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3.0 étoiles sur 5
Trop de poncifs et de clichés !, 21 octobre 2011
Il y a donc 2 séries : "The Borgias" avec J. Irons et "Borgia" sur C+ ... J'ai vu tout "The Borgias" et les 4 premiers épisodes de "Borgia" et pour l'instant ma nette préférence va à la version avec Jeremy Irons , plus subtile ... "Borgia" est certes une grosse production à l'"Holywoodienne" avec décors léchés , mais elle utilise bcp plus les clichés et poncifs habituels , se rapprochant d'ailleurs de la BD dont parle l'un des commentateurs ... C'est un peu dommage pour ceux appréciant et connaissant la période ... Dans "The Borgias" notez un roi de France - Charles VIII - cocasse et trés intéressant , il faudra comparer les 2 interprétations / visions et Savonarole , et Machiavel ... Bon par contre en ce qui concerne les arts de la guerre , pour l'artillerie par exemple on se trompe de qqs décennies : à la bataille de Fornoue en 1495 , l'artillerie était encore pesante et lourde , presque médiévale ... A suivre donc , mais pour l'instant cette série "Borgia" arrive seconde à mon goût ...
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Glauque par complaisance, 31 décembre 2011
« Borgia » apparaît comme une série historique plutôt décevante. Non que la « reconstitution », les acteurs ou les décors soit mauvais, ils sont plutôt bons (seule la bande musicale est médiocre), mais tout simplement à cause d'un scénario qui se complait dans une noirceur totale, sans jamais laisser émerger le moindre personnage, même parmi les seconds rôles, qui soit vaguement « positif ». Prenons juste, pour l'anecdote, le cas de Jean Burckhardt, le rigoureux et discret maître des cérémonies alsacien de la cour pontificale, qui dévoila au monde via son journal les turpitudes des Borgia : le réalisateur ne peut s'empêcher de nous le montrer volant calices et crucifix lorsque le Français envahissent Rome. Idem pour le roi de France Charles VIII que les scénaristes semblent avoir pris un malin plaisir à ridiculiser (habituel me direz vous pour une série française...). Si la trame historique est globalement bien respectée et les dévoiements terrestres de l'institution papale bien analysés, avec quelques raccourcis néanmoins, le Moyen Âge finissant est dépeint comme une période obligatoirement et totalement sombre, peuplée au mieux d'illuminés au pire de maniaques dérangés, au point de transformer Lucrèce Borgia, à qui on finissait par s'attacher un peu, en meurtrière fratricide et incestueuse. Les Borgia n'étaient certes pas des saints, personne n'a jamais d'ailleurs songer à les défendre, mais la série, plutôt que démonter leur avilissement par le choix de contre-points qui eussent pu être un tant soit peu subtiles, choisit de se complaire avec facilité dans une vision glauque et détestable de leur époque dans sa globalité. De nombreuses scènes, comme par exemple celle où Alexandre VI, totalement nu, et s'est griffé le corps et le visage après la mort de son fils, n'ont d'ailleurs absolument aucune utilité sinon de rendre l'ambiance encore plus lourde et glauque. L'histoire qui nous est racontée reste tout de même prenante et mérite d'être regardée dans sa totalité, mais si l'on espère jusqu'au bout des 12 épisodes voir surgir une petite lumière elle ne vient jamais.
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3.0 étoiles sur 5
Les Prélats se cherchent des crosses, 23 décembre 2011
Pendant que Cristophe C. s'acharne à découvrir les Indes à l'Ouest, la Rome des Prélats, guette le moment où Innocent VIII ira rejoindre le Royaume des cieux qui se languit de sa présence.
Dans ce nid de crabes violets, se distinguent notamment le cardinal Rodrigo Borgia (un John Doman assez convaincant) et les représentants des vieilles familles du cru (Borgia étant lui, d'origine espagnole) : Orsini, Della Rovere...
Borgia est dévoré par l'ambition et use donc de toutes les ruses, alliances et influences possibles pour atteindre son but. Il utilise même les enfants qu'il a eu ailleurs qu'au sein du lit matrimonial : Cesare le mal-aimé, son favori Juan et enfin, sa fille Lucrezia.
Commençons par les nombreux points positifs.
L'histoire est quelquefois violée mais les enfants sont plutôt beaux. La production a eu des moyens et cela se voit. Les décors sont magnifiques à l'exception de quelques arrières plans peints qui se remarquent un peu trop.
L'histoire est poisseuse et tragique à souhait, et le parallèle entre les Borgia et les Corleone ou autres Berlusconi quelques années plus tard, pourrait parfois s'imposer.
Les acteurs sont plutôt performants dans l'ensemble (Lucrezia est quand même un peu bof !) et leurs origines diverses arrivent à se fondre assez bien dans l'ensemble.
Par moments, la série atteint le niveau des meilleures productions comparables au niveau du budget ou de l'ambition : Rois Maudits, Piliers de la Terre, Rome.
Par contre, et à l'instar des séries citées, mais de manière hypertrophiée, le cu-culte est omniprésent, accompagné de violences, les 2 ingrédients semblant constituer une loi du genre.
On me dira que l'époque était violente, bla, bla, bla...Cet argument m'a toujours semblé curieux car à ce compte là aucun film ou écrit sur aucune période de l'humanité ne saurait voir le jour sans être recouvert hélas, d'une épaisse couche d'hémoglobine ou d'autre liquide.
Même si la vision de superbes rondeurs -entre autres- est toujours un régal pour les yeux, cet aspect est d'autant plus gênant que la plupart des scènes de ce type semblent incongrues, comme si la ponctuation devait s'opérer à coup de foufounes exhibées et membres fendus (ou l'inverse). Imagine t-on des apparitions récurrentes d'une calotte (cardinale) durant le visionnage de "Blanche Fesse et les 7 mains" ou "Cesare pompé" (encore queue...) ?
Autre faiblesse : la longueur de certains épisodes. Ainsi, les tractations et les séances de votes qui doivent porter Borgia au pouvoir, sont interminables et pour le coup, on en viendrait à souhaiter l'irruption de joufflus (et là, je ne parle pas d'angelots) pour animer ces séances à l'arrêt (si je peux dire).
Donc au final, un bilan assez mitigé pour ma part. J'ai regretté des ambitions un peu trahies par de l'esbroufe et le fait qu'il est difficile de laisser des enfants (même de 12 ans) devant certaines scènes.
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