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Commentaires client les plus utiles
19 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Véritablement enthousiasmant !,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Brotherocean (CD)
Pour son quatrième effort, la plus captivante des formations françaises revient avec un album ensorcelant et vivifiant.Cette fois on pourra dire qu'il est bel et bien là l'album de la maturité pour Jonathan Morali et ses quatre acolytes. On les avait laissés en 2008 dans la grisaille d'un Ghost Days parfaitement ancré dans son sujet. Aujourd'hui le brouillard s'est levé, dévoilant sous nos yeux ébahis la nouvelle création d'un artiste qui aspire à d'autres horizons. Jamais encore notre songwriter n'aura semblé s'ouvrir autant sur l'extérieur, lui qui est habitué à composer ses joyaux dans l'intimité de son appartement. Quelques références littéraires par-ci, des appels à l'évasion par-là, une volonté d'impliquer toujours un peu plus ses partenaires de scène dans le processus d'enregistrement, et nous voilà embarqués par temps calme dans 45 minutes d'invitation à la contemplation, baignés par des chaeurs envoûtants et omniprésents. L'aeuvre est concise mais s'articule autour d'une envie bien précise, avec l'océan pour terrain de jeu récurrent, et devient ainsi parfaitement cohérente. On se retrouve alors plus que jamais pendu aux lèvres du capitaine Morali, poète à la voix de velours, dont on boit les paroles avec délectation. Pour ce quatrième effort, Syd Matters reprend le contrôle d'un gouvernail qui les avait menés sur des terres plus folk que jamais. Brotherocean marque donc le retour à l'utilisation de quelques sonorités non-acoustiques, et à des mélodies plus pop, pour finalement effectuer une sorte d'alchimie qui transcende les genres et caractérise bien des formations maîtresses de leur art. L'entrée en matière est saisissante, dévoilant un enchaînement de morceaux étonnement enjoués, avec pour point d'orgue le single Hi Life, hymne à la vie ensorcelant et véritable perle de ce nouvel album. Un premier constat s'effectue alors, jamais les créations du groupe n'auront autant reposé sur le travail des voix, comme si l'on assistait à un phénomène de totale communion, apportant la chaleur à laquelle nous n'étions jusqu'ici pas vraiment habitués. On se rappellera toutefois au bon souvenir de Someday We Will Foresee Obstacles qui reste probablement jusqu'ici leur disque le plus unanimement salué, et dont l'écho se fait entendre avec des titres comme les formidables A Robbery et River Sister aux tournures mélodiques et arrangements familiers. De toute évidence chacune de ces créations a bénéficié d'un soin tout particulier, où chaque élément arrive en temps et en heure, construisant de toutes pièces une architecture longuement réfléchie qui ne laisse que peu de place au hasard. Un travail acharné qui va même jusqu'à rappeler les exigences d'un Thom Yorke rattrapé l'espace d'un instant par son élève sur ce tour de force au nom de Rest que nous avions déjà pu croiser sur l'EP Hi Life. Clin d'aeil volontaire ou non, tout est réuni dans ce morceau pour nous aider à effectuer ce rapprochement : la douce rythmique de piano désarticulée, le chant grave et habité, le jeu de batterie à la Phil Selway et même le final de beats électroniques qui font de ce morceau notre Videotape national. Mais ne nous méprenons pas, tout ici reste gravé profondément par la signature très reconnaissable de Syd Matters, une aeuvre véritable où la beauté émane tout aussi bien de la simplicité d'arrangements dépouillés que de passages plus élaborés. On évoquera ainsi avec le même ravissement We Are Invisible et ses arpèges façon Nick Drake, I Might Float et son final incantatoire, Hadrian'Wall et ses percussion tribales, et enfin cette délicieuse piste cachée aux charmes immédiats. Brotherocean s'installe en pleine lumière, apportant une grosse bouffée d'oxygène à une discographie d'ores et déjà exemplaire. On n'oubliera pas d'associer à cette réussite Olivier Marguerit (avec quelques retours à la flûte pour notre plus grand plaisir), Rémi Alexandre, Clément Carle et Jean-Yves Lozac'h car si leur contribution semble plus que jamais décisive, c'est bel et bien en concert que prend forme dans toute son ampleur le talent de cette formation. Et ça tombe bien car une tournée prometteuse se prépare. Véritablement enthousiasmant ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
De l'orfèvrerie,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Brotherocean (CD)
Syd Matters taille sa route comme d'autres un diamant.C'est flamboyant. C'est quand ils seront connus à l'étranger que le public français va réagir. Ceux qui suivent Syd Matters depuis le début savourent à l'avance le moment où le groupe va s'imposer comme une évidence. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5.0 étoiles sur 5
Etat de grace,
Par
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Brotherocean (CD)
Petit à petit Jonathan Morali est parvenu à imposer son précieux psychédélisme pop dans le paysage musical français. Et ce n'est pas le délicieux (déjà) 5ème album qui viendra démentir cet heureux état de fait. Et on ne peut, au passage, que remercier les Inrockuptibles (organisateur du concours qui fit découvrir Syd Matters).Autant le dire de suite, Brotherocean peut être considéré comme l'album de la maturité mais aussi celui d'une mutation. Maturité parce que, clairement, le sujet n'a jamais été à ce point maîtrisé. Jonathan et ses acolytes nous offrent, en l'espèce, une perfection psyché-pop où on cherche la faille, vainement. Mutation aussi donc. C'est évident dans la sérénité ici affichée par une musique jadis cafardeuse. On le ressent d'ailleurs tout du long d'un album (presque toujours) ensoleillé où les arpèges de la guitare, les entrechats de la flûte, la voix brumeuse de Jonathan, les claviers tournoyants, les chaeurs acidulés ou aériens et une rythmique parfaite de discrétion et d'efficacité concourent à la création d'une pièce simplement belle et réellement trippante étant entendu que le psychédélisme de Syd Matters est toujours tout à fait d'actualité ce qui, avec un nom pareil (Syd (Barrett) compte) ne surprend pas vraiment. Plus important, aucune des dix compositions (11 avec la ghost track suivant Hadrian's Wall) ne déçoit. C'est assez rare pour être signalé. Il faut le dire, depuis bientôt dix ans qu'ils nous accompagnent, Syd Matters n'ont jamais produit le moindre mauvais album. La question, à partir de là, est de savoir s'ils en ont sorti un meilleur que Brotherocean... En attendant le prochain (vivement !), on peut en toute confiance affirmer que non. Personnel: - Jonathan Morali: chant, guitare, claviers - Rémi Alexandre: guitare, claviers, choeurs - Olivier Marguerit: guitare, claviers, flute, choeurs - Jean-Yves Lozac'h; basse, claviers - Clément Carle: batterie, choeurs Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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