Critique
D’origine brésilienne, mais résidant à New York, la pianiste et chanteuse Eliane Elias synthétise à merveille la rencontre de la langueur sensuelle de la musique brésilienne, avec la liberté du jazz, et la rigueur d’une formation classique (elle a, il y a deux ans, enregistré des pièces de Chopin, Ravel, et Bach).
Celle qui assure la fonction de directrice musicale du groupe de Gilberto Gil fête ici dignement le cinquantième anniversaire de la bossa nova (créée dans le quartier Zona Sul de Rio de Janeiro, en 1957, et par João Gilberto et Antonio Carlos Jobim), en offrant un album vivement inspiré des œuvres d’Astrud Gilberto.
C’est en effet tout l’univers de délicatesse et de doux déhanchement de celle qui séduisit le saxophoniste Stan Getz, que l’on retrouve dans ce disque. On déduira donc que, dans
Bossa Nova Stories, tout est calme, luxe et volupté, et on aura raison. Dans le choix du répertoire tout d’abord, qui déroule quelques incontournables du genre («
Desafinado », «
The Girl from Ipanema »), ou annexe quelques refrains inscrits au patrimoine mondiale de l’humanité («
Superwoman », signée Stevie Wonder, et illuminée de l’harmonica de l’ami de toujours, le Belge Toots Thieleman).
Mais l’air n’est rien si on n’a pas la classe, et Eliane Elias (qui n’est pas qu’une belle femme à la voix agréable, mais également une redoutable pianiste) en déborde, qu’elle croise les routes musicales du batteur Jack DeJohnette ou du pianiste Herbie Hancock, qu’elle poursuive (il faut oser) le grand-œuvre de Bill Evans, ou que, comme ici, elle évoque avec talent, le Brésil, son enfance, et la musique qui l’a marquée à tout jamais.
Christian Larrède - Copyright 2012 Music Story
Description du produit
La chanteuse et pianiste brésilienne revient à ses premiers amours et à la formule qui l'a consacré comme une star internationale : un album brésilien, un hommage à la Bossa Nova qui a bercer son enfance. Eliane Elias reprend les grands classique de la Bossa avec un charme et une sensualité incomparable. Elle et son band sont accompagnés d'un orchestre à cordes: Chega de Saudade, Desafinado, The Girl from Ipanema, Estate, The More I See You, Day by Day, They Can't take that away from Me, etc. Un album irresistible à siroter tout l'été...