Présentation de l'éditeur
« Les scientifiques pensent que le principal responsable du sida, HIV-1, est passé des chimpanzés aux hommes après 1700, et a muté dans sa forme actuelle autour de 1930. » Quand j’ai lu cette phrase en mai 2003 dans
un article
de New Scientist, j’ai été stupéfait. Depuis vingt ans, j’avais vécu comme toute ma génération avec la menace du virus et je découvrais que son histoire ne nous était plus étrangère. Je me suis alors mis à l’écrire, avec frénésie, sans jamais me repentir, produisant en une soixantaine de jours un texte quasi définitif que je ne cessais d’étayer en explorant le Web. Malgré la gravité du sujet, ce fut pour moi un grand moment de jubilation.
TC
Nous accueillons pour la troisième fois Thierry Crouzet sur publie.net, et chaque fois c'est comme si cet écrivain polymorphe avalait une forme, un registre pour se l'approprier et le reconstruire sur son territoire, où une pensée du monde profondément remaniée par l'approche numérique s'en va sur les mêmes chemins qui lui correspondent bien, généreux et batailleurs, avec au centre une grande rigueur sur l'utopie, et ce que cela entraîne comme devoir pour nous tous, ou chacun vis-à-vis de soi-même, dans l'écologie, l'économie, l'implication citoyenne.
Seulement lui, Thierry Crouzet, ne vous aurait jamais dit une si grande phrase pour ça. Comme il s'est moulé dans l'essai dans L'Alternative nomade, dans l'écriture fragmentaire dans J'ai eu l'idée, il attrape à bras-le-corps les outils du thriller, et nous offre un thriller.
Ça veut dire une histoire, ça veut dire la passion à tourner la page avant même qu'elle finisse, le savoir la suite, ça veut dire des aventures, des personnages – et ça veut surtout dire un projet.
Au centre : le drame. Le sida, ceux et celles qu'il avale, et la faute à qui ou à personne. Et le changement de société qui s'en induit. Mais, dans le grand basculement inconscient de la société confrontée à un problème de cette taille, il se joue quoi de l'homme, qui touche à la consommation, aux restes d'exploitation coloniale, à la main-mise capitalistique des ressources ou des médicaments ?
Alors le narrateur, confronté à un deuil par le sida, s'en va traverser toute l'Afrique, remonter vers l'origine comme Conrad dans Au coeur des ténèbres. Archétypes du récit de voyage, oui : mais il se trouve que le narrateur est informaticien, cherche à programmer avec art, et que la combinaison de tout cela, ou son absence dans le désordre du monde, est ce qui anime...
un article
de New Scientist, j’ai été stupéfait. Depuis vingt ans, j’avais vécu comme toute ma génération avec la menace du virus et je découvrais que son histoire ne nous était plus étrangère. Je me suis alors mis à l’écrire, avec frénésie, sans jamais me repentir, produisant en une soixantaine de jours un texte quasi définitif que je ne cessais d’étayer en explorant le Web. Malgré la gravité du sujet, ce fut pour moi un grand moment de jubilation.
TC
Nous accueillons pour la troisième fois Thierry Crouzet sur publie.net, et chaque fois c'est comme si cet écrivain polymorphe avalait une forme, un registre pour se l'approprier et le reconstruire sur son territoire, où une pensée du monde profondément remaniée par l'approche numérique s'en va sur les mêmes chemins qui lui correspondent bien, généreux et batailleurs, avec au centre une grande rigueur sur l'utopie, et ce que cela entraîne comme devoir pour nous tous, ou chacun vis-à-vis de soi-même, dans l'écologie, l'économie, l'implication citoyenne.
Seulement lui, Thierry Crouzet, ne vous aurait jamais dit une si grande phrase pour ça. Comme il s'est moulé dans l'essai dans L'Alternative nomade, dans l'écriture fragmentaire dans J'ai eu l'idée, il attrape à bras-le-corps les outils du thriller, et nous offre un thriller.
Ça veut dire une histoire, ça veut dire la passion à tourner la page avant même qu'elle finisse, le savoir la suite, ça veut dire des aventures, des personnages – et ça veut surtout dire un projet.
Au centre : le drame. Le sida, ceux et celles qu'il avale, et la faute à qui ou à personne. Et le changement de société qui s'en induit. Mais, dans le grand basculement inconscient de la société confrontée à un problème de cette taille, il se joue quoi de l'homme, qui touche à la consommation, aux restes d'exploitation coloniale, à la main-mise capitalistique des ressources ou des médicaments ?
Alors le narrateur, confronté à un deuil par le sida, s'en va traverser toute l'Afrique, remonter vers l'origine comme Conrad dans Au coeur des ténèbres. Archétypes du récit de voyage, oui : mais il se trouve que le narrateur est informaticien, cherche à programmer avec art, et que la combinaison de tout cela, ou son absence dans le désordre du monde, est ce qui anime...
