Pierre Boulez est né à Montbrison (Loire) en 1925. En 1942, il est l'élève d'Andrée Vaurabourg (1894-1980) et d'Olivier Messiaen (1908-1992) au Conservatoire de Paris, qu'il quitte avec fracas pour aller étudier le sérialisme avec René Leibowitz (1913-1972), avec lequel il se brouille également. En 1969, il fonde « l'Institut de recherche et coordination acoustique/musique » (IRCAM), qu'il dirige jusqu'en 1991. En 1976, il prend également en charge l'Ensemble intercontemporain. Boulez est par ailleurs apprécié pour ses interprétations du répertoire du début du vingtième siècle.
Parmi les oeuvres qu'il a écrit à ce jour, on peut en particulier noter la Sonatine pour flûte et piano (1946), trois Sonates pour piano (1946, 1948, 1957), « Structures » pour deux pianos (1949-1961), un Quatuor à cordes, ou « Livre pour quatuor » (1949), « Le soleil des eaux » (1950-1965) pour voix et orchestre et « Le Marteau sans maître » (1954) pour voix et cinq instruments, sur des poèmes de René Char, « Pli selon pli » (1957-1962, révisé 1989) pour soprano et orchestre, sur des poèmes de Stéphane Mallarmé, « Domaines » (1968), « Cummings ist der Dichter » (1970) pour choeur et orchestre, « ...explosante/fixe... » (1972-1993) à la mémoire d'Igor Stravinsky, « Rituel in memoriam Bruno Maderna » (1975), « Répons » (1981-1988) pour six solistes, orchestre et dispositif électronique, ou bien encore « Dérive I » pour six instruments (1984) et « Dérive II » pour onze instruments (1988-2006).