Blackfield, ou l'association de deux hommes : Aviv Geffen, véritable star en son pays, l'Israël, et Steven Wilson, véritable inconnu (en dehors d'un cercle d'initiés) en son pays, l'Angleterre, chanteur guitariste de Porcupine Tree et producteur d'Opeth à ses heures perdues. Blackfield, serait donc apparemment le fruit de la rencontre de ces deux musiciens, une rencontre autant musicale qu'amicale. Et des rencontres comme celle-ci, Messieurs Dames, il n'en arrive pas 15 fois l'an. Pour faire simple, nous dirons sans demi-mesure que ce duo vient probablement d'accoucher de L'album pop de l'année 2004. Des chansons courtes, toutes plus ou moins calquées sur le même format radio-friendly, s'ancrant instantanément dans le cerveau pour ne plus en sortir des jours, des semaines durant, en somme, des chansons pop absolument parfaites. Comme si des Beatles en quête de Prozac ressuscitaient pour accoucher de titres somptueux fleurant bon le vintage. Inévitablement, « Blackfield » l'album possède quelques points communs avec le « Damnation » d'Opeth, les velléités progressives en moins : on retrouve sur ces deux albums, la patte Steven Wilson, la même grisaille et la même aisance mélodique. Mais il se dégage de ce « Blackfield » une simplicité d'une beauté saisissante, une simplicité cachant une œuvre intemporelle proche de la perfection. Un nouveau coup de maître à ajouter au tableau de Wilson, un coup de maître que l'on espère ne pas rester enfant unique à jamais.