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5.0 étoiles sur 5
Une comédie joyeuse et colorée qui rapproche noirs et blancs avec humour, 4 mars 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Black Mic-Mac [VHS] (Cassette vidéo)
Michel Le Gorgues, inspecteur à la protection et à la prévention sanitaire, envisage de faire fermer un foyer d'Africains pour cause d'insalubrité. En grand émoi, la petite communauté réunit le conseil des anciens qui, en désespoir de cause, décide de faire appel au grand marabout de Kamoré, qui vit aux confins du désert. Celui-ci viendra à Paris pour envoûter le toubab et encaisser une récompense de cinq millions de francs CFA s'il réussit. Mais dans l'avion, le saint homme, qui a la langue bien pendue, parle du but de son voyage et surtout de la récompense, à son voisin Lemmy, un jeune Africain qui monte à Paris pour faire fortune. Celui-ci, alléché par la somme promise, drogue le marabout, se substitue à lui et débarque dans la capitale, accueilli par la délégation du foyer... Sous prétexte de s'isoler une semaine durant pour réciter une sourate, il s'enferme dans une pièce mais en ressort aussitôt pour partir à la découverte du vaste Paris, où l'attendent sa tante Aïda, sa cousine Amina et son amie Anisette. Premier long métrage du réalisateur Thomas Gilou, "Black micmac" eut en 1986 un énorme succès au box-office. Dans ce film, il expose sur le ton de la comédie les modes et conditions de vie des Africains en France, bien avant d'axer son propos sur les communautés maghrébine et juive dans "Raï" et le célèbre "La vérité si je mens". Même si beaucoup d'Africains ne se reconnaîtront pas dans ce qu'ils pourront considérer comme une caricature, "Black micmac" s'avère être une comédie vivante, drôle et pittoresque à souhaits, qui nous plonge dans l'atmosphère colorée de la communauté africaine avec toutes ses particularités socio-culturelles (vie en communauté toutes générations confondues, décisions collectives), culinaires (singe, porc-épic, grosses doudous préparant des stères de riz en poussant de grands cris en wolof), linguistiques (mots français inventés de toutes pièces comme "ambiancer", "dévierger", "faire boutique-cul" etc.), religieuses (syncrétisme d'islam et de pratiques animistes vaudou), sans oublier la sape (ou l'art de se prendre au sérieux sapé en jean doré, chemise violette et cravate fuchsia plus bas que l'entrejambe) et la beauté (ou comment se faire blanchir à la chaux vive ou défriser aux produits toxiques, pourvu d'avoir l'air blanche)... Même certains aspects moins drôles, comme le racisme et la condescendance dont sont victimes beaucoup d'Africains de la part de flics au niveau bac - 5, en deviennent comiques ("On a fait l'tour de l'Afrique chef, il est ni du Mali ni du Congo, on sait pas à quelle frontière le raccompagner"). Cette joyeuse comédie est portée de bout en bout par un Jacques Villeret pince sans rire au top de sa forme, soutenu par l'enthousiasme bon enfant de l'Ivoirien Isaac De Bankolé, qui obtiendra pour sa prestation un César mérité du meilleur espoir masculin. "Black micmac" a également révélé la Camerounaise Félicité Wouassi, bien des années avant son rôle dans "La haine". Saluons également la performance du grand-marabout-guérisseur-médium-voyant-de-père-en-fils, incarné par le Malien Sotigui Kouyaté, ex-griot, ex-enseignant et ex-capitaine de l'équipe de foot du Burkina, devenu acteur pour notre plus grand plaisir. Pour finir on notera une apparition de Pascal Légitimus en CRS noir, et du regretté Rémi Laurent, rendu célèbre par "A nous les petites anglaises", dans le rôle du jeune inspecteur. En bref, entre envoûtements et système D, tous les coups sont permis pour faire de ce film une vraie réussite à mourir de rire !
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5.0 étoiles sur 5
Génial, 26 juin 2003
Ce fils est super. Je l'ai vu il ya environ cinq années et c'est en visitant votre site que je me suis dit que je vais vraiment pas le rater car j'ai déjà cherché à l'acheter mais il n'a jamais été disponible. Un conseil "achetez-le" car c'est à "mourir de rire". C'est que du bonheur
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Une comédie joyeuse et colorée qui rapproche noirs et blancs avec humour, 4 mars 2009
Michel Le Gorgues, inspecteur à la protection et à la prévention sanitaire, envisage de faire fermer un foyer d'Africains pour cause d'insalubrité. En grand émoi, la petite communauté réunit le conseil des anciens qui, en désespoir de cause, décide de faire appel au grand marabout de Kamoré, qui vit aux confins du désert. Celui-ci viendra à Paris pour envoûter le toubab et encaisser une récompense de cinq millions de francs CFA s'il réussit. Mais dans l'avion, le saint homme, qui a la langue bien pendue, parle du but de son voyage et surtout de la récompense, à son voisin Lemmy, un jeune Africain qui monte à Paris pour faire fortune. Celui-ci, alléché par la somme promise, drogue le marabout, se substitue à lui et débarque dans la capitale, accueilli par la délégation du foyer... Sous prétexte de s'isoler une semaine durant pour réciter une sourate, il s'enferme dans une pièce mais en ressort aussitôt pour partir à la découverte du vaste Paris, où l'attendent sa tante Aïda, sa cousine Amina et son amie Anisette. Premier long métrage du réalisateur Thomas Gilou, "Black micmac" eut en 1986 un énorme succès au box-office. Dans ce film, il expose sur le ton de la comédie les modes et conditions de vie des Africains en France, bien avant d'axer son propos sur les communautés maghrébine et juive dans "Raï" et le célèbre "La vérité si je mens". Même si beaucoup d'Africains ne se reconnaîtront pas dans ce qu'ils pourront considérer comme une caricature, "Black micmac" s'avère être une comédie vivante, drôle et pittoresque à souhaits, qui nous plonge dans l'atmosphère colorée de la communauté africaine avec toutes ses particularités socio-culturelles (vie en communauté toutes générations confondues, décisions collectives), culinaires (singe, porc-épic, grosses doudous préparant des stères de riz en poussant de grands cris en wolof), linguistiques (mots français inventés de toutes pièces comme "ambiancer", "dévierger", "faire boutique-cul" etc.), religieuses (syncrétisme d'islam et de pratiques animistes vaudou), sans oublier la sape (ou l'art de se prendre au sérieux sapé en jean doré, chemise violette et cravate fuchsia plus bas que l'entrejambe) et la beauté (ou comment se faire blanchir à la chaux vive ou défriser aux produits toxiques, pourvu d'avoir l'air blanche)... Même certains aspects moins drôles, comme le racisme et la condescendance dont sont victimes beaucoup d'Africains de la part de flics au niveau bac - 5, en deviennent comiques ("On a fait l'tour de l'Afrique chef, il est ni du Mali ni du Congo, on sait pas à quelle frontière le raccompagner"). Cette joyeuse comédie est portée de bout en bout par un Jacques Villeret pince sans rire au top de sa forme, soutenu par l'enthousiasme bon enfant de l'Ivoirien Isaac De Bankolé, qui obtiendra pour sa prestation un César mérité du meilleur espoir masculin. "Black micmac" a également révélé la Camerounaise Félicité Wouassi, bien des années avant son rôle dans "La haine". Saluons également la performance du grand-marabout-guérisseur-médium-voyant-de-père-en-fils, incarné par le Malien Sotigui Kouyaté, ex-griot, ex-enseignant et ex-capitaine de l'équipe de foot du Burkina, devenu acteur pour notre plus grand plaisir. Pour finir on notera une apparition de Pascal Légitimus en CRS noir, et du regretté Rémi Laurent, rendu célèbre par "A nous les petites anglaises", dans le rôle du jeune inspecteur. En bref, entre envoûtements et système D, tous les coups sont permis pour faire de ce film une vraie réussite à mourir de rire !
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