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15 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Pour passer un printemps sympa !,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blues Funeral (CD)
Tout est dans le titre « Blues Funeral », une couronne de fleurs aux couleurs délavées sur la pochette et six pieds sous terre. J'ai vu le futur du blues après des décennies passées à en revisiter le passé et la bête n"a pas bonne mine. Mark Lanegan n'en est pas à son coup d'essai cependant, on ne devrait pas être étonné. Mark Lanegan Band - "Blues Funeral" Avec les Screaming Trees, il a réinventé une certaine façon de faire du rock vers la fin des années 80 alors que tout le monde se pressait (déjà) à ses funérailles, un truc bien crade qu'on a appelé Grunge qui a emmené dans son sillage Nirvana, Alice In Chains, Pearl Jam, etc. Ensuite, histoire de pas perdre la main, il a signé en compagnie de quelques potes les meilleurs albums des Queens Of The Stone Age et contribué à populariser le Stoner Rock, rien que ça.Alors, pourquoi ne pas filer un grand coup de pied dans la fourmilière du blues après tout ? Le plupart de ses protagonistes historiques sont soit morts, soit presque grabataires, quant à la nouvelle génération, elle ressemble tellement à ses aïeux que l'on peine à les différencier. Il y a donc la place pour du sang neuf, rouge sombre et poisseux, du qui dégouline lentement sur une guitare transformée pour l'occasion en scalpel. Car c'est exactement ce que nous propose Mark Lanegan sur « Blues Funeral », une nouvelle manière d'appréhender le blues, loin des solos de guitare interminables, des histoires de bonnes femmes qui rentrent tard avec le parfum d'un autre gars, des croisées de chemins et du diable, même si ce dernier a dû apprécier cet album. L'instrument privilégié de Mark Lanegan, c'est sa voix. Grave comme une tombe (et pour cause), à la fois lugubre et chaude, elle véhicule les souffrances du regretté Layne Staley (Alice In Chains) autant que le romantisme d'un Chris Rea (oui, oui !) ou d'un Leonard Cohen. On n'est pas là pour rigoler donc. Titre après titre, Mark Lanegan s'applique à réconcilier deux éléments jusqu'à aujourd'hui antagonistes dans le blues, le bois et le métal, l'instrument et la machine, l'organique et le synthétique, on pourrait continuer longtemps comme ça, vous avez compris le truc. Par la grâce de compositions brillantes, il parvient à opérer la fusion parfaite entre sons électroniques et guitares électriques, de manière discrète (« Leviathan », « Gray Goes Black ») ou éclatante (« The Gravedigger's Song », « Harborview Hospital »). Quelques morceaux ressortent clairement du lot, petits éclairs de lucidité dans un océan de noirceur, tels les sublimes « St Louis Elegy », « Bleeding Muddy Waters » ou « Phantasmagoria Blues » qui imposent leur ambiance désertique et épurée au milieu de la déflagration de décibels de « Quiver Syndrome » ou de l'énorme « Riot In My House » qui a dû rentre dingue Jack White avec sa guitare hystérique et son piano flirtant avec la sortie de route. L'album termine sa course en deux temps, on n'insistera d'ailleurs jamais assez sur l'importance de l'ordre des morceaux sur un disque réussi, avec « Deep Black Vanishing Train », une ballade mortuaire qui aurait filé des frissons à Vic Chesnutt et « Tiny Grain Of Truth », rêverie psychédélique semi instrumentale (en un seul mot) qui clôt ce « Blues Funeral ". La boucle est bouclée, et nous avec ! Du grand art ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
TEN YEARS AFTER THE VOICE IS BACK,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blues Funeral (CD)
Prés de 10 ans après la sortie du merveilleux "Bubblegum", et du hit planétaire qu'aurait du être "Hit the City" (Arghh...), Mark Lanegan, le génial chanteur des non moins géniaux "Screaming Trees", chainon manquant entre les PIXIES et NIRVANA, sans qui le Grunge ne serait pas ce qu'il est (ou plutôt a été), sacrifiés sur l'hôtel de l'indifférence la plus totale, is back.Fini les mièvreries sympathiques avec la charmante Isobell Campbell, fini les piges salvatrices avec les QOTSA, The Voice est de retour. La voix, et quelle voix, apprêtée aux trop nombreuses goulades de Wiskey (Wiskey for the Holy GHOST (1993) à recommander), aux clopes et autres substances corrosives, nous terrasse littéralement dés l'intro "The Gravediggers's Song" de l'album éponyme. Putain, que c'est bon, Mark Lanegan rejoint avec cet album, à tout jamais le panthéon des grandes voix blanches du Rock & Roll, d'Eric Burdon à Jeffrey Lee Pierce....A consommer sans modération Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Une tuerie !,
Par alexxxx "alexm" (Paris) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blues Funeral (CD)
Que dire de plus que les commentaires parfaits écrits plus hauts...INDISPENSABLE, MAGIQUE, UNE VRAIE CLAQUE DANS LA TRONCHEUne mention spéciale pour St Louis Elegy Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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