Parfois entre deux films, David Lynch se déguise en groupe de rock avec un comparse ingénieur du son. Une corde de plus à l'arc d'un artiste protéiforme dont la noire vision du monde trouve ici un prolongement musical. Blues industriel nous dit le bonhomme, l'ambiance générale est lourde, répétitive, on pense à Executive Slacks, Garry Glitter, ou encore Front 242. Classons l'affaire dans la catégorie électro. Malheureusement, le génie de la pellicule ne se confirme pas sur disque, Lynch n'est pas Badalamenti. Intéressant quand même.