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4.0 étoiles sur 5
See or not to see, that is the question !, 22 août 2009
Un ovni cinématographique, en 1969, avec le style très particulier d'Antonioni, fait de silence et d'absence, de rencontres singulières et de langueurs monotones ...Belle évocation du Londres de la fin des années 60 et réussite formelle.
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4.0 étoiles sur 5
REEL IMAGINAIRE ????, 16 septembre 2010
Ce chef d oeuvre d antonnioni, en dehors de son coté "swinging london" de la fin des années 60, pose la question sur qu est ce que la realité???
le debut commence par un long plan d une architecture droite vide...comme les fondation de nos convictions...que viennent troubler des etudiants farfelues symbolisant l imagination , ils provoquent les passants comme pour les reveiller, on les retrouvera à la fin pour la fameuse partie de tennis...
le heros, un photographe journaliste qui traque le quotidien, le scoop des personnages qu il rencontres "ouvriers etc" va etre lui mme pris dans une etrange histoire qui va boulverser son REGARD..il photographie un couple dans un parc..a leur insu...
en devellopant son film...il va decouvrir des choses surprenante ...comme ce corps allonger...pour connaitre l identité du cadavre, il va agrandir et agrandir l image, mais plus il agrandi l image..plus celle si lui echappe , antonioni par cette superbe et longue scene exprime que la realité est insaisissable et surtout CHANGEANTE, chaque photo develloppée est differente de la precedente...
antonnioni nous montre aussi avec maestria, qu un objet n a de valeur à nos yeux que dans un contexte particulier " la scene du concert rock ou le guitariste jette le manche de sa guitare brisée"...tout le film est basé sur le regard....et le sens que l on donne au choses et au situation...
de plus dans ce film antonni...touche encore une fois à l INDICIBLE grace au plan silencieux et vide des lieux qu il filme..la ruelle ou le heros s arrete et regarde comme si il percevait qulque chose..la scene du parc...ses silence les arbres qui s agitent..le realisateur arrive a nous faire ressentir le mystere du "reel"...comme si il nous insitais à arreter notre mental analytique symboliser par le photographe pour mieux saisir une realité plus vaste et plus subtile
Et le film se termine sur cette fameuse partie de tennis...ou le heros "joue le jeu" des etudiant fantaisiste...en lancant une balle invisible..mais dont on perçoit le son......imagination??? realité...
le photographe regarde la terre et la camera s envole au dessus de lui...il s interroge??? qu est ce que la vie???
un chef d oeuvre un film foissonnant et riche...
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Les mouvements de mode expliqués aux parents, 14 novembre 2011
Après un quart d'heure, un peintre qui fait partie des amis de Thomas, le photographe de mode qui est le personnage principal du film, explique que c'est plusieurs années après qu'il comprend ce qu'il avait mis dans ses tableaux abstraits. On y distingue en effet comme une jambe. Passage capital qui explique la suite, ou du moins l'annonce, puisque dans une scène ordinaire que Thomas a photographiée, le cadavre d'un homme assassiné serait vaguement visible. Comme ce cadavre s'amuse à disparaître, ce qui après tout n'a rien d'inexplicable, puisque les assassins, ou les services d'hygiène, avaient des raisons de l'évacuer, comme la musique d'un disque commence avant que le bras de la platine ait eu le temps de descendre pour la lire, comme un immeuble change brusquement d'aspect, comme on entend le bruit des balles de tennis après que des jeunes se sont amusés à imiter les gestes des joueurs sans balle et sans raquette, une des grilles de lecture de Blow-Up est celle du doute sur la réalité perceptible. Le personnage principal, qui gagne l'essence de sa Rolls décapotable avec la photographie de mode, mais, motivé peut-être par le sentiment du côté irréel de sa profession, photographie des ouvriers et des clochards, nous encourage à comprendre le film de cette manière. Le caractère légèrement sadique du management de ses subordonnées par Thomas, son habileté apparente à manipuler le personnage joué par Vanessa Redgrave (la fille de Michael Redgrave) peut nous faire imaginer que le jeu du pouvoir est aussi un des sujets du film, mais cette lecture n'est pas confirmée par la suite.
Il n'est d'ailleurs pas du tout certain que tous les spectateurs de ce film de 1966 aient vu grand chose du visible et de l'invisible, du réel ou de l'irréel, puisque la terrifiante austérité de la première moitié, que l'usage probable d'un filtre gris pour rendre le film plus déprimant accentue, a pu encourager certains d'entre eux à quitter la salle. C'était peut-être dommage pour eux, parce que le film est aussi un documentaire sur la modernité des baby boomers les plus à la pointe des nouveaux comportements, working class exclue, bien entendue. Certaines scènes étaient possibles à Londres en 1966, qui ne l'étaient pas à Paris ou à Moscou, pas plus qu'à Issoire ou à Gaillac. Je me suis demandé à plusieurs reprises si l'auteur n'avait pas un regard négatif sur ces mouvements de mode (scènes montrant la bêtise des fans du groupe pop, démagogie des membres de ce groupe, dont l'un casse exprès une guitare, pour m'en tenir à la fin du film). Ça pourrait expliquer le caractère assez déprimant du début. Mais beaucoup de choses restent pour moi assez obscures, comme le fait que les couleurs sont plus chaleureuses dans la deuxième partie, puisque le filtre gris aggravant les effets du climat londonien cesse en effet d'être employé. La soudaine libération mentale que provoque la vue des branches d'un arbre, dans un parc, vues d'en bas et agitées par le vent, qui apparaissent comme les personnages les plus vivants de tout le film, contribue à me confirmer qu'Antonioni n'a pas vraiment écrit un hymne à la modernité.
Si on me demande pourquoi je n'ai mis que quatre étoiles, je répondrai que Blow-Up m'intéresse plus que je ne l'aime vraiment. Dans cette édition, il est complété par deux bandes-annonce et par les commentaires d'un critique pendant apparemment l'ensemble du film, mais comme ces commentaires sont en anglais et ne peuvent être sous-titrés, à la différence du film lui-même (je vous rassure), comme ce critique n'a même pas l'accent écossais, aucun intérêt.
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