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13 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un grand classique,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Brothers And Sisters (CD)
Cet album fut sans doute le plus douloureux à produire pour les Allmans. En effet, un an après la mort de Duane Allman, c'était au tour de Berry Oakley, bassiste fondateur du groupe, de disparaitre dans un accident demoto, après avoir débuté l'enregistrement de ce disque.Ce qui fait la force de cet album, c'est que les Allman, loin de répéter les formules des albums précédents, changent de style sur celui ci. La principale nouveauté réside dans l'arrivée de Chuck Leavell au piano, ce qui fait que Dickey Betts assume (et avec quel brio !)le rôle de guitariste unique. Les compositions sont toutes exceptionnelles, depuis le rock de Wasted words à la country de Ramblin man (un des grands classiques de dickey betts), en passant par le génial instrumental Jessica. C'est le dernier véritable grand classique des Allmans, qui mettront 30 ans avant de ressortir un album de cette qualité avec l'excellent "Hittin' the note" Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un album Betts et méchant !,
Par JEAN-CLAUDE "les années rock 60/70" (france) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Brothers And Sisters (CD)
On a généralement tendance à mettre en avance le Live At Fillmore East et Eat A Peach, dès lors que l'on évoque la discographie d'Allman Brothers Band. Et on oublie qu'il y a eu un géantissime Brothers And Sisters, sorti en 1973 et premier album paru sans Duane Allman, et partiellement, sans Berry Oakley, mort dans les mêmes circonstances (accident de moto) que son pote, pendant les sessions d'enregistrement. La mort du cadet de la famille Allman donne l'occasion de sortir du chapeau un Richard Betts, considéré au sein des siens, comme meilleur guitariste que le défunt Duane. On flairait bien un talent mais jusqu'alors il avait étouffé dans l'aeuf pour les besoins de la cause. Dans Brothers And Sisters, Dickey Betts donne la pleine mesure de cet énorme potentiel, tant à l'écriture car il est l'auteur de la plupart des titres, qu'au chant où il est efficace et agréable, qu'à la guitare où il excelle. C'est son album et c'est lui qui en fait la force et la grande teneur. Son savoir-faire mélodique éclate au grand jour dans cet extraordinaire morceau au refrain accrocheur qu'est Ramblin' Man. Si Betts prend une envergure plus ample dans l'Allman Brothers Band, le petit nouveau Chuck Leavell aux claviers trouve bien vite ses marques et une complémentarité intéressante qui se ressent sur l'album. Ce Brothers And Sisters, qui flaire bon la communauté hippie (un poster de la famille Allman élargie aux oncles, cousins, cousines, tantes, descendants, chats, chiens... était proposé dans le package du LP), est d'une grande fluidité, dynamique, chaleureux dans ses sonorités, moderne (il n'a pas vieilli), bien maîtrisé sur le plan de la technique (merci Mr Sandlin). Aucun titre n'est à écarter. Le seul (et encore !) qui puisse paraître un peu vieillot, c'est la reprise de Trade Martin, Jelly Jelly. Mais un petit retour en arrière, pour ne pas oublier d'où l'on vient, n'est pas vain. Que ce soient les deux morceaux proposés par Gregg Allman, Wasted Words et Come And Go Blues, l'instrumental fantastique Jessica, qui fut l'indicatif d'une émission nocturne de Claude Villers sur France Inter, le blues acoustique enjoué Pony Boy ou le plus classique et vitaminé Southbound, tous contribuent à faire de Brothers And Sisters un excellentissime disque de blues rock bien percutant et très efficace. On voudrait que ça ne s'arrête jamais !
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Quand c'est bon, c'est bon !,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Brothers And Sisters (CD)
un vieux disque des Allman Brothers dont je n'avais pas la version en CD Brothers and Sisters. Groupe de blues américain fondé par les frangins Greg (orgue et chant) et Duane (guitariste) Allman entourés d'une bande de nombreux compères doués, ils sont à l'origine au début des années 70 d'un courant musical bluesy le Southern Rock où s'illustreront des groupes comme Lynyrd Skynyrd. C'est sur scène qu'ils s'exprimaient réellement avec des concerts de près de trois heures au moins, où les solos entre guitaristes étaient autant de règlements de comptes à OK Corral sur un fond de duel basse/batterie qui laissaient pantois les spectateurs. Leur mythique double album Live At The Fillmore East en donne un mince aperçu. Le décès prématuré du génial Duane fin 1971 ne les empêchera pas de continuer leur carrière et le Brothers and Sisters sorti en 1973 était la preuve de leur talent toujours intact. Pour le public Français de cette époque, c'est le disque avec Jessica, l'instrumental qui fut l'indicatif d'une fameuse émission nocturne de Claude Villers sur France Inter. Musique typiquement américaine, festival de slide guitare sinueuse (Dicky Betts) et de guitares (Les Dudek), nappes d'orgue et rythmique étoffée (deux batteurs !) avec congas en prime ! La musique des grands espaces pour un road movie au volant d'un pick-up le long des longues routes au caeur des USA. Ah ! Le Ramblin'Man et ses duels de guitares limpides, Jessica et son piano fabuleux sur lequel la guitare magique tresse des envolées grandioses boostée par la batterie et les percussions qui poussent au cul pendant 7mn28 et dont on voudrait que ça ne s'arrête jamais, comment oublier Southbound et là encore ses guitares irrésistibles qui se la donnent pendant 5mn08 et le reste du disque est largement aussi bon. Brothers and Sisters ou quand la famille a du bon !
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