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2.0 étoiles sur 5
Trop sophistiqué pour moi, 4 septembre 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Boléro, La Valse, Rapsodie Espagnole, Alborada Del Gracioso... (CD)
Herbert Von Karajan aborda précocement la musique de Ravel au concert. La deuxième Suite de "Daphnis et Chloé" figurait d'ailleurs au programme de sa première collaboration avec la Philharmonie de Berlin en 1938.
Hormis son passionnant "Pelléas et Mélisande", les divers témoignages du chef autrichien dans le répertoire français ne m'ont jamais convaincus, et c'est malheureusement le cas de ces quelques oeuvres enregistrées au printemps de 1971, avec l'Orchestre de Paris, nouvellement formé, que le maestro dirigeait alors depuis deux ans.
Les intentions ne me semblent pas très claires, ce qui entraîne une diction instrumentale parfois laborieuse (la percussion dans "Alborada", le Prélude et le Rigaudon du "Tombeau de Couperin").
La distance de la prise de son ne permet guère de percevoir nettement le détail et masque les nuances derrière un vernis trop brillant, notamment dans les tutti qui finissent par manquer d'intelligibilité (feria de la "Rhapsodie").
J'attends en vain cette spontanéité, cette simplicité, cette éloquence directe et sincère qui nourrissent les interprétations d'André Cluytens ou Jean Martinon, pour ne citer qu'eux.
Le "Prélude à la nuit" n'aura jamais tant mérité son nom tant il m'aide à remplacer la tisane. Et le reste de la "Rhapsodie Espagnole" me semble tout aussi ennuyeux.
Cette marcescence convient mieux à "la Valse", où le compositeur avait certes voulu peindre un portrait de la Vienne décadente à travers un ultime hommage à cette danse qui en est un symbole.
Cruelle déception aussi pour ce "Bolero" enregistré avec les Berliner Philharmoniker en 1977 : on dirait que les solos litaniques font du sur-place, la caisse claire submerge l'orchestre dès l'arrivée des cordes, les cuivres deviennent à peine audibles...... Quelle curieuse perspective sonore, bien loin du naturel et de la séduction de la précédente version de 1966 pour la Deutsche Grammophon.
Je préfère abréger la recension de mes réticences à l'encontre de cet album qui m'agace irrémédiablement à chaque tentative d'écoute bienveillante.
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