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Bootsy Player Of The Year est le troisième album du maître. Malgré les heures passées en studio, les centaines de concerts données, Bootsy n'en démord pas. Ce sera le funk et rien que le funk. Accompagné par George Clinton, l'acolyte de toujours, Fred Wesley, Maceo Parker et Bernie Worrell, il reprend ce qui avait fait le succès de ses deux précédents albums,
Stretchin'Out et
Ahh... The Name Is Bootsy, Baby ! : basse, saxo, et surtout totale improvisation. Bootsy aligne les tubes, en particulier le célèbre "Bootzilla", funk gonzo endiablé et féerique qui prouve que l'ancien protégé de James Brown a eu bien raison de s'émanciper.
--Ronny Yu
Critique
Ecouter un disque de Bootsy Collins n'est pas une expérience commune : c'est accepter d'être pris dans une fête perpétuelle dès l'entrée, de vouloir prendre le train en marche avec
« Radioactive: Bootsy? (What's the Name of This Town) » et ses effluves roulantes du saxophone de Maceo Parker, ses choeurs en joie, sa flûte guillerette, son rythme lourd et les interventions bavardes du maître de cérémonie.
« May the Force Be With You » et
« Very Yes » calment le jeu pour un funk langoureux et synthétisé, équilibrant un disque où les pièces de résistance comme
« Bootzilla »,
« Hollywood Squares » ou
« Roto-Rooter » figurent parmi les plus brillants morceaux du P-Funk.
Bootsy Collins a été élevé à la bonne école avec James Brown. Il a ensuite trouvé un style avec Parliament. Il délivre sous sa bannière un funk atomique dont
Bootsy? Player of the Year est le meilleur résultat. Classique et sans rides.
Loïc Picaud - Copyright 2013 Music Story