Vous avez aimé Danzig I, II, III et IV ? Vous les trouvez géniaux, inspirés, sombres et beaux ? Alors méfiez vous, car le V ne vient pas de chez Chanel. Il arrive tout droit du cerveau d'un Glenn danzig sous acide ! Orienté complètement vers l'indus à outrance, doté d'un line-up tout neuf, ce disque casse tous les repères que l'on avait du "Black Jim". Il ne chante même plus de sa voix ténébreuse et claire, mais hurle en distorsion dans une machine qui transforme sa voix fortement. On dirait presque du Ministry... Quelques titres valent une écoute attentive : "7th House", "Sacrifice", presque très bon, et surtout, surtout, le sublime et épuré "Ashes", lent, sombre, tout en basse, chanté purement, qui renvoie aux grandes heures du groupe. Encore une facette du père Glenn... qui a quand même bien fait de ne pas persévérer dans cette voie à partir du 666, Satan's Child.