Le sujet est sympa, le traitement horrible. Petites citations pour donner un faux crédit genre j'ai beaucoup lu alors je dis pas de conneries hein! Un style digne des plus mauvais manuels de marketing (quelle ironie!) pour quelqu'un qui malheureusement a la prétention de choquer et de soulever un tabou (tabou explosé il y a déjà près de cent cinquante ans avec cent fois plus de verve, de style et de risques). Alors non, rien ne m'a choqué dans son propos et mon commentaire n'est pas motivé par un comportement pro-travail socio-déterminé, mais par l'ennui total que j'ai ressenti devant une écriture enfantine qui ne saisit rien de son sujet. Ça ne fait que polluer ma bibliothèque (servira de combustible cet hiver, pour répondre à Amélie Nothomb, c'est ce livre que je cramerai, et pour suivre l'avis de Faber dans Fahrenheit 451, rien ne sert de garder tous les bouquins, faut juste en avoir des bons). Alors si vous êtes intéressés par la réflexion sur le travail, lisez Les aventuriers du RMI de Jérôme Akinora, Le droit à la paresse de Paul Lafargue, Eloge de l'oisiveté de Bertrand Russell...Les films de Pierre Carles, Stéphane Goxe et Christophe Coello ouvrent bien plus de réflexions. Cette supercherie prétend soulever des non-dits, alors qu'il suffit de se rendre à une pause café de n'importe quelle entreprise pour entendre des prises de positions bien plus radicales. La réflexion sur la gestion dans l'entreprise est digne d'un adolescent en pleine crise de puberté. Les patrons sont des gros méchants pas gentils alors attention!!! Sur le sujet, il y a Ressources Humaines de Laurent Cantet qu'il faut regarder pour respirer après l'indigestion due à cette supercherie. Finalement, comme ces "gros patrons", combien s'est-elle fait de pognon sur notre gueule? Et combien d'arbres a-t-elle sacrifié pour rien?