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Perfectible, 23 juin 2011
S'il n'est pas un mauvais thriller, 'Blanc comme neige' peine à se démarquer (intrigue banale) et présente quelques défauts qui nuisent à la crédibilité de l'ensemble.
A mon sens, le gros point noir du scénario vient des incohérences que l'on retrouve ici et là : la police que l'on ne verra à aucun moment, des coups de feu en pleine ville qui n'ameutent personne, un type qui reçoit une balle en pleine poitrine et qui court comme un lapin quelques heures après, .... et ne parlons pas de la fin totalement improbable.
D'autres choses peuvent agacer comme certains rebondissements qui tombent un peu comme des cheveux dans la soupe car très mal exploités (comme l'accident de voiture qui survient avant la dernière demi-heure et dont on se demandera jusqu'au bout si la victime s'en est sortie... ou pas).
Bref, autant dire que ce scénario ne fait naitre aucune tension dramatique ou psychologique.
Dommage car le casting repose sur un bon duo d'acteurs (François Cluzet et Olivier Gourmet) et parce qu'il y avait probablement moyen de faire un très bon film.
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3.0 étoiles sur 5
Faut s'dév'lopper!, 20 juin 2011
Réalisé par Christophe Blanc ('Une femme d'extérieur' au cinéma, 'Une grande fille comme toi' à la télévision) et principalement interprété par une magnifique équipe d'excellents comédiens, en l'occurrence le grand François Cluzet dans le rôle du copropriétaire d'un garage de voitures de luxe qui rapporte gros, ce qui lui permet d'offrir à sa jeune épouse, la mignonne Louise Bourgoin, et à leur fille, une vie des plus agréables sur le plan matériel en tout cas, ainsi que l'immense Olivier Gourmet et aussi le sympathique Jonathan Zaccaï dans les rôles de ses deux frères, des magouilleurs de première qui vivent plus ou moins à ses crochets, et qu'il est obligé d'appeler à la rescousse après que son associé, l'excellent Bouli Lanners (c'est une véritable association de 'malfaiteurs' belges !), ait été exécuté par des 'partenaires' finlandais qu'il a escroqués et qui maintenant réclament des comptes à François Cluzet, un peu dans l'esprit 'la bourse ou la vie !', ce long-métrage nous fait suivre ces nouveaux pieds-nickelés dans leurs pérégrinations entre la France et la Finlande où le règlement de comptes trouvera une issue que je vous laisse découvrir.
Réalisé avec soin et parfaitement interprété, ce long-métrage peine toutefois à vraiment nous intéresser, la faute à un scénario sans surprise illustré sans génie ni fantaisie (n'est pas Quentin Tarantino qui veut !), un peu 'à la papa', qui nous laisse franchement sur notre faim. Avoir la chance que de pouvoir travailler avec une telle belle garde de formidables comédiens et louper ainsi son coup, c'est quand même bien dommage !
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NOIR COMME NEIGE, 29 juin 2011
A l'issue du générique de fin, je me suis dit : depuis combien de temps n'avais-je pas vu un polar français aussi bien troussé ? Depuis FRED, de Pierre Jolivet, en 1997, dont la trame est d'ailleurs assez semblable.
BLANC COMME NEIGE met en scène Maxime, à qui tout semble sourire. Réussite professionnelle (une concession de voitures de luxe), une famille soudée, une femme superbe. Avec son associé Simon, il vient de recevoir un prix de meilleur entrepreneur de l'année. Simon part fêter cela, s'accordant 15 jours de congé. Un congé, ou une fuite en avant ? Car quand on retrouve la voiture de Simon plantée dans un platane, Maxime découvre qu'il a été en réalité assassiné. Et que ceux qu'ils l'ont tué, vont maintenant s'en prendre à lui. Le Simon, il n'était pas blanc blanc...
Le réalisateur Christophe Blanc (sic !) a semble-t-il vu beaucoup de polar, de Film Noir, des Corneau, des séries B américaines, et il en a gardé le meilleur : la mécanique, et la tension. Pas de psychologie superflue, un montage sec, un engrenage parfaitement huilé, pas d'esbroufe de mise en scène, et surtout, un héros marqué dès le départ par la poisse, qui se noie davantage au fur et à mesure qu'il tente de surnager. Et c'est d'autant plus tragique pour Maxime, qu'il n'y est pas pour grand chose... Rien de très original, certes, mais quand c'est bien fait, ça passe. Et au diable les incohérences soulevées par les autres commentaires. Non intervention de la police ? Ce n'est pas ce qui compte ici, l'important, ce sur quoi se focalise le réalisateur, c'est Maxime, et comment les évènements vont le transformer. Dès les premières scènes, lors de la remise du prix, lors du départ précipité de Simon, on sent que quelque chose cloche. Sans que le réalisateur nous dise pourquoi, le spectateur a une longueur d'avance sur le héros. Un héros bien ordinaire, lâché parmi les brutes. Les relations entre Maxime et sa femme Michèle sont traitées en quelques plans, quelques phrases bien senties, sans s'appesantir : « tu me sens, là, à tes côtés ? » lui demande Michèle qui s'inquiète de voir Maxime se lancer seul face au danger, et ne veut pas en être exclue.
S'il fallait émettre une réserve, ce serait par rapport au dernier tiers du film, du changement de décor : la Finlande. Christophe Blanc, change radicalement son ambiance. La couleur blanche prédomine, sur le noir du départ, les paysages naturels remplacent la zone industrielle, et surtout, les horizons s'élargissent. Sur le plan scénaristique, qu'est ce qui justifie réellement ce changement de décor ? On pouvait imaginer un dénouement semblable, sans changer de région. Si ce n'est le clin d'½il appuyé à FARGO des frères Coen... Cette dernière partie n'est pas moins réussie, mais le propre du film d'atmosphère est justement de maintenir une tension dramatique, de confiner les personnages. Ce que Christophe Blanc réussissait parfaitement, notamment dans les scènes au chenil, les allers retours incessants en voiture, la course au fric, le départ de Michèle. La Finlande : je ne sais pas si c'est une bonne idée, ou non, mais disons que c'est un choix qui se discute...
Une des grandes qualités de BLANC COMME NEIGE tient à son interprétation. François Cluzet y est remarquable (comme d'hab), plein d'assurance, et qui regarde son monde s'écrouler. Olivier Gourmet est prodigieux (comme d'hab), Louise Bourgoin s'en sort très bien, et les mafieux ont des trognes de mafieux, ce qui tombe bien. Et ça flingue à tout va ! A l'ancienne. Sans salto arrière au ralenti ni chorégraphie esthétisante. Une violence sèche.
Un vrai Film Noir, une vraie série B, qui tient en haleine, maitrisée de bout en bout.
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