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4.0 étoiles sur 5
Un grand "peplum" à La Scala de Milan !, 15 décembre 2009
Ce double DVD nous livre une captation live de l'opéra "Aida" (de Verdi) faite à la Scala par la TV italienne, le 7 décembre 2006, lors de l'ouverture de la saison lyrique de ce grand théâtre : c'est la "prima", en présence d'éminentes personnalités - notamment politiques. Le grand Franco Zeffirelli a produit et mis en scène ce spectacle, avec des moyens quasi-hollywoodiens : ce grand "peplum" nous fait notamment penser au film "Cléopatre" (début des années 1960). Les images sont très soignées - avec notamment des superpositions (incrustations) très esthétiques. Le maestro Riccardo Chailly mène son équipe au triomphe. D'abord, l'Orchestre de La Scala, d'une ampleur extraordinaire dans les forte et d'une grande douceur dans les moments plus intimistes (entre Aida et Radames). Ensuite, les chanteurs interprètes : Roberto Alagna, très bon. La mezzo-soprano Ildiko Komlosi (Amnéris), particulièrement émouvante. Carlo Guelfi (le roi éthiopien Amonasro) et Giorgio Giuseppini (le grand prêtre Ramfis) - tout à fait convaincants. Des bémols cependant, tournant autour de la performance de Violeta Urmana (soprano) dans le rôle titre : s'il est incontestable qu'elle a l'étoffe d'une soprano dramatique verdienne, elle peine souvent dans les aigus (parfois à la limite du cri) ; de plus, ses pianissimi ne sont pas assez marqués ; enfin, a-t-elle vraiment le physique du rôle ? Enfin... Dans l'ensemble, cette production est une vraie réussite.
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2.0 étoiles sur 5
Réalisation ratée, 16 avril 2012
La musique ? Tout le monde la connaît, un chef-d'½uvre. Les chanteurs ? En pleine forme, Aïda peut-être un peu moins. La mise en scène, les décors, les costumes ? Délicieusement, fabuleusement kitsch, après tout c'est un péplum. L'orchestre ? Brillant. Résultat ? Une daube pour cause de réalisateur débile. La caméra virevolte de ci, de là, sans raison, tout l'opéra est traité comme un clip publicitaire, c'est l'horreur. Les technologies modernes permettent de rapprocher l'amateur d'opéra de la scène et c'est très bien, mais ici c'est raté. Pire, on dirait que c'est fait exprès pour dégoûter n'importe qui de l'art lyrique. Il y a un pire au pire, les images incrustées, des images qui se superposent à l'action sur scène ou qui la remplacent, des taches colorées, des voiles plus ou moins transparents. Pourquoi ? La caméra va aussi s'égarer sur un détail du décor, une toile peinte, un figurant, un bout de statue, n'importe où, n'importe quoi, toujours quand il ne faut pas (la prodigieuse scène finale est un massacre). Pourquoi ? Certes, ce n'est pas facile de filmer un opéra ou même n'importe quel concert classique mais certains y arrivent et même très bien. Les réalisateurs s'imaginent toujours que la caméra doit être frénétique, qu'il ne faut jamais laisser le spectateur/auditeur en repos alors qu'au contraire il faut l'accompagner discrètement. Un modèle du genre : [...] Un DVD à écouter les yeux fermés.
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5.0 étoiles sur 5
PRES DE TROIS HEURES D'ENCHANTEMENT, 31 août 2011
- La musique d'un Verdi en fin de carrière de plus en plus aboutie. Il allie la vigueur des ch½urs magnifiques, les chants martiaux, les chants d'amour et la douceur du final dans le tombeau rythmé par les incantations au Dieu PTAH. On se demande comment on peut coordonner tant de beauté entre l'orchestre, dont les trompettes, les ch½urs et les solistes le tout donnant des moments sublimes, surtout à la fin de 1er acte. Le second acte est magnifique, avec en plus les ballets. - La mise en scène est grandiose, hollywoodienne si on veut, mais elle s'accorde tellement au sujet : l'Égypte des Pharaons. Petite réserve pour la scène finale où ils chantent, par moment, à plus d'un mètre de distance alors qu'ils vivent leurs dernières minutes. - les costumes sont somptueux dans l'ensemble. Une réserve pour les solistes, qui, il faut l'admettre ne sont pas tous des top models. Amnéris aux robes surchargées qui ont tendance à l'alourdir, mais ses perruques et ses bijoux sont vraisemblables. Surcharge aussi pour Radamès aux 2 premiers actes, qui aurait supporté une tunique plus courte et un haut qui l'engonce moins, le tout dans des teintes qui le noient dans le décor. En simple tunique dans les 2 derniers actes et sobrement coiffé, on peut comprendre que deux femmes se le disputent ! Quant à Aîda, ses voiles et robes aux couleurs affreuses dans les deux premiers actes ne l'affinent guère. Les macarons de sa coiffures l'enlaidissent et la vieillissent au point qu'on se demande si elle est l'aimée de Radamès ou sa mère. Dans le 4e acte, quand il chante "mourir si belle ;;" malgré l'obscurité on a du mal à y croire. - l'interprétation est impeccable dans l'ensemble : Amnéris, Amonestro, le grand prêtre. Pour Radamès, c'est du Roberto Alagna, avec toute sa maîtrise, sa voix magnifique, sa façon de chanter et ses qualités de comédien. Il arrive à couvrir les ch½urs et l'orchestre, puis passe à la douceur dans le final. Pour Aîda je serai un peu plus réservée. Elle aussi couvre l'ensemble par la puissance de sa voix, mais par moment elle n'a pas la pureté cristalline d'une soprano. Réserves aussi pour les applaudissements. J'aurais donné les même points à Amnéries, Aïda et Radamès. Le public milanais a acclamé Zeffirelli, les ballets, mais les interprètes sont passés au second rang, sauf Violetta Urmana qui n'a pas été meilleure que les autres. Ces quelques réserves, visibles dans le DVD ne devaient pas être perceptibles à la Scala, donc, dans l'ensemble il mérite d'être apprécié.
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