Un virus (informatique, biologique, les deux?) a coupé la « réalité basique » de la résosphère: Killy, bientôt secondé par le professeur Shibo, est à la recherche d'un terminal génétique pour s'y reconnecter...
Le scénario, hermétique, dévoilé par petites touches, relève souvent de l'exégèse. Mais "Blame!" est avant tout un manga d'ambiance, où l'architecture torturée, verticale, digne d'un Escher sous LSD, est la vraie héroïne. De même que les humains mutants et les IA qui peuplent le manga : hybrides organico-mécaniques, de chair et de silicone, un peu dans le goût des « biomécanoïdes » d'un H. R. Giger. Fascinant.