Détails sur le produit
Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?
|
Mots-clés associés par les clients à ce produit(De quoi s'agit-il ?)Cliquez sur un mot-clé pour trouver les produits, discussions et clients qui y sont associés.
|
|
Partagez votre opinion avec les autres clients:
|
||||||||||||||||||||||
|
Commentaires client les plus utiles
8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
FLAMBOYANT, VIVANT, ANGOISSANT ET PRENANT !,
Par
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bouge pas, meurs et ressuscite (DVD)
Nous sommes en 1947, au lendemain d'une triste guerre. Dans une ville de Siberie, devenue zone de détention pour prisonnier de droit commun et ou l'ombre de Staline recouvre encore sinistrement les lieux, se parquent aussi des guerriers Japonais emprisonnés dans un camp qui leur est reservé. Ici, réside aussi Valerka, 12 ans, le personnage principal de l'histoire. Il n'est élevé que par sa mère, bien plus souvent absente que présente auprès de lui. Ce jeune garçon, beau et blond comme le blé, tente d'améliorer sa vie en vendant du thé à la criée. Il a comme principale concurrente, Galia, une gamine de son âge à qui il va faire quelques "coup bas" de manière à voir ses propres ventes dopé au bénéfices des siennes. Mais la filette n'a pas l'âme vengeresse et c'est elle qui va systématiquement le sortir de situation délicate, provoquées par ses inombrables farces plus ou moins graves (Elle lui permettra aussi de récuperer des patins à glaces qu'on lui a dérobé) Régulièrement découvert et sans son aide, c'est probablement de graves sanctions qui l'attendais. Mais il y aura aussi fort heureusement pour le garçon quelques douceurs et drôleries récréatives quand par exemple il va se prendre d'affection pour un petit animal (Scène d'une vive beauté quand il dort avec le petit être fuyant les draps), ou en se tordant de rire (Scène irrésistible) avec Galia, après avoir récupéré ses precieux biens. Puis, un jour, pour rigoler, il fait dérailler un train. Les choses deviennent alors beaucoup moins bénigne et il va devoir s'enfuir, récherché par la police. En fuite dans une autre ville, il va croiser la route d'une bande de voleur qu'il ne va plus quitter. Les aidants au cambrilolage d'une bijouterie, il va se rendre malgré lui complice d'un crime, avant de pouvoir malgré tout rentrer au bercail (Une nouvelle fois avec l'aide de Galia), ses problèmes étant plus ou moins réglé. Inoubliable film, jonché dans toute sa durée, d'une peur lancinante, pénétrante, nourrie par un cinéaste avide d'une vision rude et acide, mais avant tout véridique de la société d'alors. A la fois dénonciateur et frondeur, son témoignage non dénué de terreur, met au banc des accusés les conditions rudimentaire d'un pays en proie au chaos et au désordre absolu. Et ce sont les enfants qui en sont évidemment les premières victimes, engloutis dans une misère dont il semble impossible de se dépêtre. Et quel superbe choix d'acteur que celui qui tient le premier rôle. Grâce au magnatisme absolument incroyable que dégage son (magnifique) visage, c'est tout le traumatisme d'un peuple que l'on prend de plein fouet. Regard à la fois halluciné, inquiet et toujours au aguets, qui s'attend toujours au pire. le pire qu'il subit d'ailleurs de la part du voleur des patins qui va se défouler sur lui. Il sera consoler par sa copine qui lui sortira cette magnifique réplique : "Ce qui font ça au enfants devraient dormir en prison". De la tendresse aussi chez lui quand il va rendre une sympatique visite aux prisonniers Chinois (Il va même donner un baiser affectueux à l'un d'entre eux) Récompensé à Canne de la caméra d'or du meilleur premier long métrage, celui ci nous fait découvrir le talent d'un cinéaste qui relève tout simplement du géni. Et son oeuvre est d'autant plus marquante, qu'elle est totalement autobiographique. La caméra lui aura sans doute permis d'exorciser pas mal de ses mauvais souvenirs en les revivants derrière l'objectif. Ce drame renvoie inévitablement au magnifique "L'enfance d'Ivan", la blondeur des deux enfants déteignant sur la noirceur de l'état des lieux et des séquelles endurées. Pour ce film, comme pour son acolyte, un chef d'oeuvre essentiel !
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
17 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un film puissant à découvrir absolument,
Par LD (Paris, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 10 COMMENTATEURS) (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bouge pas, meurs et ressuscite (DVD)
Un chef-d'oeuvre aux yeux de la plupart des spectateurs qui l'ont découvert, assez éberlués, au début des années 90. A l'époque où un vent de liberté soufflait enfin dans le cinéma russe - il s'est malheureusement assez rapidement estompé - le film de Kanevski était le plus intègre, le moins inféodé à l'air du temps, et sans aucun doute le plus puissant. Kanevski, lui-même mauvais garçon comme son personnage Valerka, par la suite emprisonné, n'a réalisé que deux films de fiction à plus ou moins forte dimension autobiographique - Une Vie indépendante, hélas indisponible en dvd, est à la fois une suite et une revisitation de Bouge... - et un documentaire, Nous les enfants du XXème siècle, vision crue et dérangeante du sort réservé aux enfants des rues dans le Saint-Pétersbourg du milieu des années 90. Depuis, plus rien. Peut-être cela est-il dû à un blocage créatif, mais on craint que ce soit plutôt son décalage avec la Russie poutinienne et la main-mise de Nikita Mikhalkov sur l'Union des cinéastes qui aient contribué à réduire au silence une personnalité aussi singulière que Kanevski.Chronique d'une adolescence dans une contrée perdue de l'est de l'Union soviétique de l'après-guerre (voir synopsis), Bouge pas... donne une forme magnifique aux souvenirs du cinéaste dans un noir et blanc à la fois brut et très travaillé, comme les souvenirs. Le film, post-synchronisé comme tous les films soviétiques et russes jusqu'à une date relativement récente, a une bande-son élaborée par Kanevski lui-même, qui fait les voix de certains personnages, siffle, chante, etc., donnant une couleur particulière à la recréation de ses propres souvenirs. Sa position de démiurge est d'ailleurs remise violemment en question à la fin du film, dure pour le spectateur comme pour le réalisateur, qui se montre sous un jour cru de manipulateur. Au-delà du cadre assez désespérant, la vitalité des jeunes personnages (et des acteurs qui les incarnent) est plus forte que tout. Le jeune Pavel Nazarov est éblouissant de bout en bout, et un peu l'équivalent pour Kanevski de Jean-Pierre Léaud pour François Truffaut. Dans Nous les enfants du XXème siècle, une scène terrible montrait Nazarov en prison, reproduisant le schéma de ce qui était arrivé à Kanevski, mais apparemment en pire - Nazarov avait déjà l'air comme détruit, déshumanisé. Je ne sais pas évidemment pas ce qu'il est devenu depuis, mais ce que Kanevski aura capté de cet adolescent qui avait lui aussi déjà beaucoup vécu est absolument exceptionnel. Dinara Droukarova trouvait là son premier rôle, elle qui désormais vit et tourne en France (cf. mon commentaire sur le très beau Depuis qu'Otar est parti... de Julie Bertuccelli). Le titre, qui provient d'un jeu qui serait un peu l'équivalent de 'Un, deux, trois, soleil', a de forts échos dans le film, non seulement dans le récit lui-même, mais aussi parce que cette oeuvre a sans doute été une manière pour Kanevski de ressusciter en tant qu'homme et en tant que créateur. Film à n'en pas douter chrétien, il se pose la question de la rédemption et de la grâce (sans que le film tombe pour autant dans le spiritualisme). Deux entretiens en bonus, un avec Vitali Kanevski, très intéressant, qui revient sur certains des aspects que j'ai rapidement évoqués dans mon commentaire, sur ce que ce film a pu représenter pour lui au-delà de sa réalisation. L'autre entretien est avec Dinara Droukarova. Deux compléments de qualité, qui éclairent quelque peu le film. Le plus important étant tout de même que la copie utilisée est plutôt bonne, respecte à peu de choses près le cadre et les contrastes du N&B. Une édition plus qu''honnête dans l'ensemble. Un film à découvrir absolument, et à chérir. A quand l'édition d'Une Vie indépendante, peut-être un peu moins réussi mais qui est le complément indispensable de cet astre noir? Un coffret comprenant les deux films s'impose. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
8 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
How the Russians treat their children,
Par arnold van dongen "nol" (Utrecht, Pays-Bas) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bouge pas, meurs et ressuscite (DVD)
Made out of his own memories Vitali Kanevski shows how hard life is for russian's children. Left without care and mistreated by adults, they have to fight their way through life.And although it might seem contradictional, there is some poetry in the showing how their curiosity wins of the fear for the unknown dangers. In his later movie 'Une vie indépendante' Kanevski shows the same subject more related to the Sovjet party-style of dealing with children. Everybody who feels related to Eastern-Europe's children in general and the way in which they become what they are later, i.e. what the treatment of children tells about a whole culture, must see this movie. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Partagez votre opinion avec les autres clients: Créer votre propre commentaire
|
Commentaires client les plus récents |
|
|
|