Quand on évoque le "Blackout" des Scorpions, les qualificatifs élogieux le concernant viennent forcément à la pelle. Car comment parler de "Blackout" sans affirmer d'emblée que cette album est sans nul doute le plus "rentre dedans" de la discographie de nos cousins Germains.
En cette année 82, Scorpions c'est la puissance destructrice de nos pourtant précieux tympans, alliée à ce savoir-faire unique en matière de mélodies irrésistibles. Si l'on veut chipoter, on pourra toujours dire que "China white" et "When the smoke is going down" ne clorent pas cette album comme il aurait pu l'être. Ce doublé final est certes un poil pachidermique, mais pour le reste ...
"Blackout", "No one like you, la fulgurance de "Dynamite", la sauvagerie de "Now !" ou le bien nommé "You give me all I need", font de ce disque une pépite Hard Rock dont seul Scorpions détient encore les clés. L'une d'entre elle est forcément à mettre sur le compte de Rudolf Schenker. Ce type possède à lui tout seul la science ultime du riff qui met tout l'monde d'accord. Le roi de la guitare rythmique c'est LUI.
L'autre clé du succès, et de l'identité du groupe, revient inévitablement à Mathias Jabs. Le fin guitariste à la tenue raillée noir et jaune nous y assène une avalanche de solos dont les piqures (de guêpe) me laisseront des traces à vie (et oui ! quand j'étais "djeun" je voulais être mathias Jabs. Je le confesse aussi, ma chambre fut tapissée à l'éffigie du guitariste pendant plusieurs années (de Judas Priest aussi ... Mais bon)).
Quant on sait également que, sujet à un grave problème de cordes vocales, Klaus Meine fut à deux doigts de céder ça place à un certain Don Dokken (d'ou le titre de l'album), on applaudit et l'on se réjouit de l'entendre à nouveau et dans une forme que plus jamais il n'égalera.
Tout ça pour dire que vous pouvez me baillonner, me ceinturer, me planter des fourchettes ou vous le voulez, rien ne me fera dévier d'un poil sur l'aura et les nombreuses éloges dont bénéficie encore ce disque "cultissime" de nos amis Scorpions. Il y a des choses auxquelles tout simplement on ne touche pas, quelques soient les années passées. Parole de Fan. 18/20