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Bob Dylan, Les Chroniques /Vol.1
 
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Bob Dylan, Les Chroniques /Vol.1 [Compilation]

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Page Artiste Bob Dylan

Discographie

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Biographie

Bob Dylan, de son vrai nom Robert Allen Zimmerman, est né le 24 mai 1941 à Duluth (Minnesota). Adolescent, il trompe son ennui par l'initiation au piano et à l'harmonica, et dans la découverte des chanteurs de blues et de country, notamment Hank Williams. Il devient fan d'Elvis Presley et joue dans les Jokers, puis les Golden Chords, et s'approprie le nom de Bob Dylan.

1961 - 1966 : l'ascension et… Plus de détails sur la Page Artiste Bob Dylan

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Détails sur le produit


Disque : 1 RealOne Player
1. Kind hearted woman blues Écouter
2. Please, don't go Écouter
3. This land is your land Écouter
4. Blue yodel #1 (t is for texas) Écouter
5. Cold, cold heart Écouter
6. Turn! turn! turn! (to everything there is a season) Écouter
7. No depression in heaven Écouter
8. Getaway john Écouter
9. I walk the line Écouter
10. Deck of cards Écouter
Voir les 19 titres de ce disque
Disque : 2 RealOne Player
1. Song to woody Écouter
2. The water is wide Écouter
3. The last thing on my mind Écouter
4. Just like a woman Écouter
5. He was a friend of mine Écouter
6. Feet first baby Écouter
7. Ribbon bow Écouter
8. San francisco bay blues Écouter
9. I'll fly away Écouter
10. Let me die in my footsteps Écouter
Voir les 22 titres de ce disque

Descriptions du produit

Critique

Enregistré en deux après-midi fin novembre 1961 pour la somme de 402 dollars, l’album Bob Dylan comprend en partie le répertoire qu’il jouait dans les « coffee houses » de Greenwich Village. Bob Dylan intègre sciemment la mouvance folk qui à l’époque bénéficie d’une meilleure réputation que le rock considéré comme récupéré. Le corpus folk est composé en grande partie de morceaux traditionnels d’avant-guerre. Ce sont en quelque sorte des bulletins d’informations sur les événements du moment (la crise de 1929 par exemple) qui se transmettent oralement.

Bob Dylan se situe dans le clan des réformateurs du genre (des chanteurs comme Dave Van Ronk et Ramblin’Jack Elliott) privilégiant une interprétation personnelle à un respect « fidèle » de la chanson.

Sa voix est un habile amalgame entre les talking blues (sorte de discours sur fond musical) de Woody Guthrie et le phrasé blues de Jesse Fuller (le jeu d’harmonica) dont il reprend « You’re No Good ». Le gamin au look de chérubin, au regard étudié se voulant convaincant, à la garde robe « folk mode » (la casquette en velours…), aux mains croisées sur le manche de sa guitare, sait  bien en jouer, tout comme l’harmonica, et, surtout, peut chanter ; d’emblée, il n’a pas d’égal dans ses variations de tempo, son phrasé, sa diction, son jeu avec les syllabes et son emphase (son passage du Mi grave au Fa aigu dans « House Of The Risin’ Sun ».)

L’album composé à deux exceptions près que de reprises, présente une palette large allant du « spiritual » « Gospel Plow » à plusieurs classiques du blues du Delta comme les poignants « In My Time Of Dyin’ », « Fixin’ To Die » et le lugubre « See That My Grave Is Kept Clean ».

Sans gêne aucune, il se permet de reprendre le traditionnel irlandais « House Of The Risin’ Sun » dans l’arrangement de Dave Van Ronk, pilier de la scène folk qui lui en gardera longtemps grief. Le morceau connaîtra un grand succès trois ans plus tard dans une reprise électrique par les Animals d’Eric Burdon.

Deux compositions de Bob Dylan figurent sur cet opus dont le très autobiographique « Talkin’ New York » qui conte son arrivée dans la ville et l’hommage à son maître Woody Guthrie « Song To Woody ». Celui-ci fut le porte-parole des opprimés durant la crise des années 30. Bob Dylan s’inspira beaucoup de son accent heurté et de son chant nasal mais en prenant soin d’y apposer sa touche personnelle. Si les ventes furent faibles (sa sortie 6 mois après l’enregistrement n’arrangeant rien), Bob Dylan  témoigne d’une fraîcheur intacte où percent les prémisses d’un immense talent à venir. « La dernière folie de John Hammond » (le directeur de Columbia qui l’avait découvert) était un coup de génie.

Début 1962, Bob Dylan met ainsi la barre très haut dans le genre folk, et pourtant on sait maintenant qu’il possédait un bien plus vaste répertoire à l’époque, non figé dans ce genre, comme en ont témoigné les fameuses « Minnesota tapes » capturées en décembre 1961.

                                                                                                                                            



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