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C'est sous le signe de l'écologie et d'un bel humanisme que Jean-Louis Aubert, désormais sous son seul nom (exit Aubert'n'Ko), inscrit le second album de sa carrière solo. S'il persiste avec bonheur dans un rock brut hérité de ses années Téléphone, il ouvre avec bonheur ses mélodies au funk et à l'acoustique au gré de 19 morceaux tour à tour nerveux et paisibles, auxquels ont participé des artistes aussi divers que Paul Personne, Guesch Patti, Axel Bauer ou Princess Erika. Dans cet album qu'il produit lui-même, Aubert se dévoile comme jamais auparavant, par le biais notamment des attachantes ballades que sont "Voilà, c'est fini", "Si d'aventure" ou "Le Long de l'eau". Tandis qu'il met en musique un poème de Boris Vian, "Ils cassent le monde", dont le titre résume bien ses préoccupations du moment.
-- Sylvie Devilette
Critique
Ce n’est pas qu’un détail comptable : dans sa version originale, cet album a été édité en format double, ce qui éclaire suffisamment sur les ambitions du label, et son investissement vis-à-vis du jeune vieux chanteur qu’est Jean-Louis Aubert.
u000d Pour le reste, Bleu Blanc Vert (déclinant une évidente thématique consacrée à la socio-écologie) est une sympathique auberge espagnole, où copains et amies sont priés d’apporter leurs talents : Princess Erika, Guesch Patti, Axel Bauer et Paul Personne se succèdent donc, dans une atmosphère assez comparable aux feux de camps scouts de l’enfance de Jean-Louis. Aubert qui, seul maître à bord, produit l’enregistrement, et s’est contenté d’appeler à ses côtés le clavier Fred Montabord (en remplacement de Marine Rosier, enceinte), qu’on entrapercevra au sein des Rita Mitsouko, fait part de ses préoccupations quant au devenir de la planète, ce qui est toujours intéressant.
u000d Il est simplement regrettable qu’il aborde certains problèmes invraisemblablement douloureux et génériques (« Sid’Aventure ») au canon de 115. Mais comme souvent, avec lui, une chanson, étincelante, surnage de la tête et des épaules, de l’ensemble des dix-neuf titres proposés (avec accessit d’encouragement pour « Le Long de l’eau ») : « Voilà c’est fini » est triste et beau à pleurer, d’ailleurs on peut se demander si l’ex-Téléphone n’a pas pleuré en chantant cela.
u000d Que ceux qui n’ont jamais interrompu une histoire d’amour lui jette le premier sanglot.
u000d
Christian Larrède - Copyright 2012 Music Story