[...]Jack White,(pré)dominante moitié des White Stripes, en plus d'en remplir ses disques à la gueule, il en a aussi saisi l'esprit et l'essence, du rock. Avec ses potes Brendan Benson et la ryhtmique des Greenhornes, il vient de sortir un disque comme on n'en fait plus, ou comme plus personne ne sait en faire (ce qui revient au même).
On peut imaginer ces quatre olibrius ressortir des étagères les vieux vinyles de tous les groupes anglais fin 60's début 70's, en tirer encore une fois la quintessencielle moelle, tout ça donnant The Raconteurs. Car passé l'irrésistible « Steady as she goes » qui ouvre le bal et doit empêcher de dormir Weezer et autres Foo Fighters, tout dans ce Cd renvoie au London 67-71.
Les Who de « Tommy » pour « Hands », le 3éme Led Zep pour « Broken boy soldier » (avec même une imitation correcte du chant de Robert Plant ), Lennon - Jagger - Richards pour le slow début 70's « Together » (dernier truc ressemblant : « Don't cry » des Guns'n'Roses il y a ... quinze ans).
Ensuite, on passe sans problème des riffs dévastateurs de « Level » à un « Yellow sun » qui rappelle les Kinks de « Lola » ou « Autumn Almanac ». Quant au dernier morceau, « Veins », ce doit être celui que Lenny Kravitz essaye désespérément d'écrire depuis vingt ans.
Voilà . The Raconteurs . 33 minutes et 44 secondes sans rien à jeter. Vous comptiez écouter quoi cet été ?