ParMélomaniac1ER COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEURTOP 10 COMMENTATEURS
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William Boyce (1711-1779) fut nommé maître de musique de Georges II en 1757. Regroupées sous l'opus 2, les huit symphonies publiées en 1760 proviennent d'odes ou opéras précédemment écrits dont elles constituaient l'introduction musicale. L'effectif des cordes, hautbois, bassons et clavecin se trouve augmenté de deux flûtes (symphonies 1, 7, 8), deux cors (n°4) et même deux trompettes & timbales (n°5) au service d'un langage clair, fluide et indéfectiblement élégant. Ces oeuvres révèlent une esthétique de transition entre le concerto grosso haendélien et l'équilibre du classicisme auquel des rythmes de danse apportent une vitalité bienvenue. Tandis que la n°8 (en ré mineur) distille quelques affetti typiques du style galant.
Avec son Academy, Neville Marriner avait enregistré une délectable interprétation de ces pages (Decca). Sur instruments anciens (accordés au la 415), le présent album de l'English Concert capté en juin 1986 se montre charmeur et convaincu, modulant finement la délicate palette expressive : préférable à l'approche de Christopher Hogwood (Oiseau-Lyre, 1992), très plaisante mais d'un abord plus lisse et quelconque. Si vous vous intéressez à ce répertoire baroque anglais, voyez aussi les Ouvertures de Thomas Arne (1710-1778), contemporain quasi exact de Boyce : le susdit Hogwood et son Academy of Ancient Music alors tout nouvellement formée (1973) en avaient gravé un remarquable disque qui vient d'être tout récemment réédité.