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4.0 étoiles sur 5
Un polar/SF bien sombre !!, 25 avril 2005
Après une 2ème lecture du bouquin du génial et torturé Philip K. Dick, je m'empresse alors de faire part de mes impressions. Tout d'abord, un résumé concis s'impose : dans un futur post-apocalyptique, Rick Deckard, un Blade runner complètement omnubilé par l'acquisition d'un animal organique, est chargé d'éliminer des androïdes résidant illégalement sur Terre. La 1ère fois que je l'ai lu, je fus quelques peu déçus par l'intrigue, les personnages,...puisque je le comparais avec le sublissime film éponyme de Ridley Scott, qui est selon moi, un chef-d'oeuvre de SF inégalable !! Cependant ( revenons à ma seconde lecture ), en faisant abstraction du film, j'ai trouvé les écrits de Dick passionant. Il nous fait entre autres des personnages qu'on voit sous leur vrais jours, des personnages dénués de complaisance, pas de manichéisme : Deckard, le supposé héros, qui dessoude de l'androïde sans scrupule, alors que les "méchants" de l'histoire quittent Mars afin de vivre en paix sur Terre. Le livre est agréable à lire, c'est certainement l'un des plus accessible de l'écrivain. Je le recommande donc vivement aux petits curieux qui veulent s'initié aux oeuvres de Philip K. Dick, les inconditionnels s'y retrouveront quand même !!
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3.0 étoiles sur 5
Univers apocalyptique, 24 juillet 2008
La terre a été ravagée par une guerre nucléaire. La plupart des humains ont migré vers les colonies. Ils y ont créee des androides de plus en plus sophistiqués dont les fameux Nexus-6, passant donc de l'état d'outil perfectionné à l'état de quasi-être humain. Rick Deckard, appartenant à la brigade des blade runner, a été chargé de débusquer et réformer ces androides qui viennent sur Terre dans l'espoir d'échapper à leur condition d'esclave sur les colonies. Mais comment distinguer les "véritables humains" de ces androides puisque même le test d'empathie du Voigt-Kampff n'est pas infaillible... Ce livre nous plonge au coeur d'un univers apocalyptique oppressant et destabilisant : les androides sont-ils réellement dépourvu d'empathie, de sentiment? Même Rick Deckard s'y perd. Le test du Voigt-Kampff est fondé sur le Mercerisme? mais finalement le mercerisme ne serait-ce pas une escroquerie permettant de justifier la lutte contre les androides rebelles? Alors que les animaux électriques eux ne posent pas de problème puisqu'ils sont incapables de se questionner sur leur condition. Une véritable réflexion sur l'Etre Humain se dégage de ce roman : C'est L'homme, lui-même, qui fabrique les instruments de sa perte allant de la destruction de la Terre à ces androides aux unités cérébrales de plus en plus proches de l'être humain et qui sont donc vécus comme une menace pour lui (que ce soit à tort ou à raison). Puis l'Homme tente de recréer des simulacres de réalité pour se sentir exister (animaux électriques, orgue d'Humeur, androides). Il est même question d'androides qui se prennent pour des êtres humains parce qu'on leur a implanté des faux souvenirs : Et là Philip K Dick nous plonge au coeur du problème troublant de l'identité. Que de questionnements et de réflexions en perspective, bonne lecture.
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5.0 étoiles sur 5
Bien plus riche que le film, 12 novembre 2011
Petit j'ai découvert Blade Runner par le biais du célèbre film de Ridley Scott que j'avais trouvé un peu ennuyeux à l'époque. J'étais jeune et ainsi j'ai récemment revu l'adaptation et en dépit de la beauté de certaines scènes, je continue de trouver l'oeuvre de Scott un peu ennuyeuse et surtout beaucoup moins riche que le roman qu'il adapte. (On dira plutôt que Scott s'en est inspiré). Blade Runner est une oeuvre qui s'interroge sur la frontière entre l'homme et la machine, une thématique simple et qui a donné lieux à des oeuvres souvent pessimistes et effrayés qui mettaient la plupart du temps en scène la perte de contrôle des machines (terminator par exemple). Il est intéressant de noter que dans les philosophies occidentales l'idée de machine de plus en plus humaine n'est pas populaire, alors que les amateurs de culture asiatique et nippone auront souvent retrouvé cette idée dans les oeuvres littéraires et cinématographiques d'une culture il est vrai très intéressé par les défis de la robotique et des nouvelles technologies (on citera ghost in shell par exemple). Ainsi Philip K.Dick fait presque figure de précurseur quand il écrit Blade Runner au milieu du XXème siècle et en dépit d'un contexte complètement différent de notre époque, ce roman reste tout à fait d'actualité. Sauf que Blade Runner est plus qu'un simple roman d'anticipation, c'est aussi une réflexion sur la religion et sur le rapport de l'homme à dieu et un tel questionnement est d'autant plus agréable dans une oeuvre de science fiction, que la plupart des auteurs de S.F contemporains sont maintenant athées et ne s'intéresse plus du tout aux questions théologiques et spirituelles dans leur oeuvre. C'est ce qui fait de Philip K.Dick un auteur à part. Blade Runner se démarque aussi par son ton tragi-comique qui concrètement se traduit par l'introduction d'éléments absurdes dans le texte mais traité avec beaucoup de sérieux, je pense tout particulièrement aux animaux. Dans l'univers de blade runner ceux-ci sont rares et le héros ne rêve que de pouvoir remplacer son mouton électrique par un vrai (le titre original est d'ailleurs "est ce que les androïdes rêvent de moutons électriques?). L'idée fait rire tant elle paraît absurde mais il s'en dégage quelque chose de pathétique et d'émouvant. Deux adjectifs qui collent plutôt bien à la description, pourtant jamais profondément nihiliste, que l'auteur fait du monde de Blade Runner. La terre y est ravagé par la guerre et sur laquelle des humains contaminés par les pluies radioactives tentent de survivre et pourtant, loin d'insisté sur cet état de fait, Philip K.Dick met en scène des personnages qui se raccrochent à leur vie. Le plus ordinaire des détails en devient alors émouvant et Blade Runner finit de s'imposer comme une oeuvre fascinante.
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