| |||||||||||||||
L'Étrange rendez-vous fait revivre ces deux personnages phares de la bande dessinée franco-belge, dans la foulée des albums L'Affaire Francis Blake et La Machination Voronov. Malgré la disparition en 1987 de leur créateur, Edgar P. Jacobs, ces figures de légende du neuvième Art continuent donc leur carrière, à la différence d'un Tintin dont le destin reste en suspens depuis la mort d'Hergé. Et c'est Jean Van Hamme (auteur à succès de séries cultes comme XIII, Thorgal ou Largo Winch) qui assume la tâche délicate de se montrer à la hauteur du génial Jacobs.
Comment ? D'abord, en restant fidèle à la marotte de son prédécesseur : bâtir une intrigue de science-fiction susceptible de tenir le lecteur en haleine et de le faire s'interroger sur l'avenir qui l'attend.
Ensuite, en se coulant dans le moule de la série, quitte à s'approprier certains de ses "tics", comme ces textes un tantinet bavards qui viennent décrire l'action se déroulant sous les yeux du lecteur. Enfin, en tâchant de retrouver l'émotion qui le saisissait quand il lisait, à l'âge tendre de l'enfance, le premier volume de la série, Le Secret de l'espadon. D'où les références appuyées à cet album, et le retour de l'horrible Basam Damdu, "empereur Jaune", obsédé par la conquête du monde… Sans oublier, bien sûr, ce coquin d'Olrik, indispensable à toute aventure de Blake et Mortimer qui se respecte. D'accord, rien de neuf sous le soleil de cet étrange rendez-vous. On a l'impression que les auteurs ont procédé à un simple "copier-coller" des albums de Jacobs. Mais au moins, ils le font avec talent. Le scénario de Van Hamme tient la route, ses dialogues contiennent ce qu'il faut d'expressions piochées dans le répertoire de l'époque ("Malédiction !", s'exclame Olrik dont la moustache se tord de fureur), et le dessin méticuleux de Ted Benoit procure un réel plaisir. Alors, tant pis pour les puristes et les grincheux : il ne faut voir dans ce nouvel épisode de Blake et de Mortimer qu'un hommage à l'univers de Jacobs, doublé d'un excellent récit d'aventures. Van Hamme et Benoit peuvent être satisfaits : ils ont accompli leur mission. Idem pour Mortimer et son acolyte : comme le leur fait remarquer l'un de leurs compagnons d'armes à la fin de l'histoire, "l'Amérique et le monde vous doivent une fière chandelle, mes amis !" C'est beau comme du Jacobs, tiens… --Philippe Actère
Détails sur le produit
Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?
|
Mots-clés associés par les clients à ce produit(De quoi s'agit-il ?)Cliquez sur un mot-clé pour trouver les produits, discussions et clients qui y sont associés.
|
Mais cette fois, mes vieux amis n'étaient pas à cet étrange rendez-vous. Oh, sans doute aucun, les imposteurs leur ressemblent. Même ligne, même couleurs, même mise-en-page. C'est la substance qui fait défaut. Le clone fade de Mortimer ne parait pas vraiment étonné par cette histoire insensée de voyages temporels, au point qu'il ne remarque pas que le Dr Kaufman lui parle de Charon, le satellite de Pluton qui ne sera découvert que bien plus tard. L'intrigue illogique, sans âme et sans souffle ne cesse d'infliger des coincidences invraisemblables à nos héros qui, surnageant de clichés en clichés, ne doivent leur salut qu'à un Deus ex-Machina bienveillant.
Un rendez-vous de trop.
Celui ci je l'attendais depuis longtemps (Depuis Janvier 2000 en fait).
T Benoit et Van Hamme ont réalisé un travail digne de Jacobs, en explorant de nouveaux themes et effectuant une minutieuse recherche.
Maintenant la critique:
-Les dessins sont superbes précis, fins et utilisant judicieusement les couleurs pour donner un ton jacobsien (la tornade en page 30 coupe le souffle!)
-L'histoire est bonne, en pleine science fiction (avec une touche des années 1950), abandonnant les intrigues policières et politiques des deux derniers tomes.
-L'album est de 66 pages, une bonne moyenne pour B&M.
En bref cet album permet à nos deux héros de continuer leur incroyable périple plus de cinquante ans après le premier tome.
|
|
|