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Blacksad, tome 5 : Amarillo Album – 15 novembre 2013

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Présentation de l'éditeur

Weekly doit quitter La Nouvelle-Orléans ; il y laisse John qui préfère rester pour chercher du travail sur place. Par chance, celui-ci croise justement un riche Texan qui lui propose de ramener sa voiture chez lui : un boulot simple et bien payé ! John accepte, mais, dans une station-service, il se fait voler la voiture par Chad Lowell et Abe Greenberg deux écrivains beatniks qui cherchent à rejoindre Amarillo, au Texas. Bientôt, une querelle entre les deux hommes, rivaux, vire au drame : Chad, poussé à bout, tire sur Abe qui meurt sur le coup. Obligé de fuir, Chad trouve refuge dans un cirque. John se lance à sa poursuite sur les routes américaines du Nouveau-Mexique, du Colorado, du Texas et de l'Illinois.

Biographie de l'auteur

Juan Díaz Canalès est né en 1972 à Madrid, en Espagne. Il lit très tôt de la bande dessinée avant de s'intéresser au dessin animé. C'est décidé, il en fera son métier ! À 18 ans, il intègre un studio d'animation et y rencontre Juanjo Guarnido, avec lequel il se lie d'amitié. Juan reste en Espagne alors que Juanjo part en France travailler pour les studios d'animation de Disney. Mais cela ne les empêche pas de réfléchir à un projet de bande dessinée le futur "Blacksad", série dans le plus pur style polar noir des années 1950. Pendant ce temps, Díaz Canalès continue de fréquenter l'école des Beaux-Arts, puis, en 1996, fonde avec trois autres dessinateurs une société baptisée "Tridente Animation". Il est ainsi amené à travailler avec des entreprises européennes et américaines. Díaz Canalès partage son temps entre son activité de scénariste pour la BD ou l'animation et celle de superviseur de séries télé et de films d'animation longs-métrages. "Blacksad" est sa première série. Depuis, il travaille avec de nombreux dessinateurs, dont José-Luis Munuera sur le très beau diptyque "Fraternity" (Dargaud, 2011). Il a la lourde tâche, avec Ruben Pellejero, de succéder à Hugo Pratt pour la reprise des aventures de Corto Maltese. Blacksad est sa première série. Depuis, il collabore avec de nombreux dessinateurs, dont José-Luis Munuera sur le très beau diptyque Fraternity paru chez Dargaud.

Juanjo Guarnido est né à Grenade, en Espagne, en 1967. Il passe son enfance dans le village de Salobrena, au bord de la Méditerranée, à dessiner. Plus tard, sa famille s'installe à Grenade. C'est là qu'il étudie les Beaux-Arts et obtient son diplôme. Par la suite, il participe à la réalisation de plusieurs fanzines grenadins. Durant ces années, il publie également de nombreuses illustrations chez Cómics Forum (un label de Planeta DeAgostini) pour l'édition espagnole de Marvel, ce qui lui permet de toucher un public espagnol assez large. Il prend ensuite contact avec le milieu du dessin animé et s'installe à Madrid où, pendant trois ans, il travaille sur plusieurs séries télé pour les studios d'animation Lapiz Azul. C'est lors de son premier jour chez Lapiz Azul qu'il rencontre Juan Díaz Canalès, qui deviendra son scénariste sur Blacksad. En 1993, il déménage à Paris pour intégrer les studios Walt Disney à Montreuil, où il travaille comme animateur jusqu'à la fermeture des bureaux. Adepte depuis toujours de la BD européenne, il entreprend patiemment ce qui sera la longue fabrication de son premier album, le tome 1 de "Blacksad" (Dargaud), "Quelque part entre les ombres". Depuis, même s'il mène de nouveaux projets, comme "Sorcelleries" (Dargaud), avec Teresa Valero, ou "Voyageur" (Glénat, projet collectif), il se consacre principalement à "Blacksad", une série devenue incontournable dans le monde de la bande dessinée.

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Par ecce.om TOP 50 COMMENTATEURS le 16 novembre 2013
Format: Album
Finies les ambiances urbaines : Blacksad se lance "Sur la Route".

Ce 5ème tome est en effet, librement inspiré du trio Hippie Jack Kerouac, Allen Ginsberg et William S. Burroughs et les références irriguent le récit (la route 66, le roman écrit sur un rouleau de papier de 30 m, la passion de Burroughs pour les armes à feu...).

Cet hommage rendu à la Beat generation est l'occasion d'amener le personnage de Blacksad, au soleil de Tulsa (Oklahoma), d'Amarillo (Texas), de Capulin Volcano ou de Raton (Nouveau-Mexique). Ce soleil baigne la majeure partie de l'album, justement appelé Amarillo (jaune en espagnol).

Dès le début, le récit suit 2 personnages qui vont évoluer quasiment en parallèle, jusqu'au dénouement.

D'un côté, on retrouve Blacksad, le détective félin qui aspire naïvement à un peu de tranquillité et de l'autre, Chad Lowell, un écrivain paumé, en cavale.
C'est quand le hasard fera se croiser leurs chemins, que les ennuis vont commencer.

L'ensemble s'avère un peu décevant.

Autant les 1ers volumes étaient formidables, autant je trouve que la série perd un peu en qualité au fil des sorties.

Le scénario de Juan Diaz Canales n'est pas renversant. Les références évoquées plus haut sont davantage des clins d’œil qu'une trame solide. A tout prendre, je préférais le détournement des codes du polar hard-boiled américain des albums du début.

Mais c'est au niveau du dessin que j’émettrai davantage de réserves.
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Par Blue Boy TOP 500 COMMENTATEURS le 21 décembre 2013
Format: Album
Elle est vraiment très belle cette couverture aux tons jaunes dominants, avec cette magnifique Cadillac Eldorado conduite d’un air ravi par notre félin préféré. Bonne impression d’emblée donc, mais bon, une couverture, ça ne reste jamais qu’une couverture… Pour l’intérieur, rien à dire, c’est du cuir véritable. Le coup de patte de Guarnido ne bouge pas, c’est toujours un vrai plaisir de voir cette ménagerie invraisemblable s’animer sous nos yeux ébahis. Et cette fois, on pousse le délire jusqu’à faire une incursion dans l’univers du cirque, un cirque on ne peut plus animalier ! Les ciels de l’Ouest américain à l’aquarelle déchirent, car cette fois, il faut le dire, nous sommes, comme le laisse supposer la couverture, « sur la route », la célèbre Route 66 de Kerouac.

Cet épisode, beaucoup plus léger que le précédent, lorgne donc du côté du road-movie, avec des clins d’œil à la « fureur de vivre » et à l’esprit beatnik des fifties déjà évoqué dans « Âme rouge ». On retrouve d’ailleurs le personnage du bison Greenberg, double d’Alan Ginsberg, poète emblématique de la Beat Generation.

En somme, j’ai eu beaucoup de plaisir à lire « Amarillo », alors que j’avais été moins emballé avec le tome précédent. Rythme et humour y sont présent plus que jamais, c’est parfois aussi tragique et désabusé qu’une série noire, parfois aussi hilarant qu’un Tex Avery. Mon seul petit bémol : j’aurais bien aimé savoir ce qu’est devenue la belle Cadillac… Ce tome 5 reste néanmoins un bon cru.
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Format: Album
Les auteurs ont voulu proposer autre chose que l'intrigue policière lambda.
Rendre hommage aux écrivains de la "Beat Generation" est plutôt amusant et bien vu. Le lion personnifierait Jack Kerouac, le bison Allen Ginsberg et le flamand rose William S. Burroughs. Un autre personnage s'appelle Neal, en référence à Neal Cassady, le héros de "Sur la route". Ensuite, en effet, les références abondent autour de ce groupe: Kerouac a écrit un livre - "Sur la route" - qui a l'origine se trouvait sur un rouleau de papier.
Il ne faut pas oublier que les écrivains de la "Beat Generation" faisait référence à la littérature de genre. William S. Burroughs a pastiché la science-fiction ou l’espionnage.
Pour revenir "Amarillo": nous sommes assez proche du traitement imposé par Robert Altaman pour l'adaptation du roman de Raymond Chandler. En voyant le film avec Eliott Gould, ous sommes plus réellement dans un film policier par certains aspects, mais l’intrigue et la peinture de la société font que nous sommes toujours dans l'univers de Philip Marlowe. Voilà la force de Juan Dias Canales et Juanjo Guarnido!
Puis, cette aventure de Blacksad s'apparente à ce que l'on s'apparente à une "murder ballad" typiquement américaine qui raconte une histoire tragique. Cet album est mélancolique et très romantique. Il ne faut surtout pas bouder son plaisir. Il est fort à parier que le personnage de Luanne réapparaitra...un élément dans son histoire personnelle dit qu'on risque de la revoir. Au fur et à mesure, la série gagne en profondeur et se bonifie avec le temps.
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