C'est suite à un concert de Marek Janowski à Dijon, avec déjà Brahms au programme (la Troisième symphonie), que l'envie d'acquérir ce disque m'est venue. On retrouve le style sans chichi de ce chef d'une grande probité. Rien d'aveuglant ici, mais une capacité à disséquer les plans sonores et à galvaniser les musiciens, qui donnent le meilleur d'eux-mêmes. Le solo de cor dans le troisième mouvement de la Troisième est par exemple superbe dans l'esprit et la couleur. Une impression étrange nous assaillit à l'écoute de ce disque : on se dit que tout est parfait et qu'on n'a besoin de rien d'autre. En fait, je me contente dans ces deux symphonie de Brahms de cette version à présent, et parfois d'une très ancienne version de Bruno Walter à New York.
La prise de son est précise, nette, sans artifice, avec une image stéréo étroite mais crédible.