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4.0 étoiles sur 5
Jon Bon Jovi, La révélation solo, 9 mai 2002
Blaze of glory, un monument de la chanson américaine. Après l'avoir écouté 100 fois, you can't be tired of it! Musique de Western avec beaucoup de rythme et la voix suave de Jon qui vous transporte dans un autre univers! A ne pas manquer!
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4.0 étoiles sur 5
Bang!!, 30 août 2009
Jon Bon Jovi insistait beaucoup en 1990 pour dire que "Blaze Of Glory" n'était pas un album solo, mais une bande originale de film. Quel part, il avait bien raison - le carcan restrictif d'un western n'autorise pas toutes les facéties d'un compositeur - mais ses textes, avec le recul, démontraient beaucoup de peur quant au futur de Bon Jovi, le groupe, ainsi que des doutes sur sa propre personnalité, à travers le personnage de Billy The Kid interprété par Emilio Estevez dans le film.
C'est d'ailleurs par l'entremise de l'acteur que Jon Bon Jovi s'est mis à composer cet album. Les producteurs souhaitaient utiliser "Wanted Dead Or Alive" de l'album "Slippery When Wet", mais Jon Bon Jovi, à raison, trouvaient que les paroles de la chanson ne convenaient pas. Il a donc écrit le titre "Blaze Of Glory" et tout le monde a été emballé au point de lui commander quatre autres, puis huit...
Hormis l'aspect "historique" sur l'élaboration de cet album, on peut noter un certain de choses : tout d'abord, de nombreuses chansons n'auraient pas convenues au répertoire de Bon Jovi, même si le groupe a joué "Blaze Of Glory" a de nombreuses reprises, Jon profitant même de la tournée "Keep The Faith" pour interpréter seul "Blood Money", autre titre issu de ce premier essai tout seul. Puis Jon a embauché un grand nombre d'invités divers, que ce soit Elton John pour des parties de piano, Little Richard pour un duo ("You Really Got Me") ou bien Jeff Beck, guitariste monstrueux qui a joué sur l'ensemble du disque. Jon s'est fait plaisir avec de prestigieuses vedettes qui l'ont longtemps fait rêver et qui, désormais, venaient jouer pour lui et avec lui.
Les chansons, au nombre de dix, forment un ensemble cohérent : l'ambiance et le style se suivent bien. Que ce soit sur les titres enjoués ("Billy Get Your Guns", "Bang A drum", "Never Say Die" et "Justice In The Barrel") ou sur les ballades (nombreuses), on sent le plaisir de l'enfant du New Jersey. Si la chanson "Blaze Of Glory" fait figure de classique du répertoire de Jon Bon Jovi, ce n'est pas un hasard : son ambiance légèrement mystique, son refrain enlevé et son solo par Beck son de grands moments. Le public ne s'y est pas trompé en achetant massivement le single qui est devenu numéro aux USA (l'album se vendra à plus de cinq millions d'exemplaires dans le monde, dont deux rien qu'aux Etats-Unis).
Mais cette chanson ne doit pas exclure de l'écoute et de la découverte les neuf autres perles de cet essai : que ce soit la mélancolique ballade "Dyin' Ain't Much Of A Livin'", le rythmé "Billy Get Your Guns", l'acoustique "Blood Money" (avec un splendide accordéon en fond) ou bien "Bang A Drum" qui se donne des airs d'église Baptiste avec son choeur gospel, on prend du plaisir. Chaque chanson, en individuelle, peut exister sortie du contexte de l'album. L'écoute successive du disque permet peut-être de mieux apprécier la création car replongée dans son contexte principal.
Bref, je ne saurais que trop conseiller cet album, dont les années n'ont pas entamé la qualité.
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