Billy Idol

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Biographie

C'est à un jeu de mot, plutôt qu'à l'habituelle tendance à s'affubler d'un pseudonyme ronflant, que Billy Idol doit d'avoir fait carrière sous cette prétentieuse appellation. William Michael Albert Broad, surnommé Billy comme tous les William, est un jour qualifié de « idle » (« paresseux ») sur un bulletin scolaire. L'homophonie lui vaudra de devenir l'une des figures les plus marquantes (et dévoyées) du punk britannique.

Né le 30/11/1955 à Stanmore (Middlesex), il grandit à Worthing, puis rejoint Londres après un an à l'université, pour incorporer le Bromley Contingent, cette garde ... Lire la suite

C'est à un jeu de mot, plutôt qu'à l'habituelle tendance à s'affubler d'un pseudonyme ronflant, que Billy Idol doit d'avoir fait carrière sous cette prétentieuse appellation. William Michael Albert Broad, surnommé Billy comme tous les William, est un jour qualifié de « idle » (« paresseux ») sur un bulletin scolaire. L'homophonie lui vaudra de devenir l'une des figures les plus marquantes (et dévoyées) du punk britannique.

Né le 30/11/1955 à Stanmore (Middlesex), il grandit à Worthing, puis rejoint Londres après un an à l'université, pour incorporer le Bromley Contingent, cette garde rapprochée des Sex Pistols, qui les suit partout. Il fait partie des prémices de Siouxsie & the Banshees, autre gloire du Bromley Contingent, en 1976, puis devient guitariste de Chelsea, en 1977. Il y croise Tony James qu'il emmène avec lui pour former Generation X, lui abandonnant la guitare pour s'accaparer le micro. Après quatre albums séminaux, entre 1978 et 1981, Generation X, devenu Gen X pour le dernier opus, se sépare et Billy Idol s'envole pour New York où il rencontre un guitariste teigneux de Brooklyn, Steve Stevens, avec lequel il va démarrer une carrière solo étincelante.

Du « paresseux » à l'« idole »

Fin 1981, il inaugure sa discographie avec un maxi quatre titres, « Don't Stop », qui contient les hits « Mony Mony » et surtout « Dancing With Myself », qu'il avait déjà enregistré avec Gen X. Ce titre apparaît sur le véritable premier album (Billy Idol), qui sort en 1982 et contient les tubes « Hot In the City » et « White Wedding ». Le personnage du punk beau gosse, peroxydé, avec le rictus de lèvres emprunté à Elvis, séduit les Américains pour qui cette version « hollywoodienne » du punk est plus digeste que les brûlots politiques des Clash, au hasard.

Rebel Yell vient confirmer ce statut fin 1983, faisant de Billy Idol une superstar médiatique en Amérique, mais aussi dans nombre de pays d'Europe. L'album, propulsé par l'alchimie entre Steve Stevens et le producteur Keith Forsey (qui avait sévi avec Giorgio Moroder à l'époque disco et œuvré sur les disques de Donna Summer) est d'une efficacité certaine et classe ses hits, « Rebel Yell », « Flesh for Fantasy » ou « Eyes Without a Face » tout en haut des classements. C'est l'ère de l'envol de MTV et Billy Idol a tous les atouts pour être un champion du video clip.

Whiplash Smile suit en 1986, avec un succès égal et les titres phares que sont « Be a Lover » et « Don't Need a Gun ». Le punk n'est plus qu'un lointain souvenir et le chanteur produit une sorte de heavy rock mâtiné de pop, qui fonctionne parfaitement avec sa personnalité extravertie, parfois à la limite de l'outrance.

Billy l'éclopé

Mais l'homme de main, Steve Stevens, décide de quitter son maître après cet album. Il part jouer sur la bande originale de Top Gun, puis monter son propre groupe. Il faut alors du temps à Billy Idol pour trouver un remplaçant digne de ce nom, temps qu'il occupe en sortant Vital Idol, un album de remixes de sept de ses hits, puis Idol Songs, une compilation de cette carrière avec Steve Stevens aux guitares. D'autant que ce biker d'adoption (comme Steve Jones, des Pistols, il parade dans les quartiers branchés de L.A. au guidon d'une rutilante Harley Davidson qui ne sort guère des limites du comté) est victime en 1990 d'un accident de moto qui manque lui coûter une jambe.

Il assure néanmoins la promotion de Charmed Life, où il a repris la guitare et monté une nouvelle équipe, avec toujours Forsey aux manettes. L'album inclut une reprise du « L.A. Woman » des Doors, qui lui assure un nouveau succès, et surtout « Cradle of Love », qui devient n°1 au classement, grâce à sa présence sur la bande originale du film The Adventures of Ford Fairlane et une vidéo qui remporte cette année-là le MTV Award. Il est approché pour jouer un rôle dans le film d'Oliver Stone sur les Doors, mais il doit décliner, étant encore à peine capable de marcher, à la suite de son accident. Il va pourtant effectuer une tournée, à grand renfort de béquilles, cannes et mise en scène lui permettant de faire oublier son manque de mobilité et l'absence de son alter ego, remplacé à la guitare par Mark Younger-Smith.

Autoparodie et reconversion

Quand il propose Cyberpunk, en 1993, il est cruellement renvoyé dans les cordes par un public qui ne rit plus de ses rodomontades de biker rocker énervé. L'album est expérimental, enregistré dans un home-studio avec un ordinateur MacIntosh et sans Keith Forsey. Fasciné par la cyberculture, Billy Idol a voulu livrer un projet ambitieux, mais qui est descendu en flammes par la critique et ignoré par le public. Le single « Shock to the System » est le seul titre un peu accepté. Prémonition : sur Cyberpunk, Billy Idol reprend le « Heroin » de Lou Reed... avant de passer les années suivantes à lutter contre une addiction exigeante, échappant même de peu à une overdose définitive en 1994.

Il est désormais une sorte d'esclave de son personnage, que l'on voit plus souvent dans les talk-shows pour faire son intéressant qu'en studio ou sur scène. Il joue d'ailleurs son propre rôle dans le film The Wedding Singer (« White Wedding » en est la chanson-phare) avec Adam Sandler et Drew Barrymore, en 1998. En 2001, alors qu'il retrouve Steve Stevens dans l'idée d'écrire de nouvelles chansons pour un futur album, sort un nouveau best-of, Greatest Hits, qui contient en prime sa version de la chanson de Keith Forsey « Don't You (Forget About Me) ». Keith Forsey l'avait écrite pour lui, mais il avait eu le manque de flair de la refuser, avant que Simple Minds en fasse un hit planétaire.

Ce début des années 2000 est une autre période de peu d'activité pour l'ancien punk, qui joue un peu dans des séries télé (Buffy Contre les Vampires), fait une panouille ici ou là, et persiste à vivre sur sa légende passée et son personnage plus grand que nature.

En 2005 sort finalement Devil's Playground, l'album des retrouvailles avec Steve Stevens et Keith Forsey, mais ce premier album studio après douze ans de silence reste confidentiel. Et l'ancien punk sévit une dernière fois, jusqu'à nouvel ordre, en sortant un album... de chansons de Noël (Billy Idol: Happy Holidays), qui est dans les bacs en novembre 2006, avec ses versions de « White Christmas », « Silent Night » et autres classiques du réveillon. Un chef d'œuvre... au second degré bien sûr.

Copyright 2014 Music Story Jean-Eric Perrin

C'est à un jeu de mot, plutôt qu'à l'habituelle tendance à s'affubler d'un pseudonyme ronflant, que Billy Idol doit d'avoir fait carrière sous cette prétentieuse appellation. William Michael Albert Broad, surnommé Billy comme tous les William, est un jour qualifié de « idle » (« paresseux ») sur un bulletin scolaire. L'homophonie lui vaudra de devenir l'une des figures les plus marquantes (et dévoyées) du punk britannique.

Né le 30/11/1955 à Stanmore (Middlesex), il grandit à Worthing, puis rejoint Londres après un an à l'université, pour incorporer le Bromley Contingent, cette garde rapprochée des Sex Pistols, qui les suit partout. Il fait partie des prémices de Siouxsie & the Banshees, autre gloire du Bromley Contingent, en 1976, puis devient guitariste de Chelsea, en 1977. Il y croise Tony James qu'il emmène avec lui pour former Generation X, lui abandonnant la guitare pour s'accaparer le micro. Après quatre albums séminaux, entre 1978 et 1981, Generation X, devenu Gen X pour le dernier opus, se sépare et Billy Idol s'envole pour New York où il rencontre un guitariste teigneux de Brooklyn, Steve Stevens, avec lequel il va démarrer une carrière solo étincelante.

Du « paresseux » à l'« idole »

Fin 1981, il inaugure sa discographie avec un maxi quatre titres, « Don't Stop », qui contient les hits « Mony Mony » et surtout « Dancing With Myself », qu'il avait déjà enregistré avec Gen X. Ce titre apparaît sur le véritable premier album (Billy Idol), qui sort en 1982 et contient les tubes « Hot In the City » et « White Wedding ». Le personnage du punk beau gosse, peroxydé, avec le rictus de lèvres emprunté à Elvis, séduit les Américains pour qui cette version « hollywoodienne » du punk est plus digeste que les brûlots politiques des Clash, au hasard.

Rebel Yell vient confirmer ce statut fin 1983, faisant de Billy Idol une superstar médiatique en Amérique, mais aussi dans nombre de pays d'Europe. L'album, propulsé par l'alchimie entre Steve Stevens et le producteur Keith Forsey (qui avait sévi avec Giorgio Moroder à l'époque disco et œuvré sur les disques de Donna Summer) est d'une efficacité certaine et classe ses hits, « Rebel Yell », « Flesh for Fantasy » ou « Eyes Without a Face » tout en haut des classements. C'est l'ère de l'envol de MTV et Billy Idol a tous les atouts pour être un champion du video clip.

Whiplash Smile suit en 1986, avec un succès égal et les titres phares que sont « Be a Lover » et « Don't Need a Gun ». Le punk n'est plus qu'un lointain souvenir et le chanteur produit une sorte de heavy rock mâtiné de pop, qui fonctionne parfaitement avec sa personnalité extravertie, parfois à la limite de l'outrance.

Billy l'éclopé

Mais l'homme de main, Steve Stevens, décide de quitter son maître après cet album. Il part jouer sur la bande originale de Top Gun, puis monter son propre groupe. Il faut alors du temps à Billy Idol pour trouver un remplaçant digne de ce nom, temps qu'il occupe en sortant Vital Idol, un album de remixes de sept de ses hits, puis Idol Songs, une compilation de cette carrière avec Steve Stevens aux guitares. D'autant que ce biker d'adoption (comme Steve Jones, des Pistols, il parade dans les quartiers branchés de L.A. au guidon d'une rutilante Harley Davidson qui ne sort guère des limites du comté) est victime en 1990 d'un accident de moto qui manque lui coûter une jambe.

Il assure néanmoins la promotion de Charmed Life, où il a repris la guitare et monté une nouvelle équipe, avec toujours Forsey aux manettes. L'album inclut une reprise du « L.A. Woman » des Doors, qui lui assure un nouveau succès, et surtout « Cradle of Love », qui devient n°1 au classement, grâce à sa présence sur la bande originale du film The Adventures of Ford Fairlane et une vidéo qui remporte cette année-là le MTV Award. Il est approché pour jouer un rôle dans le film d'Oliver Stone sur les Doors, mais il doit décliner, étant encore à peine capable de marcher, à la suite de son accident. Il va pourtant effectuer une tournée, à grand renfort de béquilles, cannes et mise en scène lui permettant de faire oublier son manque de mobilité et l'absence de son alter ego, remplacé à la guitare par Mark Younger-Smith.

Autoparodie et reconversion

Quand il propose Cyberpunk, en 1993, il est cruellement renvoyé dans les cordes par un public qui ne rit plus de ses rodomontades de biker rocker énervé. L'album est expérimental, enregistré dans un home-studio avec un ordinateur MacIntosh et sans Keith Forsey. Fasciné par la cyberculture, Billy Idol a voulu livrer un projet ambitieux, mais qui est descendu en flammes par la critique et ignoré par le public. Le single « Shock to the System » est le seul titre un peu accepté. Prémonition : sur Cyberpunk, Billy Idol reprend le « Heroin » de Lou Reed... avant de passer les années suivantes à lutter contre une addiction exigeante, échappant même de peu à une overdose définitive en 1994.

Il est désormais une sorte d'esclave de son personnage, que l'on voit plus souvent dans les talk-shows pour faire son intéressant qu'en studio ou sur scène. Il joue d'ailleurs son propre rôle dans le film The Wedding Singer (« White Wedding » en est la chanson-phare) avec Adam Sandler et Drew Barrymore, en 1998. En 2001, alors qu'il retrouve Steve Stevens dans l'idée d'écrire de nouvelles chansons pour un futur album, sort un nouveau best-of, Greatest Hits, qui contient en prime sa version de la chanson de Keith Forsey « Don't You (Forget About Me) ». Keith Forsey l'avait écrite pour lui, mais il avait eu le manque de flair de la refuser, avant que Simple Minds en fasse un hit planétaire.

Ce début des années 2000 est une autre période de peu d'activité pour l'ancien punk, qui joue un peu dans des séries télé (Buffy Contre les Vampires), fait une panouille ici ou là, et persiste à vivre sur sa légende passée et son personnage plus grand que nature.

En 2005 sort finalement Devil's Playground, l'album des retrouvailles avec Steve Stevens et Keith Forsey, mais ce premier album studio après douze ans de silence reste confidentiel. Et l'ancien punk sévit une dernière fois, jusqu'à nouvel ordre, en sortant un album... de chansons de Noël (Billy Idol: Happy Holidays), qui est dans les bacs en novembre 2006, avec ses versions de « White Christmas », « Silent Night » et autres classiques du réveillon. Un chef d'œuvre... au second degré bien sûr.

Copyright 2014 Music Story Jean-Eric Perrin

C'est à un jeu de mot, plutôt qu'à l'habituelle tendance à s'affubler d'un pseudonyme ronflant, que Billy Idol doit d'avoir fait carrière sous cette prétentieuse appellation. William Michael Albert Broad, surnommé Billy comme tous les William, est un jour qualifié de « idle » (« paresseux ») sur un bulletin scolaire. L'homophonie lui vaudra de devenir l'une des figures les plus marquantes (et dévoyées) du punk britannique.

Né le 30/11/1955 à Stanmore (Middlesex), il grandit à Worthing, puis rejoint Londres après un an à l'université, pour incorporer le Bromley Contingent, cette garde rapprochée des Sex Pistols, qui les suit partout. Il fait partie des prémices de Siouxsie & the Banshees, autre gloire du Bromley Contingent, en 1976, puis devient guitariste de Chelsea, en 1977. Il y croise Tony James qu'il emmène avec lui pour former Generation X, lui abandonnant la guitare pour s'accaparer le micro. Après quatre albums séminaux, entre 1978 et 1981, Generation X, devenu Gen X pour le dernier opus, se sépare et Billy Idol s'envole pour New York où il rencontre un guitariste teigneux de Brooklyn, Steve Stevens, avec lequel il va démarrer une carrière solo étincelante.

Du « paresseux » à l'« idole »

Fin 1981, il inaugure sa discographie avec un maxi quatre titres, « Don't Stop », qui contient les hits « Mony Mony » et surtout « Dancing With Myself », qu'il avait déjà enregistré avec Gen X. Ce titre apparaît sur le véritable premier album (Billy Idol), qui sort en 1982 et contient les tubes « Hot In the City » et « White Wedding ». Le personnage du punk beau gosse, peroxydé, avec le rictus de lèvres emprunté à Elvis, séduit les Américains pour qui cette version « hollywoodienne » du punk est plus digeste que les brûlots politiques des Clash, au hasard.

Rebel Yell vient confirmer ce statut fin 1983, faisant de Billy Idol une superstar médiatique en Amérique, mais aussi dans nombre de pays d'Europe. L'album, propulsé par l'alchimie entre Steve Stevens et le producteur Keith Forsey (qui avait sévi avec Giorgio Moroder à l'époque disco et œuvré sur les disques de Donna Summer) est d'une efficacité certaine et classe ses hits, « Rebel Yell », « Flesh for Fantasy » ou « Eyes Without a Face » tout en haut des classements. C'est l'ère de l'envol de MTV et Billy Idol a tous les atouts pour être un champion du video clip.

Whiplash Smile suit en 1986, avec un succès égal et les titres phares que sont « Be a Lover » et « Don't Need a Gun ». Le punk n'est plus qu'un lointain souvenir et le chanteur produit une sorte de heavy rock mâtiné de pop, qui fonctionne parfaitement avec sa personnalité extravertie, parfois à la limite de l'outrance.

Billy l'éclopé

Mais l'homme de main, Steve Stevens, décide de quitter son maître après cet album. Il part jouer sur la bande originale de Top Gun, puis monter son propre groupe. Il faut alors du temps à Billy Idol pour trouver un remplaçant digne de ce nom, temps qu'il occupe en sortant Vital Idol, un album de remixes de sept de ses hits, puis Idol Songs, une compilation de cette carrière avec Steve Stevens aux guitares. D'autant que ce biker d'adoption (comme Steve Jones, des Pistols, il parade dans les quartiers branchés de L.A. au guidon d'une rutilante Harley Davidson qui ne sort guère des limites du comté) est victime en 1990 d'un accident de moto qui manque lui coûter une jambe.

Il assure néanmoins la promotion de Charmed Life, où il a repris la guitare et monté une nouvelle équipe, avec toujours Forsey aux manettes. L'album inclut une reprise du « L.A. Woman » des Doors, qui lui assure un nouveau succès, et surtout « Cradle of Love », qui devient n°1 au classement, grâce à sa présence sur la bande originale du film The Adventures of Ford Fairlane et une vidéo qui remporte cette année-là le MTV Award. Il est approché pour jouer un rôle dans le film d'Oliver Stone sur les Doors, mais il doit décliner, étant encore à peine capable de marcher, à la suite de son accident. Il va pourtant effectuer une tournée, à grand renfort de béquilles, cannes et mise en scène lui permettant de faire oublier son manque de mobilité et l'absence de son alter ego, remplacé à la guitare par Mark Younger-Smith.

Autoparodie et reconversion

Quand il propose Cyberpunk, en 1993, il est cruellement renvoyé dans les cordes par un public qui ne rit plus de ses rodomontades de biker rocker énervé. L'album est expérimental, enregistré dans un home-studio avec un ordinateur MacIntosh et sans Keith Forsey. Fasciné par la cyberculture, Billy Idol a voulu livrer un projet ambitieux, mais qui est descendu en flammes par la critique et ignoré par le public. Le single « Shock to the System » est le seul titre un peu accepté. Prémonition : sur Cyberpunk, Billy Idol reprend le « Heroin » de Lou Reed... avant de passer les années suivantes à lutter contre une addiction exigeante, échappant même de peu à une overdose définitive en 1994.

Il est désormais une sorte d'esclave de son personnage, que l'on voit plus souvent dans les talk-shows pour faire son intéressant qu'en studio ou sur scène. Il joue d'ailleurs son propre rôle dans le film The Wedding Singer (« White Wedding » en est la chanson-phare) avec Adam Sandler et Drew Barrymore, en 1998. En 2001, alors qu'il retrouve Steve Stevens dans l'idée d'écrire de nouvelles chansons pour un futur album, sort un nouveau best-of, Greatest Hits, qui contient en prime sa version de la chanson de Keith Forsey « Don't You (Forget About Me) ». Keith Forsey l'avait écrite pour lui, mais il avait eu le manque de flair de la refuser, avant que Simple Minds en fasse un hit planétaire.

Ce début des années 2000 est une autre période de peu d'activité pour l'ancien punk, qui joue un peu dans des séries télé (Buffy Contre les Vampires), fait une panouille ici ou là, et persiste à vivre sur sa légende passée et son personnage plus grand que nature.

En 2005 sort finalement Devil's Playground, l'album des retrouvailles avec Steve Stevens et Keith Forsey, mais ce premier album studio après douze ans de silence reste confidentiel. Et l'ancien punk sévit une dernière fois, jusqu'à nouvel ordre, en sortant un album... de chansons de Noël (Billy Idol: Happy Holidays), qui est dans les bacs en novembre 2006, avec ses versions de « White Christmas », « Silent Night » et autres classiques du réveillon. Un chef d'œuvre... au second degré bien sûr.

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