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Blonde On Blonde
  

Blonde On Blonde [Import]

Bob Dylan CD
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Page Artiste Bob Dylan

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Biographie

Bob Dylan, de son vrai nom Robert Allen Zimmerman, est né le 24 mai 1941 à Duluth (Minnesota). Adolescent, il trompe son ennui par l'initiation au piano et à l'harmonica, et dans la découverte des chanteurs de blues et de country, notamment Hank Williams. Il devient fan d'Elvis Presley et joue dans les Jokers, puis les Golden Chords, et s'approprie le nom de Bob Dylan.

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Détails sur le produit

  • CD (23 juillet 2002)
  • Nombre de disques: 1
  • Format : Import
  • Label: Msi Music
  • ASIN : B0000DEPSA
  • Autres éditions : CD  |  Cassette  |  Album vinyle  |  Mini-disque  |  Téléchargement MP3
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Descriptions du produit

Un Essentiel amazon.fr

Le premier double album de l'histoire du rock et peut-être le meilleur de Bob Dylan. Courant 1966, il quitte New York pour Nashville, quelques brouillons en poche. Les pros de Music City découvrent alors un poète halluciné, gavé d'amphétamines, qui les fait parfois patienter des nuits entières, le temps de finir des paroles. Et quelles paroles ! "Tout le monde doit se défoncer", hurle-t-il sur "Rainy Day Women # 12 & 35", avec derrière lui une fanfare déjantée, style Armée du Salut sous acide ! La révolution Blonde On Blonde est lancée, elle se clôt quatre faces de vinyle plus loin sur l'enregistrement en roue libre de "Sad Eyed Lady Of The Lowlands", une grande fresque amoureuse qui - autre innovation - occupe une face entière. Dans l'intervalle, Dylan crée une ribambelle de classiques : des ballades éternelles comme "I Want You" et "Just Like A Woman", des blues furieux et corrosifs comme "Memphis Blues Again" et "Leopard-Skin Pill-Box Hat". Après cet enregistrement, épuisé, il est victime d'un accident de moto et se retire du monde pendant un an. Avec le recul, tout cela semble logique : une explosion est toujours suivie d'un silence de mort. --Hubert Deshouse

Critique

Premier double album de l’histoire du rock, Blonde On Blonde , qui paraît en mai 1966 représente pour son auteur (qui ne prend même pas la peine d’indiquer ni son nom ni le titre de son disque sur la pochette) l ‘aboutissement de sa période rock enclenchée depuis Bringing It All Back Home . La genèse de l’album fut assez mouvementée. Tout d’abord, Bob Dylan est épuisé par le nombre de concerts effectués (plus de quatre par semaine) avec le groupe  électrique canadien les Hawks, et une tournée mondiale après Highway 61 Revisited. L’accueil y est souvent tendu, avec des huées régulières à la suite de son orientation « rock » qui déconcerte une partie de ses fans. « Judas! » lui lance un spectateur en Angleterre.

Un seul morceau est enregistré lors des premières sessions à New York avec les Hawks entre octobre 65 et janvier 66.  Le producteur Bob Johnston suggère alors d’utiliser les studios de CBS à Nashville, persuadé que leur ambiance décontractée et paisible et la disponibilité de leurs musiciens permettront à Bob Dylan de libérer sa créativité. La suggestion scandalise le manager Albert Grossman et le PDG de Columbia. Pourtant Bob Dylan décide finalement de suivre ce conseil avisé. Du groupe les Hawks, il retient le guitariste Robbie Robertson dont il admire le style si précis et Al Kooper le génial organiste improvisé de Highway 61 Revisited. 

Le résultat est un sommet étourdissant dépassant de très loin le niveau des standards dylaniens.

Comme l’affirme à a posteriori Al Kooper, le poète branché Bob Dylan mixé aux musiciens tous-terrains de Nashville a donné lieu à une alchimie explosive. La formule rock de Highway 61 Revisited  qui sonnait si « garage » est abandonnée au profit d’un son plus raffiné et recherché. Excepté « Visions Of Johanna », tous les textes sont des brouillons écrits durant les tournées que Dylan achèvera en studio.

« Rainy Day Women #12 & 35 », le premier morceau, est un hymne déjanté, rigolard et jouissif à la défonce. L’ambiance façon « procession de la Nouvelle Orleans » est due à l’enregistrement en direct du parking du studio. Bob Dylan renonce à son projet initial d’enrôler la fanfare de l’Armée du Salut par crainte d’une prestation trop guindée et disciplinée et retient finalement l’équipe de Nashville avec l’obligation de « jouer le plus mal possible ». Objectif atteint avec cette fanfare bancale et déglinguée qui colle parfaitement au thème de la chanson ; « Everybody must get stoned ». Malgré la censure, le morceau deviendra en 45 tours l’un des plus gros hits de Bob Dylan.

L’album se partage entre blues éblouissants et ballades romantiques débordantes de sensualité. Les quatre blues sauvages et furieux « Pledging My Time », « Leopard Skin Pill Box Hat », le plus « New Orleans » « Temporary Like Achilles », et « Obviously 5 Believers » teinté lui de rhythm’n’blues sont de vrais morceaux de bravoure, en particulier grâce à la guitare de Robbie Robertson, adepte du style électrique  de Chicago défendu par Muddy Waters et Howlin’ Wolf.

Les autres titres sont des chansons d’amour (souvent de ruptures) rompant avec l’aspect dénonciateur des précédents disques. « Visions Of Johanna », dont c’est la troisième version, est une  composition étrange (sans refrain) baignant dans un climat nébuleux et sensuel. Le narrateur déambule dans un Manhattan nocturne, univers absurde partagé entre deux femmes la très charnelle et directe Louise et la plus inaccessible et abstraite  Johanna. Mais ces « visions » ne sont peut-être qu’un idéal féminin rassurant dans la grande confusion que véhiculent les textes. La plus pop « I Want You », que Bob Dylan composa en cinq minutes, est la plus accrocheuse du disque : elle atteint le top 20 à sa sortie en 1966. Dans cette mélodie pétillante, on retrouve les personnages loufoques habituels à l ‘univers de Dylan « fossoyeurs coupables, politicien ivre  et enfant danseur en costume chinois ». Le refrain obsédant et sensuel « I want you » évoque la difficulté du narrateur d’accéder à l’être aimé coincé dans un cartoon angoissant. Ses refrains… le musicien est passé maître en la matière et celui de la chanson suivante est mémorable : « Oh, Mama, can this really be the end/To be stuck inside of Mobile/With the Memphis Blues again ».

L’éblouissante ballade « Just Like A Woman » avec son texte cruel et sa mélodie hypnotique reçut un accueil glacial du mouvement féministe naissant. Le titre ne fait pas dans la nuance mais au fil de la chanson une ou plusieurs femmes seraient brocardées et pas la gent féminine dans son entier. Les soupçons se sont portés sur Joan Baez mais c’est le top-model Edie Sedgwick qui semble visée. Elle faisait partie de la Factory d’Andy Warhol et espérait que sa relation avec Dylan la ferait percer dans la musique.

Mais la pièce maîtresse de l’album est incontestablement « Sad Eyed Lady Of The Lowlands » ode à sa femme Sara Lowndes qui, fait exceptionnel pour un album de rock, occupe toute une face des deux disques vinyle. Durant les onze minutes de cette déclaration d’amour (que Dylan considère comme sa meilleure chanson, écrite au fameux Chelsea Hotel comme il le chantera dans « Sara » neuf ans plus tard), il dessine par des images symbolistes la figure d’une femme idéalisée. C’est une femme d’une autre galaxie, forte et discrète que Bob Dylan nous dépeint avec une foule d’images obscures qui échappent à toute analyse. Le morceau fut enregistré tard dans la nuit ce qui renforce son impression lancinante.

C’est par cette sublime ballade que se ferme ce qu’on peut légitimement considérer comme le plus bel album de Bob Dylan. Il clôt une période où en deux ans le plus grand poète du Rock âgé seulement de vingt cinq ans aura transformé à jamais l’univers du genre plaçant la barre si haut que le petit monde du rock s’est demandé à l’époque s’il pourra égaler ce chef d’oeuvre. Mais le destin le rendra invisible pendant les deux années suivantes ; deux mois après sa sortie, Bob Dylan est victime près de Woodstock d’un grave accident de moto qui manque de le tuer.





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5.0 étoiles sur 5 Chef d'oeuvre reconnu, 3 novembre 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blonde On Blonde - Format SACD Hybride (CD)
Que Dylan fut (soit?) un génie de la musique est une idée qui ne choquera personne aujourd'hui. En 1966, à l'heure où le jeune protest-singer livre le premier double album de l'histoire du rock, on commence seulement à le comprendre. Ou peut-être à le craindre. Dylan avait habitué son public à des ballades acoustiques, parfois sur fond de discours politiques plus ou moins explicites (Blowind in the wind, Masters of war, Oxford Town...) Tout change ici, la forme comme le fond. L'entrée en matière (Rainy Day Women...), bien qu'elle soit la chanson la moins engageante de l'album annonce clairement la couleur, même si c'est avec l'habituelle ironie du Zim. "Everybody must get stoned", place à l'électricité, à l'orchestration, au déchaînement sonore. Blonde on Blonde doit effectivement être entendu comme une invitation. Invitation à une nouvelle expérience musicale certainement, pour les fans du Dylan de l'époque, mais aussi invitation, relayée à l'échelle des chansons, à une certaine légèreté sensuelle ou érotique (Visions of Johanna), non dénuée de poésie et de profondeur évidemment (I want you), ni de mélancolie (Just like a Woman). Le disque traverse, dans une parfaite harmonie de style et de ton, les explosions dylanesques les plus énergiquement orchestrées (One of us must know, Stuck inside the mobile...), les blues les plus improbables (Leopard-skin pill-box hat), les mélodies les plus intimistes (Fourth time around) pour s'achever sur l'une des plus belles chansons d'amour du XXème siècle, Sad Eyed Lady of the Lowlands, où le format du morceau (près d'un quart d'heure) se prête à faire de ce dernier titre une ode jamais égalée... sinon peut-être par une chanson du même auteur, sur la même femme, pareillement en fin d'album, dix ans plus tard.
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20 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 . Monument absolu des sixties et du rock en général !!!, 31 janvier 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blonde On Blonde (CD)
"Blonde on Blonde" est le dernier des grands albums de Dylan dans les années soixante.
Arrivé à la suite de "Highway 61 Revisited", c'est aussi le seul à ne pas représenter un vrai virage ou une progression artistique. Il ne compte aucune chanson aussi importante culturellement que Blowin in The Wind ou "Like A Rolling Stone.
Et pourtant « Blonde On Blonde » accumule les perles, arrache les larmes (I Want You, Just Like A Woman), excite les hanches (Absolutely Sweet Marie) et trouble les neurones (Visions Of Johanna, Rainy Day Women Nos 12 & 36)...
Mais Il n'est remarquable, en fait et surtout, que parce qu'il est le meilleur.
"Blonde on Blonde" est une somme. C'est l'ultime, on pourrait même dire parfait, album Dylanien. . Monument absolu des sixties et du rock en général, historique premier double album, « Blonde On Blonde » est une sorte d'Everest qu'on attaque par tous les versants sans jamais parvenir à en faire le tour.
"Blonde on blonde " est unanimement reçu à sa sortie comme l'un des plus grands chef-d'oeuvres de l'histoire du rock, un jugement qui n'a guère perdu de sa justesse durant les 38 années qui suivirent.
Quelques semaines plus tard, Dylan se plante royalement en moto dans une ligne droite. Bien que sans réelle conséquence physique, l'accident lui apparaît comme un châtiment pour ses excès et son succès. Dylan cesse alors d'être une célébrité publique, et se terre dans son repaire familial pour une longue période...
Il faudra attendre près de 10 ans pour retrouver un album de la trempe de Blonde on blonde avec le séminal Blood on the tracks.

En attendant, le jeune Dylan excessif et provocateur des années 60 est bel et bien mort sur une route New-Yorkaise cet été-là.
L'artiste, lui, venait définitivement d'entrer dans la légende...
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12 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 double album consistant, 16 août 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blonde On Blonde (CD)
Un album intense ou l'orgue, l'harmonica et la guitare électrique font rage. Il y a toute une série de chansons qui font désormais partie de la légende ("I want you","absolutely sweet Marie","just like a woman","visions of Johanna"). Il y a aussi des morceaux plus étranges qui sont de totales réussites ("obviously five believers" ou "rainy day women n°12&35"). Ma chanson préférée reste "stuck inside of mobile with the memphis blues again" et sa galerie de personnages dans le plus pur style Dylan. Ce n'est pas l'album le plus abordable de Bob mais c'est le plus sauvage.
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