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23 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
C'est un classique car..., 5 janvier 2004
Après son feat. sur "Fortified Live", son single "Universal Magnetic", l'album incontrounable qu'est "Black Star", sa prestation expolosive sur "B-Boy Document 99", et de nombreuses apparitions ici et là, Mos Def se décide enfin à lancer son premier album solo... Et là, quelle claque ! Que dire, que dire, qui ne saurait être superflu ou inutile... Car il suffit d'écouter une fois l'abum pour comprendre la maîtrise et la maestria du monsieur. C'est ici l'aboutissement de toute la musique noire, rien d'autre ! Flow sec, rimes fortes et précises, écouter "Hip Hop" revient à se laisser conquérir... L'album coule avec une indicible fluidité, tous les styles s'enchaînant dans une parfaite cohésion : flow à la Rakim ("Hip Hop", "Love"), rap sec ("Brooklyn", que j'adore), positif ("Habitat") ou engagé ("Water", "Mr. Nigga", "Mathematics"), soul ("Umi Says"), rock... et même un semblant de trip hop avec "Climb" ! En parfait descendant des ATCQ, De La Soul, Jungle Brothers, ou Afrika Bambataa, Mos parsème son album de références au passé (même le Sugar Hill Gang!). Le refrain de Mr. Nigga ne vous rappèle-t-il rien ? Quant aux instrus, elle collent parfaitement au style du rappeur, simple, classique... Tout en étant osé ! Sampler Aretha Franklyn sur "Ms Fat Booty" n'est pas rien ! Et l'on apprécie encore plus la véracité et l'honnêteté qui se dégage de cet album lorsque l'on sait qu'il s'est même donner la peine de faire lui-même quelques sons. Les feats sont rares (quatre) mais excellents : son mentor Tip, son compère Kweli, mademoiselle Vinia Mojica et l'extravagant Busta Rhymes. Ici, ce n'est l'album que d'un homme, et non une vitrine léchée et "in" du rap contemporain comme les ricains ont trop souvent l'habitude d'en faire. Il n'y a rien à jeter dans Black On Both Sides. Car jeter une once de cet album serait jeter une partie de l'héritage du Hip Hop... Et cela serait un impardonnable gaspillage, vous ne trouvez pas ? ... "the more emotion I put into it, the harder I rap"
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
one of the best MC's in the world, 6 janvier 2001
Black Star était déja pour moi un des plus grand album du Hip-Hop Underground de la East Coast, mais la il fait fort, un flow d'une telle intensité et d'une telle force sont rares chez un rappeur, il est représentatif du nouvel underground US, engagé et laissant de coté le coté materiel.
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Déjà un classique..., 19 janvier 2011
Avec ce premier album sorti en 1999 chez Rawkus records, le rappeur Mos Def faisait très fort et imposait son entrée fracassante et non négociable dans la sphère du hip-hop. Le très solide « Hip-hop » justement, puis le schizophrène « Ms Fat Booty », rassureront tout de suite les inconditionnels, pour ce qui est du terreau musical de base de Mos Def. Au-delà d'une appartenance indubitable (et revendiquée) au milieu du hip-hop (très) créatif, il dévoile toute l'étendue de ses multiples curiosités envers d'autres esthétiques. L'album ne s'ouvre t-il pas sur un surprenant et inclassable cocktail («Fear not of man ») qui défie les labélisations faciles ? Le reste est à l'avenant, et on est constamment surpris par la variété et la richesse de cet univers. Ainsi, « Do it now » frôle le délire psychédélique, avec en invité, l'agité Busta Rhymes, alors que « Got » et son groove surnaturel rappellent les travaux fascinants du combo philadelphien The Roots, avec lequel Mos Def a collaboré par la suite. On peut encore se repaître de « Umi says » et ses couleurs soul moelleuses, du minimaliste et hypnotique « Climb » (avec Vinia Mojica), ou encore de « Mr Nigga » (avec Q-Tip), un morceau typiquement mosdefien ! Quant au titre avec son vieux complice Talib Kweli (« Know that »), c'est un bijou très maîtrisé, habile mélange de rap et de funk sombre, qui vous trottera longtemps dans la tête... On ne peut être que soufflé, face à cet album extrêmement riche et énergique, mené de main de maître ! Mos Def s'est démené, a mis les petits plats dans les grands avec une déconcertante décontraction (!), et le résultat est jouissif de bout en bout. Avis aux amateurs, ces plaisirs multiples et durables ne seront que renforcés dans les albums suivants, The New Danger (2004) et The Ecstatic (2009). N.B. Accessoirement, Black on both sides parvient aussi à éviter le symptôme d'indigestion, souvent inévitable avec les galettes très chargées (ici, 71 minutes de musique)...
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