Critique
Joan Osborne est libre et donc imprévisible. Après avoir connue la gloire mondiale avec un album écrit elle-même, elle s’est illustrée pendant dix ans en réinterprétant des standards du blues, du jazz et de la soul, mais aussi en tant qu’interprète aux côtés des plus grands, soit le temps de duos (Bob Dylan, Isaak Hayes) ou en tournée (The Grateful Dead).
Si elle a choisi «
Breakfast In Bed » en guise de chanson éponyme pour l’album (seize titres interprétés par une blonde aux yeux clairs), c’est parce cet album est un hommage à la blue-eyed soul ! Et qui mieux que Dusty Springfield pouvait représenter ce genre dans l’histoire de la musique ?
L’album symbolise donc la carrière plurielle de la chanteuse, puisqu’il comporte de nombreuses reprises effectuées dans les règles de l’art (cuivres et orchestre) tels
« I've Got To Use My Imagination » de Gladys Knight And the Pips,
« Aint No Sunshine » de Bill Withers, et six titres écrits par Osborne, tel
« Eliminate the Night », loin de faire pâle figure aux côtés de ces classiques.
Deux titres live sont offerts en bonus, extraits du documentaire de Paul Justman,
Standing in the Shadows of Motown (2002), sur les Funk Brothers, ces musiciens artisans du son Motown de Detroit entre 1959 et 1972, dans lequel Osborne apparait.
Un album qui permet de découvrir une autre facette d’une artiste sereine, bien que trop ignorée.
Anne Yven - Copyright 2012 Music Story
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