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5.0 étoiles sur 5
Chef d'oeuvre reconnu, 3 novembre 2003
Que Dylan fut (soit?) un génie de la musique est une idée qui ne choquera personne aujourd'hui. En 1966, à l'heure où le jeune protest-singer livre le premier double album de l'histoire du rock, on commence seulement à le comprendre. Ou peut-être à le craindre. Dylan avait habitué son public à des ballades acoustiques, parfois sur fond de discours politiques plus ou moins explicites (Blowind in the wind, Masters of war, Oxford Town...) Tout change ici, la forme comme le fond. L'entrée en matière (Rainy Day Women...), bien qu'elle soit la chanson la moins engageante de l'album annonce clairement la couleur, même si c'est avec l'habituelle ironie du Zim. "Everybody must get stoned", place à l'électricité, à l'orchestration, au déchaînement sonore. Blonde on Blonde doit effectivement être entendu comme une invitation. Invitation à une nouvelle expérience musicale certainement, pour les fans du Dylan de l'époque, mais aussi invitation, relayée à l'échelle des chansons, à une certaine légèreté sensuelle ou érotique (Visions of Johanna), non dénuée de poésie et de profondeur évidemment (I want you), ni de mélancolie (Just like a Woman). Le disque traverse, dans une parfaite harmonie de style et de ton, les explosions dylanesques les plus énergiquement orchestrées (One of us must know, Stuck inside the mobile...), les blues les plus improbables (Leopard-skin pill-box hat), les mélodies les plus intimistes (Fourth time around) pour s'achever sur l'une des plus belles chansons d'amour du XXème siècle, Sad Eyed Lady of the Lowlands, où le format du morceau (près d'un quart d'heure) se prête à faire de ce dernier titre une ode jamais égalée... sinon peut-être par une chanson du même auteur, sur la même femme, pareillement en fin d'album, dix ans plus tard.
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20 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
. Monument absolu des sixties et du rock en général !!!, 31 janvier 2008
"Blonde on Blonde" est le dernier des grands albums de Dylan dans les années soixante.
Arrivé à la suite de "Highway 61 Revisited", c'est aussi le seul à ne pas représenter un vrai virage ou une progression artistique. Il ne compte aucune chanson aussi importante culturellement que Blowin in The Wind ou "Like A Rolling Stone.
Et pourtant « Blonde On Blonde » accumule les perles, arrache les larmes (I Want You, Just Like A Woman), excite les hanches (Absolutely Sweet Marie) et trouble les neurones (Visions Of Johanna, Rainy Day Women Nos 12 & 36)...
Mais Il n'est remarquable, en fait et surtout, que parce qu'il est le meilleur.
"Blonde on Blonde" est une somme. C'est l'ultime, on pourrait même dire parfait, album Dylanien. . Monument absolu des sixties et du rock en général, historique premier double album, « Blonde On Blonde » est une sorte d'Everest qu'on attaque par tous les versants sans jamais parvenir à en faire le tour.
"Blonde on blonde " est unanimement reçu à sa sortie comme l'un des plus grands chef-d'oeuvres de l'histoire du rock, un jugement qui n'a guère perdu de sa justesse durant les 38 années qui suivirent.
Quelques semaines plus tard, Dylan se plante royalement en moto dans une ligne droite. Bien que sans réelle conséquence physique, l'accident lui apparaît comme un châtiment pour ses excès et son succès. Dylan cesse alors d'être une célébrité publique, et se terre dans son repaire familial pour une longue période...
Il faudra attendre près de 10 ans pour retrouver un album de la trempe de Blonde on blonde avec le séminal Blood on the tracks.
En attendant, le jeune Dylan excessif et provocateur des années 60 est bel et bien mort sur une route New-Yorkaise cet été-là.
L'artiste, lui, venait définitivement d'entrer dans la légende...
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Du grand Dylan, mais pas mon album préféré, 15 juillet 2011
Je sais bien que je vais me prendre des claques par certains, mais bien que Dylan soit au sommet, bien que des titres sont des monuments indiscutables et indiscutés comme "Visions of Johanna", écrite à propos de Joan Baez, la cultissime "I want you" ou encore "Just like a woman", "Stuck inside of Mobile with the Memphis blues again", "Sad eyed lady of the Lowlands", d'autres titres me laissent plus songeurs voire même me barbent, moi qui suis pourtant prêt à me faire crucifier pour défendre Dylan auprès de mes amis qui ont une poussée d'urticaire lorsqu'ils entendent la géniale voix nasillarde ou l'harmonica qui décalque le tympan sur le fond de l'oreille. Donc, selon moi, un très justifié 4 étoiles, mais pas le 5 étoiles, que méritent les albums grandioses de bout en bout dans les 15 ans de la période d'or de Dylan (1961-1975).
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