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Attention, Ice-T et son gang de métalleux blacks (une rareté, dans un genre massivement blanc) ne sont pas là pour rigoler ! Pas d'histoire de gonzesses ou de satanisme à deux balles sur ce deuxième album, mais une dénonciation de l'injustice et de la violence du système qui s'appuie sur un thrash on ne peut plus classique, mais efficace comme une giclée d'Uzi. A peine un sample de la fameuse BOF de
Psychose sur la semi-ballade "Last Breath" ou une reprise de "Hey Joe" fidèle à Hendrix viennent-ils varier un peu l'atmosphère plombée, à défaut de la détendre. Le moment le plus fort de
Born Dead, cependant, n'est autre que l'obsédant morceau éponyme, qui mérite une place au panthéon metal des années 90.
--Thierry Chatain
Critique
Dans les traditionnels remerciements, Ice-T inaugure sa liste en dédiant cet album à tous les gens de couleur à travers le monde : Asiatiques, Latins, Indiens d’Amérique, Hawaïens, Italiens (sic !), Indiens, Persans, Africains, Aborigènes et tout autre nationalité, que les suprématistes blancs aimeraient voir mort-nés. Le décor est planté, la rage est intacte, après l’épisode agité du premier album.
De
« Street Lobotomy », description froide d’un toxico des rues, à
« Drive By », scénario prémonitoire de la mort future d’un des membres du groupe, l’ambiance est délétère à souhait. Les guitares d’Ernie C bavent leur électricité indomptée, et Ice-T déclame ses textes infusés dans le mal, avec certes moins d’aisance que lorsqu’il rappe.
La reprise de
« Hey Joe » vient apporter un peu de calme et de blues, avant que les hostilités ne reprennent et ne s’achèvent sur la chanson titre, monument de paranoïa anti-américaine (justifiée, sans doute).
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