Le plus extraordinaire dans la la Rock-Music, c'est que chaque génération apporte son lot de talent créatif, de riffs, de lignes de basse, de drumming et de chant hors normes, de coup de poings saturés en décibels, de surprises qui perdurent.
J'ai vécu dans mon adolescence l'explosion des Sixties avec comme point de repère, phares allumés dans les sombres nuées de la Muzak, les Beatles, les Stones, Cream, les Who, le Zeppelin et l'inoubliable, incomparable, incommensurable Astre Noir qu'était Hendrix,
j'ai subi le naufrage du hard-rock métallique répété à l'infini (Black Sabbath et ses clones),
J'ai vu le retour de la Bête (Clash, Sex Pistols...) et le rebourgeonnement qui en a suivi.
J'ai raté les RHCP à leur sortie, à leur sommet (même si Arcadium Stadium est très bien).
Remontant dans la Machine à Revenir en Arrière, j'ai enfin découvert ce joyau dur comme de l'acier, vibrant, cinglant, qui arrache tout. J'ai découvert (moi qui croit aux guitar-heroes) John Frusciante dont le talent est à la mesure du Glorieux"Voodoo Chile".
Je suis à un âge on en a plus derrière soi que devant (honni soit qui mal y pense).
Mais les RHCP, c'est un élixir de jouvence.
Tant que cela durera comme ça...Long Live Rock.