. N'a-t-elle pas été ancrée dans les moeurs par la culture petite-bourgeoise du XXIe siècle, ainsi que par les habitudes de vie de la paysannerie ? Si tel était le cas, elle pourrait représenter un sédiment abandonné sur nos rivages par la mer qui charrie les matériaux de l'histoire des moeurs. Après les avoir accumulés ici, on constate parfois qu'elle les emporte là. Dans notre société, prompte à admettre qu'il n'est rien qui ne puisse changer, cela, aussi, ne pourrait-il pas évoluer ?


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