Un Essentiel amazon.fr
Sorti en 1985, Brothers In Arms est l'un des plus gros succès commerciaux de toute l'histoire du rock anglais, détrônant même Dark Side Of The Moon de Pink Floyd. La sortie de "Money For Nothing" en single (joué avec Sting lors du Live Aid) avait certes, à l'époque, préparé le terrain, tout comme le clip (en images de synthèse) qui était passé à maintes reprises sur MTV (la chanson lui est d'ailleurs consacrée). Un succès qui s'explique d'abord par l'éblouissante technique guitaristique de Mark Knopfler et par son sens hors norme de la composition. Du morceau titre à "Money For Nothing", en passant par "Ride Across The River" ou "Walk The Life", Knopfler évoque tour à tour Dylan, Springfield et Pink Floyd, puis s'en éloigne pour mieux entrer dans un univers qui n'appartient plus qu'à Dire Straits. --Philippe Margotin
Critique
« Frères d’armes » est enregistré de novembre 1984 à mars 1985 aux studios Air de Montserrat et Londres avec les nouveaux arrivants, le multi-instrumentiste Guy Fletcher, le guitariste américain Jack Sonni et le batteur de Jazz-fusion Omar Hakim (qui assure toutes les parties de batterie, sauf celle de l’intro crescendo de « Money For Nothing » improvisée par le batteur habituel du groupe, Terry Williams). Cet album est capital dans l’histoire de la Rock Music. D’abord parce que la plupart des compositions de Mark Knopfler sont parmi ses meilleures jusqu’ici, et aussi par sa qualité technique, son nouveau format, ses récompenses et ses ventes phénoménales. Brothers In Arms est le premier album enregistré entièrement avec le système digital à être publié directement sous le format CD (pas le premier album digital enregistré, cet honneur revenant au Bop Till Tou Drop de Ry Cooder en 1979).
N°1 aux Etats-Unis le 31 août 1985, il reste à cette place pendant neuf semaines et est classé dix mois consécutifs dans les dix meilleures ventes ; il s’y est vendu près de dix millions de copies. Egalement n°1 en Grande Bretagne où il détient le record de la plus grosse vente d’albums de la décennie, et vient en quatrième position dans les meilleures ventes de tous les temps, où il a été certifié treize fois disque de platine. Le succès commercial est tel que les usines de CD de Phonogram ne fabriquent que lui pendant des semaines, sous-traitant même chez des concurrents, empêchant ainsi la fabrication d’autres productions. Alors encore dominé par le format LP 33 tours, le marché du disque bascule irrésistiblement grâce à ce succès significatif dans la production du format CD ; il est d’ailleurs le premier « CD d’or » certifié par l’industrie. A ce jour il s’en est vendu vingt cinq millions d’exemplaires à travers le monde. En France, il est largement favorisé à l’époque par la coïncidence de la baisse de la TVA sur les disques. Il obtient trois Grammy Awards, celui du meilleur son et du meilleur album rock, et vingt ans plus tard celui du meilleur son Surround pour sa réédition au format SACD. Devancé en avril 1985 par le 45 tours « So Far Away » (Knopfler y cite des classiques rock ‘n’ roll) qui est ignoré par les stations de radio américaines et qui ne parvient qu’à la 20ème place du hit parade en Grande Bretagne, l’erreur stratégique est vite réparée deux mois plus tard lorsque entre-temps les stations se sont précipitées sur l’imparable « Money For Nothing ». Réfractaire aux clips vidéo et agacé par l’importance de la chaîne MTV, Mark Knopfler s’en prend à la chaîne (« I want my MTV » répété à l’envi par l’ami Sting alors de passage à Montserrat, et dont la voix haut perchée fait pendant au ton « laid back » de Knopfler) ; son attaque en règle iconoclaste de la chaîne a un effet inverse. Son propre clip acerbe réalisé par ordinateur emballe les producteurs de MTV au sens de l’humour, qui, au lieu de le boycotter, le diffusent en boucle ! Ce titre est aussitôt n°1 aux Etats-Unis, n°4 en Grande Bretagne et un hit mondial. Sa célèbre introduction est la seule contribution à l’album du batteur de Dire Straits Terry Williams, et quant au son de guitare non moins fameux, il résulte d’un incident d’enregistrement.
Knopfler voulait obtenir le son de Billy Gibbons de ZZ Top (il lui avait d’ailleurs demandé auparavant de lui confier son secret, mais le Texan l’avait bien évidemment gentiment envoyé promener), en utilisant une guitare Gibson Les Paul Junior à travers un amplificateur Laney au lieu de sa Schecter Stratocaster emblématique adoptée dès Making Movies, et le son de sa guitare convenait parfaitement alors que les micros étaient mal disposés. Politiquement incorrects, des vers de la chanson verront Mark Knopfler accusé par certains critiques de sexisme et d’homophobie, déjà amorcée dans « Les boys » sur Making Movies, reproches dont il s’est toujours défendu. Le pleurnichard « Your Latest Trick » est surtout connu pour le relais au saxophone de la trompette de Randy Brecker, joué par son frère Michael, qui a été vite utilisé en démonstration par tous les marchands de saxophones de la planète pour aider à la vente de leur instrument.
Le thème général de la deuxième partie de l’album, de « Ride Across The River » à « Brothers In Arms » est inspiré par les guerres de l’époque en Amérique centrale. Cette dernière chanson émouvante en sol mineur a largement été utilisée comme fond musical pour des documentaires, des séries TV (Miami Vice), des films (Spy Game de Tony Scott) ou même par l’Armée du Salut.
Jean-Noël Ogouz - Copyright 2012 Music Story
N°1 aux Etats-Unis le 31 août 1985, il reste à cette place pendant neuf semaines et est classé dix mois consécutifs dans les dix meilleures ventes ; il s’y est vendu près de dix millions de copies. Egalement n°1 en Grande Bretagne où il détient le record de la plus grosse vente d’albums de la décennie, et vient en quatrième position dans les meilleures ventes de tous les temps, où il a été certifié treize fois disque de platine. Le succès commercial est tel que les usines de CD de Phonogram ne fabriquent que lui pendant des semaines, sous-traitant même chez des concurrents, empêchant ainsi la fabrication d’autres productions. Alors encore dominé par le format LP 33 tours, le marché du disque bascule irrésistiblement grâce à ce succès significatif dans la production du format CD ; il est d’ailleurs le premier « CD d’or » certifié par l’industrie. A ce jour il s’en est vendu vingt cinq millions d’exemplaires à travers le monde. En France, il est largement favorisé à l’époque par la coïncidence de la baisse de la TVA sur les disques. Il obtient trois Grammy Awards, celui du meilleur son et du meilleur album rock, et vingt ans plus tard celui du meilleur son Surround pour sa réédition au format SACD. Devancé en avril 1985 par le 45 tours « So Far Away » (Knopfler y cite des classiques rock ‘n’ roll) qui est ignoré par les stations de radio américaines et qui ne parvient qu’à la 20ème place du hit parade en Grande Bretagne, l’erreur stratégique est vite réparée deux mois plus tard lorsque entre-temps les stations se sont précipitées sur l’imparable « Money For Nothing ». Réfractaire aux clips vidéo et agacé par l’importance de la chaîne MTV, Mark Knopfler s’en prend à la chaîne (« I want my MTV » répété à l’envi par l’ami Sting alors de passage à Montserrat, et dont la voix haut perchée fait pendant au ton « laid back » de Knopfler) ; son attaque en règle iconoclaste de la chaîne a un effet inverse. Son propre clip acerbe réalisé par ordinateur emballe les producteurs de MTV au sens de l’humour, qui, au lieu de le boycotter, le diffusent en boucle ! Ce titre est aussitôt n°1 aux Etats-Unis, n°4 en Grande Bretagne et un hit mondial. Sa célèbre introduction est la seule contribution à l’album du batteur de Dire Straits Terry Williams, et quant au son de guitare non moins fameux, il résulte d’un incident d’enregistrement.
Knopfler voulait obtenir le son de Billy Gibbons de ZZ Top (il lui avait d’ailleurs demandé auparavant de lui confier son secret, mais le Texan l’avait bien évidemment gentiment envoyé promener), en utilisant une guitare Gibson Les Paul Junior à travers un amplificateur Laney au lieu de sa Schecter Stratocaster emblématique adoptée dès Making Movies, et le son de sa guitare convenait parfaitement alors que les micros étaient mal disposés. Politiquement incorrects, des vers de la chanson verront Mark Knopfler accusé par certains critiques de sexisme et d’homophobie, déjà amorcée dans « Les boys » sur Making Movies, reproches dont il s’est toujours défendu. Le pleurnichard « Your Latest Trick » est surtout connu pour le relais au saxophone de la trompette de Randy Brecker, joué par son frère Michael, qui a été vite utilisé en démonstration par tous les marchands de saxophones de la planète pour aider à la vente de leur instrument.
Le thème général de la deuxième partie de l’album, de « Ride Across The River » à « Brothers In Arms » est inspiré par les guerres de l’époque en Amérique centrale. Cette dernière chanson émouvante en sol mineur a largement été utilisée comme fond musical pour des documentaires, des séries TV (Miami Vice), des films (Spy Game de Tony Scott) ou même par l’Armée du Salut.
Jean-Noël Ogouz - Copyright 2012 Music Story
Description du produit
En 1985, Dire Straits est un groupe déjà énorme, lorsque « Brothers In Arms » déboule soudain dans les bacs des disquaires pour devenir ce qui reste aujourd'hui leur plus gros succès commercial. Appuyé par une tournée de plus de deux cent dates organisée par Philips, qui profite de cet événement mondial pour lancer les premiers compact discs, la sortie de cet album historique tient en effet du raz de marée. Clip en images de synthèse diffusé en continu par MTV (Money For Nothing, tubes en cascades (Walk On Life, So Far Away), duo avec Sting (I Want My MTV).... le guitariste Mark Knopfler et ses hommes s'imposent définitivement comme un des plus grands groupes des années 80. Incontournable !
Descriptions du produit
Gazillion selling 1985 album. Fts "Money For Nothing", "Walk Of Life", "So Far Away"...