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"Sous le signe des croix des mariniers du Rhône." La Camargue, 120 ans après la fondation de Lyon. La fougue de Brutus, taureau d'exception, respecté de ses gardiens, acheté par l'empereur des romains, destiné au cirque. La fougue du Rhône, que ses riverains tiennent pour un dieu, que l'on remonte dans la douleur. La fougue de Vitalis, intègre, l'un des premiers Gaulois à avoir épousé la religion de Jésus, bientôt l'un des premiers martyrs.
Bernard Clavel nous invite à un récit initiatique et écologique. Sa connaissance intime du Rhône et du terroir lui a permis de tracer une suite de tableaux – les pages sur la fondation et l'économie de Lugdunum sont des instants de grâce – qui assure une heureuse unité au récit et lui tient lieu de structure. Les personnages, Brutus compris, sont inspirés, exemplaires dans leurs démarches, sans faire montre de la moindre affectation. Écrit avec une remarquable économie de moyens, le roman atteint à une limpidité et une fluidité rare, indissociables de son sujet. --Bertrand Gosselin --Ce texte fait référence à l'édition Broché .
Présentation de l'éditeur
Halée par une vingtaine d'hommes, une lourde barge remonte le Rhône. À son bord, un prisonnier : Brutus, farouche taureau camarguais. Ils vont monter jusqu'à Lugdunum, orgueilleuse cité romaine, capitale des Gaules. Là où l'on torture les Chrétiens. Vitalis, le patron de la barge, Blandine, la jeune esclave, seront parmi les premiers jetés dans l'arène. Mais Brutus refuse d'être complice du mal. Avec le mousse qui porte en lui l'innocence et le courage, avec les compagnons du nautonier martyrisé, il va venger les Chrétiens victimes de la barbarie. Hommage au dieu Rhône et au Dieu des Chrétiens, mélange de violence, de tolérance et d'amour, ce Brutus, magnifique et puissant, est tout entier baigné d'une foi exemplaire : celle de ceux qui ne se renient pas.