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3.0 étoiles sur 5
un brin glaçant pour une découverte de la littérature coréenne, 14 juillet 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Boîtes de ma femme (Broché)
Recueil de 5 nouvelles coréennes, dans le Séoul américanisé des années 90, nouvelles à mon avis assez inégales, mais toutes dérangeantes, surprenantes, un brin déroutantes.
La première, les boîtes de ma femme, donne le titre au recueil. Alors qu'il a dû faire placer sa femme en hôpital psychiatrique, un homme regarde les petites bricoles entassées par sa femme dans des boîtes et peine à la comprendre. Devenue stérile après un avortement, cela semble l'avoir rendue folle.
Ma femme évanescente est un peu dans le même ton : un homme lit le journal intime de sa femme, qu'elle laisse trainer dans la maison. Il découvre une tout autre vie que celle qu'il croyait voir.
Je n'ai pas aimé du tout la troisième nouvelle, les deux amants, je m'y suis tant ennuyée que je ne suis pas même capable de la résumer.
On n'avait pas pensé à l'imprévu... Un homme sombre dans l'alcoolisme car sa femme ne semble guère l'aimer. Elle ne songe qu'à mettre de l'argent de côté. C'est quand elle songe au divorce qu'il meurt dans un accident de voiture. Alors que plus tard elle est semble amoureuse d'un autre homme, elle en épouse un autre.. là encore, déroutant !
Ma préférence va à la dernière nouvelle, Yeonmi et Youmi, l'histoire de deux s½urs. Yeonmi étudie à Newcastle, elle est plutôt solitaire. Elle vit chichement avec l'argent de sa mère, mais voyage beaucoup avec l'argent de lui envoie sa s½ur, un modèle de réussite pour elle. Un jour un colis arrive, et elle découvre le journal de cette soeur finalement bien mal connue, puisqu'elle a aimé follement aimé un homme, mais préférant se soumettre au mariage arrangé par ses parents, pour mieux vivre sa solitude dans le mariage !
C'est un sentiment de malaise qui m'a accompagnée tout au long de cette lecture, un choc des cultures sans doute, des personnages étranges (on pense à Ogawa mais c'est différent encore), la folie quasi omniprésente ou planant comme une ombre, l'alcoolisme, la solitude, l'idée de solitude dans le mariage répétée sur quasi toutes les nouvelles, c'est sombre et un peu glaçant !
Je suis sans doute passée à côté, mais je n'ai pas su apprécier cette première intrusion dans la littérature coréenne (en dehors du manwha).
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