1990... les Monsters of Rock, à Vincennes, il y a... Whitesnake en tête d'affiche (avec Steve Vai, Adrian qui se défient, Rudy qui fait son cirque, Tommy qui fait ses solos, David et ses bracelets, qui font les beaux.... mais pas le show... "Wish you well" dans les hauts parleurs pour finir et un sacré goût de ...rien...du tout !!) d'autant qu'avant il y a eu les "Flynin'Dupont" vainqueurs par K.O., et des petits jeunots, en plein jour sans projos, qui ont donné une bonne leçon au Serpent. Les Quireboys, ou "London Quireboys" pour les US. Six, dont un fabuleux chanteur de Newcastle, qui est tombé dans le chaudron à 17 ans, et qui chante comme Rod Stewart, qui a le bandeau d'Axl Rose, et qui bouge comme Tyler, et porte les mêmes sapes, et ses foulards. Deux guitares, une rythmique standard qui assure, et surtout un clavier. Playlist : je ne m'en souviens plus, mais tout l'album y était passé. C'est de celui-ci dont il s'agit, ressorti il y a quelques années avec le second (trop boursoufflé à mon avis), et présenté ici sous un format luxueux avec des versions lives et des démos. C'est un très grand premier disque qui n'a pas vieilli, et qui a eu le tord de servir d'étalon, aux suivants, et peut être de faire croire à Spike et sa troupe qu'ils étaient arrivés au top et qu'il suffisait pour y rester. 12 morceaux sur le disque initial, aucune reprise, même si on a l'impression parfois, qu'il y a un relent de Stones, de Small Faces, dans les airs. Un sacré disque, des compos géniales, deux ballades, telles qu'Aerosmith n'en fait plus depuis "What it takes", du rythme, de la pêche, de la spontanéité, de la sincérité, et une insolente maturité dans l'interpération, et toujours ces petites notes de piano, genre bar-du-far-west qui ajoutent classe, légereté, et supplément de mélodie aux chansons. Outre les deux somptueuses ballades " Wippin'Boy", et "I don'l love you anymore", déclinée pour cette dernière en maxi à l'époque, avec très beau clip original, il y a au moins 4 ou 5 tubes tellement évidents sur ce disque, qu'on comprend à peine, comment le Serpent englué dans l'immonde "Slip of the Tongue", ne se soit pas remis en question... en plus... blues.... en plus décontracté, avant sa prestation ce soir là. "Hey you" (le single choisi pour cartonner dans les charts), "Seven o'clock" et ses paroles hilares, "Take me home" sont tous des hits potentiels, indémodables, car simples, facilement mémorisables, bien chantés, parfaitement joués, sans solo boursoufflés, sans saturation excessive du son, et pas "sur-produits". Les morceaux ajoutés sur ce même CD s'écoutent facilement et évitent de remettre le CD au début tant tout est bon. Pas de la grande musique... soit, pas révolutionnaire... encore moins... déjà entendu... la voix fait évidemment penser à la perruche écosaise...le style ... aux premiers Stones, aux Del Fuegos, à tout un tas de rythm'blues ricains... mais c'est cette alchimie parfaitement asimiléee et dosée par ces bambins, qui fait que ce disque s'écoutera encore avec la même jouissance dans 20 ans. Totalement indispensable. PS : je ne sais pas ou j'ai lu " Quireboys ? .. la réponse anglaise à Poison" ??? qui ce soir là passait aussi, avec ses blonds décolorés, bavant devant Motley Crue et compagnie.....et ben... on n'a pas du voir, ni entendre la même chose ce jour là.