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15 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Et si c'était le meilleur ?,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bruckner : Symphonie n° 7 en mi majeur (CD)
Qui se serait attendu à voir la discographie de la 7° symphonie de Bruckner bouleversée en 2000 ? C'est bien ce qu'a fait Wand, de même qu'avec ses 4 autres disques brucknériens avec l'Orchestre philharmonique de Berlin (les 4°, 5°, 8° et 9°). Seul le magazine Répertoire a récompensé ce disque en France. Pourtant, après cette parution, il ne reste plus guère que Furtwängler à soutenir la comparaison, et peut-être Celibidache, Walter, Jochum, Klemperer ou Sanderling. Wand est peut-être seul à avoir exactement perçu et rendu le caractère du premier mouvement, longue promenade paisible et non champ de bataille comme celui des 5° et 8° par exemple. C'est ce qui explique le reproche de tiédeur fait à Wand, mais il n'y a en fait aucun conflit aucun rythmique ni harmonique dans ce mouvement. Les équilibres entre pupitres et entre tempi sont d'une évidence souveraine, la netteté des phrasés pas moins. On aurait presque l'impression de retrouver l'OPB de Karajan pour la perfection avec la sonorité sombre et dense de l'OPB de Furtwängler... Le 2° mouvement est d'une intensité sobre et intérieure confondante ; le 3° admirable pour la gradation dynamique de reprise en reprise, progressant d'une retenue tendue à un déferlement lapidaire. Le finale, enfin, l'écueil de la symphonie, si difficile à justifier par rapport à ceux des 4°, 5° et 8° par exemple, tombe ici sous le sens, sans qu'il soit possible d'expliquer clairement pourquoi avec des mots. C'est de la musique, alors il ne reste plus qu'à l'écouter...
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