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J'ai 10 ans..., 15 août 2008
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... Je sais que c'est plus vrai mais j'ai 10 ans.
N'allez surtout pas croire que je me sois trompé d'artiste, mais se court extrait d'une vieille chanson de Souchon me ramène inévitablement aux souvenirs de l'année 1979. L'un d'entre eux est à ranger instantanément dans la catégorie "Premier choc musical". J'ai alors une dizaine d'années et voilà que je prend en pleine gueule la baffe la plus jouissive qu'il m'est été donné de recevoir (je n'suis pas SM rassurez vous). "Breakfast in America" fut comme un électro-choc, une révélation: Quoi qu'il arrive désormais, ma vie sera guidée par et pour la musique.
Mon propos n'est pas de vous convertir à la musique de Supertramp, il est sans doute trop tard pour ça, mais de faire (peut être) prendre concience à la génération "Portables-Jetable-Téléchargeable", tout le plaisir que l'on éprouve au contact d'une oeuvre originale tel que celle ci. Le souvenir que j'en ai tient autant de la musique du groupe, que de l'élaboration de cette époustouflante pochette dont j'aimais à regarder chaques détails (du hublot de l'avion plongeant sur une GROSSE Pomme..., jusqu'au NY maquetté avec divers boites alimentaires, etc...). Sans parler de SA production, qui, 30 années (!!!) plus tard, laisse encore à penser que la musique de Supertramp a fait bien plus que traverser les continents: Une référence en la matière.
Voilà ! C'était ma petite pierre à l'édifice d'une certaine splendeur stylistique et musicale (sa doit être ça la nostalgie) dont Supertramp demeure l'une des plus éminente représentation. Thanks Guys ! 20/20
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Un son pop-rock si particulier!, 14 juillet 2006
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J'adore ce Cd de la bande à Roger Hodgson! Supertramp a marqué des générations entières avec ses chansons rythmées, ses mélodies mi piano-mi guitares lourdes, ses voix aigues, ses solos de saxophone et ses titres incontournables comme Logical Song, Goodbye Stranger, Take the Long Way Home, Gone Hollywood et j'en passe! Personnellement, il n'y en a aucune que je n'aime pas dans cet album.
Certes on peut se dire que ça a vieilli, surtout quand on voit leurs clips (toute ressemblance physique avec les Bee Gees est fortuite, lol) mais ce son reste absolument indémodable et donnera toujours des frissons et des envies de bouger et de chanter! Pour ceux qui ne connaitraient pas ce groupe, achetez ce CD, il est bien meilleur que certaines choses qui se font maintenant!
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CHRONIQUE DE JEAN MARC BAILLEUX MAGAZINE ROCK&FOLK, 7 décembre 2011
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CHRONIQUE DE JEAN MARC BAILLEUX MAGAZINE ROCK&FOLK DECEMBRE 1979 N° 155 Page 92/93
6° Album 1979 33T Réf : A&M AML 64747
Etonnamment, Supertramp ne doit rien ou presque au rock dans ce que furent ses modes d'expression en vogue ces dix ou quinze dernières années : le blues n'y fait que de rares incursions ("Ain't Nobody But Me", "Remember"...), le "symphonisme" n'y vient qu'en filigrane ("Crime Ot The Century"" - le titre), on n'y retrouve aucun des tics du jazz-rock. L'ignorance totale, sinon le mépris de la mode ; aucune concession à l'esthétique disco - la musique de Supertramp a toujours été naturellement dansante - ou à la gadgeterie électronique "per se". Le style et le feeling sont discrètement jazzy.
Supertramp, c'est un peu l'épure réduite aux lignes de la force d'un croisement monstrueux du premier Caravan avec Procol Harum, considérés l'un et l'autre comme des groupes marginaux du rock. De Caravan la légèreté et la prégnance mélodique des meilleurs titres de Pye Hastings, le goût des signatures rythmiques inusitées et des tempo nerveux et rebondissant, du jeu passionnément inventif et pourtant si simple de Richard Sinclair, la joliesse et l'efficacité des harmonies vocales, l'usage parcimonieux mais lumineux des anches et de la flûte ...De Procol Harum l'omniprésence, même discrète, et l'hégémonie du piano acoustique, un humour pince-sans-rire un tantinet aristocratique, l'attachement évident, sous des manifestations pourtant très différentes à un certain traditionalisme ; la pompe procolienne trouvant un équivalent dans le souci de perfection structurelle des compositions et des arrangements de Supertramp.
Si Roger Hodgson est le pendant de Pye Hastings, si John Anthony Helliwell est celui de Jimmy Hastings, Richard Davies pourrait bien être un fils spirituel de Gary Brooker mâtiné de Sinclair. De celui-là il a jusqu'à la similitude physique, le côté frac et haut-de-forme du pilier de champ de courses avec un soupçon d'éthylisme fin de race, l'esprit ; de celui-ci la lettre, une certaine similitude de style instrumental, d'éducation musicale imprégnée de jazz et de souvenirs classiques, de style à la fois décharné et lyrique. Il y a chez Rick Davies le même paradoxe que chez Gary Brooker ; l'ascèse y côtoie l'appétit de jouissance ; un jeu sec et nerveux tente de maîtriser un élan, de contraindre une folie. C'est peut être là une des raisons principales pour lesquelles les plus grandes réussites du groupe portent toutes la marque d'un travail minutieux, voire maniaque, plaqué sur la matière brute de l'inspiration.
C'est pourquoi tous les plus grands succès du groupe (« School », « Dreamer », « The Logical Song »,
« Sister Moonshine »....) sont sans exception ce que Davies appelle des « efforts de construction et de structure ». C'est également pour cette raison que tous les morceaux plus improvisés, plus débridés, comportent, à l'exception peut être de « Aries », une partie très structurée qui semble chaperonner leur liberté.
« Breakfast In America » est à ce jour la réalisation la plus complète et la plus sophistiquée des productions de Supertramp . Depuis « Even In The Quietest Moments », le groupe veille seul à sa direction artistique, de la création au studio. Les musiciens mettent l'accent sur l'aspect résolument plus collectif qu'auparavant de leur travail, sur l'importance indiscutable de l'apport de chacun. Et de fait, cela ne peut être sans incidence sur le son général. Alors que le son de « Even In The Quietest Moments » diffusait dans toutes les directions, le groupe explorant de nouvelles sonorités, poussant en avant des instruments qui jusqu'alors se contentaient d'un rôle discret d'accompagnement (la guitare acoustique de « Give A Little Bit » ou les synthétiseurs de « Fool's Ouverture »), la matière de « Breakfast In America » est plus ramassée, plus dense, plus sédimentée. « Breakfast In America » accentue encore l'enrichissement (quantitatif), la prolifération des arrangements qui faisait l'essentiel de l'évolution, de « Supertramp » à « Crime Of The Century » puis « Crisis ? What Crisis ? » . C'est en quelque sorte l'anti « Supertramp », aussi touffu que celui-ci pouvait être dépouillé. Les thèmes principaux du premier album baignaient dans une transparence limpide, ceux de « Breakfast In America » semblent nimbés d'un voile opaque.
Paradoxalement, alors que les mélodies de Roger Hodgson sont si légères, les paroles de ses chansons sont celles qui semblent vouloir dire quelque chose de sensé. Pas de volonté de « message » (on n'en est plus là dans le « song writing » moderne depuis des lustres), mais une peinture délicate et sensible, à la fois attendrie et un brin cynique des petites choses de la vie, façon détournée d'aborder les grands problèmes ontologiques et philologiques (!). Hodgson est une espèce de moraliste moderne empreint d'un soupçon de mysticisme. Richard Davies, lui, c'est plus près de la tradition plus ou moins beatlesienne et en tous cas typiquement britannique du nonsense et des nursery rhymes : lorsque ses chansons ne sont pas purement et simplement des love songs (« Oh Darling », « Downstream »), elles s'attachent à des sujets plus intimes, moins propices à généralisation que ceux de Roger Hodgson « Just Another Nervous Wreck », « Casual Conversations » ou le « From Now On » de « Even In The Quietest Moments ») ou content de petites histoires, des anecdotes plus ou moins métaphoriques à la « Eleanor Rigby » .
Les chansons de Supertramp, et ce n'est certainement pas étranger à leur succès en période de crise (morale, sociale, économique, individuelle), sont le plus souvent résolument positives, et elles l'ont toujours été en remontant du « find yourself a new ambition » (trouvez-vous un nouveau projet) de « Child Of Vision » ou « There's no use in quiting/When the world is waiting for you » (il n'y a pas de raison de s'arrêter quand le monde attend après toi) jusqu'au « Try Again » (essaie encore » du premier album en passant par « If Everyone Was Listening » (« Crime Of The Century ») et « Babaji » (Even In The Quietest Moments »).
La critique débouche toujours sur l'espoir ou l'exhortation. On est avec eux aux antipodes du « no future » de la new wave. Le futur sera ce qu'on le fera, il suffit d'y croire, de se donner un but et de faire tous les efforts pour l'atteindre. N'Est-ce pas précisément ainsi que Supertramp à réussi.
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Les talents de Roger Hodgson et Richard Davies sont étonnamment complémentaires : à celui là
Le génie mélodique dans la création pure, à celui-ci le sens de la construction et le l'excitation rythmique (Jean Marc Bailleux)
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MAGAZINE BEST DECEMBRE 1979 N°137 Page 48 (Sacha Reins)
En 1979 enfin sort « Breakfast In America » qui fait le malheur que vous savez.
Pour la petite histoire, sachez que le groupe fidèle à sa ligne de conduite, refuse d'aller aux cocktails et autres réceptions organisés en son honneur mais que, pour le représenter dans ces opérations promotionnelles, il envoie à sa place Libby la serveuse qui est photographiée sur la pochette de l'album. Celle-ci, vieille actrice au chômage reconvertie dans la photo publicitaire, elle est devenue une star au Japon. Elle demande maintenant 750 Dollars par jour plus l'avion première classe et l'hôtel cinq étoiles.
- On voulait la faire venir à Paris mais , et elle a maintenant un manager qui s'occupe d'elle, ses prix ont encore augmentés, pleure un représentant de A&M. Elle est trop chère pour nous, elle est trop célèbre.
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