Plus dark qu’eux tu meurs : voici The 69 Eyes, le meilleur combo 100% gothic-rock de l’an 2000 !
Moins lourd que Love Like Blood, moins psyché que Type O Negative, moins pop que Paradise Lost, plus énergique que Dreadful Shadows (d’autant que ceux-ci viennent de splitter), voici The 69 Eyes, le meilleur combo 100% gothic-rock de l’an 2000 ! Plus dark qu’eux tu meurs : bagues, crucifix, lunettes de soleil, vêtements noirs, titres pas possibles ("Framed In Blood", "Gothic Girl", "Angel On My Shoulder", "Velvet Touch" et même "Brandon Lee" !), imagerie cimetières-chateaux-filles en porte-jarretelles… La totale ! Et la musique est à l’avenant : voix d’outre-tombe, guitare chargée et caracolante, rythmique lourde, claviers au cœur gros, mélodies pleines d’emphase, etc. Ayant définitivement abandonné les influences punk rock Stoogiennes qui émaillaient leur précédent opus (l’inégal "Wasting The Dawn"), les Finlandais sont totalement passés du côté obscur de la force. Il ne reste que quelques bribes d’une énergie rock’n’roll qui leur a valu l’étiquette (bien vue) de "goth’n’roll". Les titres sont presque tous aussi puissants et ténébreux les uns que les autres, et l’on décèle même une bonne poignée de futurs classiques des soirées dark-wave. Absolument rien d’original, certes, dans la démarche musicale des 69 Eyes, mais une classe et une efficacité certaine, associées à une voix entre Iggy Pop et Andrew Eldritch, et à un savoir-faire indéniable pour les mélodies enveloppantes et les ambiances souterraines. On a dit d’eux qu’ils étaient le chaînon manquant entre The Cult et Type O Negative, mais ils sont surtout le meilleur prétexte pour se replonger dans sa collection de Sisters Of Mercy, Fields Of The Nephilim et Red Lorry Yellow Lorry.
Christophe Lorentz