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On n'imagine pas un biologiste assez fou pour réaliser les électroencéphalogrammes de Roméo et Juliette. L'amour, le désir, la peur, le plaisir... sont autant d'émotions essentielles qui semblent appartenir davantage au domaine de l'art et de la littérature qu'à celui de la science. La neurobiologie, pourtant, sait décrire certaines de nos émotions au moyen d'interactions entre les neurones et d'échanges de substances chimiques particulières, les neurotransmetteurs, qui sont à la base du fonctionnement du cerveau.
Loin de tout réductionnisme, le docteur en neurobiologie et écrivain Jean-Didier Vincent montre que l'amour et la haine, la faim et la soif, le plaisir et la douleur, empruntent les mêmes voies neuronales et sont décidément inséparables. Les émotions et comportements ne peuvent se comprendre que si l'on en finit avec les vieilles dichotomies visant à séparer le corps et l'esprit : ni pur esprit, ni être bestial, l'homme est à la fois ange et démon, dieu et diable, raison et folie.
Analysée du point de vue de la chimie des hormones et des lois du comportement animal, l'émergence de l'art, de l'amour prend un relief extraordinaire qui a fait le succès de ce livre, vite devenu un classique. --Arthur Hennessy
Idées clés, par Business Digest
Le concept «d'état central fluctuant» est le pivot d'une approche biologique des passions.
Expression multiforme et variable de l'ensemble des neuro-humeurs, l'état central fluctuant représente l'être dans sa totalité à travers les trois dimensions qui le constituent : corporelle, extra-corporelle et temporelle. Les passions qui règlent les rapports de l'être avec le monde se déploient toujours à travers ces dernières ; elles sont ainsi l'expression de l'état central fluctuant.
L'élément liquidien et les humeurs : une communication au sein de l'organisme assurant un degré de liberté.
Si l'homme se réduisait aux seules pièces de la machine, il serait entièrement privé de liberté. Plus les espèces évoluent, plus le nombre d'intermédiaires gérant les informations du milieu extérieur et leurs relations avec les effecteurs responsables des actions augmentent.
La constance du milieu intérieur renvoie au principe de l'homéostasie.
Suivant ce principe, qui n'est qu'un référentiel fictif, tout écart à la norme provoque l'activation de mécanismes visant à ramener la grandeur perturbée à sa dimension initiale. En ce sens, les passions seraient un rappel à la norme traduisant une névrose du normal. Mais derrière cette constance supposée se joue un rééquilibrage incessant entre des éléments interdépendants et variables. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Expression multiforme et variable de l'ensemble des neuro-humeurs, l'état central fluctuant représente l'être dans sa totalité à travers les trois dimensions qui le constituent : corporelle, extra-corporelle et temporelle. Les passions qui règlent les rapports de l'être avec le monde se déploient toujours à travers ces dernières ; elles sont ainsi l'expression de l'état central fluctuant.
L'élément liquidien et les humeurs : une communication au sein de l'organisme assurant un degré de liberté.
Si l'homme se réduisait aux seules pièces de la machine, il serait entièrement privé de liberté. Plus les espèces évoluent, plus le nombre d'intermédiaires gérant les informations du milieu extérieur et leurs relations avec les effecteurs responsables des actions augmentent.
La constance du milieu intérieur renvoie au principe de l'homéostasie.
Suivant ce principe, qui n'est qu'un référentiel fictif, tout écart à la norme provoque l'activation de mécanismes visant à ramener la grandeur perturbée à sa dimension initiale. En ce sens, les passions seraient un rappel à la norme traduisant une névrose du normal. Mais derrière cette constance supposée se joue un rééquilibrage incessant entre des éléments interdépendants et variables. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.


