Black Celebration est le premier album de la trilogie d'albums cultes et fantastiques de Depeche Mode (avec Music for the masses et Violator). C'est avec cet album que le groupe est définitivement devenu une référence incontournable dans le monde du rock et de la pop, qu'ils ont cessé d'être des garçons coiffeurs pour devenir un groupe enfin pris au sérieux et à raison.
L'album est électronique et expérimental comme pouvait l'être l'album précédent Some Great Reward, mais fini l'ambiance ouvrière dépassée, on trouve désormais une ambiance toujours aussi expérimentale (démarrage de voiture dans Stripped) mais plus feutrée et maîtrisée.
Sombre mais pas déprimant, certains titres sont légers (Here is the house) ou n'attendent qu'un remixeur de génie (Phil Harding) pour devenir des tubes monstrueux (Question of time). L'électronique est déployée comme jamais (Black celebration, New dress) mais n'a plus le côté froid et distant d'un Master and servant ou d'un People are people.
Par contre, avec le recul, certains titres peuvent froisser aujourd'hui (New dress en particulier) car s'il était de bon ton de s'attaquer à la monarchie anglaise à l'époque, le fait de s'en prendre à Lady Di aujourd'hui, ça fait tout simplement froid dans le dos.
Une chose est sûre, c'est un album efficace, qui a marqué son époque et que l'on peut se re-écouter aujourd'hui avec nostalgie et sans déplaisir.