Revue de presse
Nihei est définitivement un génie quand il s'applique à dessiner ses univers urbains et glauques. Après le premier volume qui plantait le décor et le précédent qui nous donnait des explications sur ce monde, il faudra bien plus s'accrocher pour suivre celui-ci. Ce tome marque le retour des problèmes que l'on rencontrait à la lecture de Blame ! : c'est confus, les personnages se ressemblent et on a du mal à comprendre ce qu'il se passe. Heureusement que le résumé en quatrième de couverture est là pour tout nous expliquer ! Par ce biais, on comprend mieux le scénario, d'autant plus que cette fois un étrange liquide vient se rajouter au virus. Un deus ex machina qui -bien qu'en rapport avec l'ours Koslov- tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. Car en plus l'auteur se concentre sur les troubles au sein du DRF et délaisse Zoichi et surtout Ion Green.Beaucoup d'action dans ce tome qui permet au lecteur d'apprécier la lecture sans s'arracher les cheveux pour suivre l'intrigue.
Un tome en dessous des 2 premiers car trop confus au niveau de l'intrigue. Cependant, si on n'arrive pas à tout suivre, on profitera néanmoins des scènes d'action et de l'indéniable talent graphique de l'auteur.
blacksheep
(Critique de www.manga-news.com )
Biographie de l'auteur
Après des études en architecture, il obtient son diplôme et intègre un cabinet d’architectes à New-York. Après quelques années il retourne au Japon et décide de devenir mangaka. Il se rend donc à la rédaction du magazine Afternoon, de l’éditeur Kodansha. Il fait ses débuts en tant qu’assistant de Tsutomu Takahashi (Jiraishin), avant de proposer son propre titre : Blame !. Outre les influences de sa formation d’architecte, Tsutomu Nihei s’inspire beaucoup de lecture d’auteurs tels Gibson, Sterling, affirmant son attrait pour une science-fiction de type cyberpunk. Visuellement, il avoue une passion pour Giger, le créateur des décors et monstres d’Alien, et un fort attrait pour la bande dessinée franco-belge et des auteurs comme Bilal ouMoebius ainsi que pour nombre de jeux vidéo, tels Halo. Au travers de ses œuvres Blame !, Abara ou Noise, Tsutomu Nihei se reconnaît aisément par un graphisme ébouriffant de détail et d’ambiance sombre, une construction de page architectural et très libertaire, un encrage heurté et violent, qui sont autant de témoignages de ses influences.
Publié en France, en Espagne, en Allemagne, en Italie, aux USA… il devient vite un auteur international ; Publié en France, qu’il visite par deux fois, lors du festival d’Angoulême 2002, puis lors de Japan Expo 2004. Cet aspect de sa prsonalité prend définitivement corps avec une adaptation du mutant griffu Wolverine, dansl’album SNIKT !, suivi d’une histoire adaptation libre en Graphic Novel, tirée du jeu vidéo Halo. Aimant à prendre son temps, réfractaire au rythme éditoriaux japonais, Nihei produit peu, mais bien. Il nous revient, aux éditions Glénat, en 2009, avec le très attendu Biomega, une nouvelle aventure de science fiction aux accents bibliques. (Glenat)